mardi 15 mars 2016

Sur Ta Pierre !



Le souvenir de toutes tes colères
Ou bien les jours de triste misère
Les grands sourires, regards en arrière
Les joues de gloire que tu laisses derrière

Sans dire adieu aux âmes passagères
Juste avant d'aller frôler l'enfer
Quelques secondes avant de quitter terre
Que veux tu qu'on marque sur ta pierre

De toutes ces années de galère
Et de tes doigts, que t'as pas su quoi faire
De tes actions un peu solidaire
Juste quelques mots avant qu'on t'enterre

Un dernier mot peut être pour ton père
Avant de prendre ce chemin solitaire
Ou peut être veux tu simplement te taire
Que veux tu qu'on marque sur ta pierre

Allez tant pis, levons nos verres
On a qu'à dire, on a qu'à faire
Comme si c'était ce que chacun espère
Quitte à partir, que ce soit de travers

A bout de force, à manger la terre
Tu cris plus fort pour jeter dans l'air
Rien de grandiose, je te sens amer
Que veux tu qu'on marque sur ta pierre

vendredi 4 mars 2016

A bien y réfléchir !



A bien y réfléchir, j'aurais dû laisser derrière
Ces années de plaisir, auxquelles je me réfère
Oui le temps a passé, il a passé sans moi
Sans jamais s'arrêter, et je n'ai fait que ça
Pleurer sur les uns, maudir un peu les autres
Dans la somme des chagrins, c'est un peu de ma faute...

A bien y réfléchir, j'aurais dû t'abandonner
Avant de te voir partir, j'aurais moins regretté
Prendre mes décisions, les assumer un peu
Sans grande révolution, juste faire de mon mieux
Pleurer sur ce qui est mort, sur ce qui n'existe plus
C'est attendre encore, quand on ne nous attend plus...

A bien y réfléchir, j'aurais pu mieux m'y prendre
J'aurais pu ne pas salir, ce qu'il restait de tendre
Ce qu'il restait de beau, que j'ai doucement froissé
Et sous le poids des mots, savoir me relever
Pleurer sur l'infini, si cela était utile
On nous l'aurait déjà dit, preuve que c'est un peu stérile...



dimanche 28 février 2016

Silence ?




C'est à toi que je m'adresse 
Je viens briser ta posture 
Je viens casser ta paresse 
Il ne faut plus que cela dure 
Finissons-en une fois pour toutes 
C'en est assez de ces errances
Il faut que cette fois tu m'écoutes 
Alors m'entends-tu... silence ?

J'aurais dû te dire tout ça plus tôt 
J'ai sans doute pris trop mon temps 
ça te fait un point à zéro 
Maintenant la balle est dans mon camp
Il va te falloir m'écouter 
Et plus longtemps que tu ne le penses 
Je suis venu te contrarier 
Mais m'entends-tu... silence ?

On a tellement de choses à se dire 
Qu'on a jamais vraiment pris le temps 
Les chances, il faut savoir les saisir 
Alors disons que c'est le moment 
Tu es devenu insupportable 
Quand tu t'invites dans les absences
Dans la nuit ou à une table 
Mais m'entends tu... silence ?

Il est des routes que j'ai prise 
Où j'ai bien cru t'abandonner 
Mais tu as maintenu ta devise 
Où j'irai tu seras à mes côtés 
Alors bien sûr que tu es la 
Et parfois, oui j'aime ta présence 
Mais pas aussi longtemps que ça 
Alors répond moi... silence ?

Fini l'époque où je dormais 
J'ai repris ma vie en main 
Tu peux toujours aller te poser 
Auprès d'un autre gros chagrin 
Qui n'aurait pas encore guéri 
Qui meurtrit par sa souffrance 
Te voudrait auprès de lui
Tu serais en paix... silence !

Que pourrais je ajouter a la liste
Tu fus un jour le bienvenu
Mais je veux te voir quitter la piste 
Que tu me laisses enfin à ce chahut 
A tous ces bruits, partout ces bruits
Il me faudra du temps je pense
Pour qu'un jour je te supplie 
De me revenir... silence...

lundi 16 novembre 2015

Ahmed !



Ahmed n'est pas terroriste
Il va d'ailleurs au lycée d'en bas
Il est en cours avec ton fils
Tu l'as déjà reçu chez toi

Ahmed veut devenir chimiste
Et il sait bien que pour ça
Il n'a pas droit au hors piste
Il doit travailler comme trois

Ahmed n'est pas socialiste
Pour voter, l'âge il n'a pas
Il n'est pas plus UMPiste
Et du FN n'en parlons pas

Ahmed n'est pas un extrémiste
Même s'il prie parfois Allah
Il prie parce qu'il est souvent triste
Des horreurs de ce monde là

Ahmed n'est pas fataliste
D'ailleurs il ouvre souvent les bras
A ces enfoirés de racistes
Qui l'insultent à chaque fois

Ahmed n'est pas un djihadiste
Il ne comprend toujours pas
Pourquoi autant de gens insistent
Pour faire de lui ce qu'il n'est pas

jeudi 12 novembre 2015

La Maison !



Je suis entrée dans le salon
Puis j'y ai fait quelques pas
J'ai retrouvé les sensations
Là sous mes yeux, tout était là
Y avait l'odeur de mes parents
Même s'ils n'étaient pas là
Y avait mes frères évidemment
Et puis aussi l'un de mes chats

Le souvenir semblait parfait
Mais la maison avait vieillie
Son âme un peu délabrée
Tout comme ses murs salis
Ici, c'est là que je dormais
C'est là que moi j'ai grandi
Dans cette pièce tellement usée
Qu'elle a dû en voir passer des vies

Si elle pouvait nous raconter
Toutes ces choses qu'elle a vue
Ma mémoire serait épuisée
D'apercevoir ce qu'elle a perdue
Soudain les images me reviennent
Il y avait quand même de l'amour
Mais aussi tellement de haine
Dès que revenait le jour

Je suis arrivée dans la cuisine
Les choses semblaient bien différentes
Pas de restes d'assiettes enfantines
Que je rejetais de façon permanente
Pas ma mère derrière le feu
A me prévenir du danger
Pas mon père, non pas ce vieux
Qu'on ne devait jamais déranger

Il fallu que je monte à l'étage
Je voulais voir moi cet endroit
Celui qui a vu tous mes âges
De mes amours, à mes effrois
Que je découvre là sous mes yeux
Les ruines de mon triste passé
Pour que je me rende compte mieux
Que le temps ne s'arrête jamais

J'ai posé mes pieds sur le sol
Qui grinçait toujours, comme avant
Et sous les couches de papier, de colle
J'avais écrit il y a longtemps
Une date qui m'avait marquée
Un message pour personne
Un truc que seule moi sait
Qui ressemblait presque à un code

Avant de partir je savais
Que je n'étais pas entrée encore
Dans la chambre de ses regrets
Là où elle aurait pu trouver la mort
Je n'avais pas fait de détour
Non plus par ce foutu jardin
Où parfois je tuais mes jours
En attendant que tout aille bien

Une maison ça ne veut rien dire
Ce n'est que de la pierre après tout
Mais il en jailli des souvenirs
Qui vous accrochent jusqu'au cou
Qui font trembler votre âme
Qui vous font parfois sourire
Qui rappellent ces drames
Dont vous avez su vous sortir

Une maison ça ne vaut rien
Pas même son prix sur le papier
C'est la source de tant de chagrins
Et de bonheur, sans les compter
C'est un endroit parfois paisible
Où il serait bien de revenir
Dans les impasses inaccessibles 
Dont on fini par se sortir...

jeudi 15 octobre 2015

Le début/La fin !



S'il y a des restes quelques part, de ces choses qu'on oublie
Qu'on laisse sur le quai d'une gare, dans une rue, un abris
Où retrouver l'espoir, s'il n'est pas tombé ici
Avant le début du cauchemar, la fin du rêve aussi...

S'il y a des peines perdues, sur des routes, des chemins
De toutes ces âmes foutues, dont on ne fera jamais rien
Où s'en vont donc les soupirs, s'ils ne retombent pas ici
Avant le début du pire, la fin du meilleur aussi...

S'il y a dans ces mots qui blessent, quelque chose de toi
Que dans toutes tes caresses, il y a aussi l'effroi
Où penses tu t'égarer, si tu ne reviens pas ici 
Avant le début des regrets, la fin des joies aussi...

S'il y a quelque chose en nous, que l'on peut encore sauver
Même si ce n'est qu'un petit bout, d'un reste d'humanité
Où laisserons nous nos cœurs, s'ils ne s'arrêtent pas ici
Avant le début de l'horreur, la fin du bonheur aussi...

Si c'est tout ce qu'on se dit, qui fait tout ce qu'on est
Si l'on ne choisi pas sa vie, mais ce que l'on en fait
Où irons nous demain, si l'on ne revient pas ici
Avant le début du chagrin, la fin de la vie...

lundi 27 juillet 2015

Plus Du Tout !



C'est un peu comme un pied à terre
Ou l'on accepte de tomber à genoux
Où l'on envoie là, dans les airs
Tous ces petits morceaux de nous
C'est un souvenir un peu amer
Qui nous serre autour du cou
Je préfère encore, solitaire
Ne plus penser à vous...

Ça a un goût de semi colère
Un vaste rêve ou pas du tout
Un cauchemar qui fout en l'air
Je me souviens encore de nous
A cloche pied ou avec un verre
A tous les âges, un peu fou
On ne revient jamais d'hier
On se souvient et puis c'est tout...

Ça a le goût des chansons d'hiver
Qui nous réchauffe au fond de nous
Une larme et puis enfin se taire
Pour se cacher au fond d'un trou
J'aurais pu dire, sourire un peu fier
Que l'on a tenu jusqu'au bout
J'aurais pu dire  tout ça hier
Mais aujourd'hui, plus du tout...