samedi 14 décembre 2013

L'endroit Où Naît La Pluie !



Si par nature, je désespère
De retrouver le goût de la vie
Si le futur, devenait hier
Que resterait il d'aujourd'hui ?
Pourquoi vouloir, rejoindre le ciel
Quand c'est l'endroit où naît la pluie
Les orages et les brumes si belles
Qu'on ne voit plus à un mètre d'ici
Et dans l'horreur, que veux tu dire
Si les blessures, par temps de guerre
Fendaient un coeur, par simple plaisir
De broyer ce petit morceau de chair
Pourquoi vouloir, à tout prix aimer
Quand on imagine la fin de la route
Si ce n'est pas l'espoir, c'est le regret
Qui mène la danse, et les mène toutes

Si par nature, je désespère
De rencontrer, ce jour béni
Ou le futur, deviendrait hier
Ou serait loin, ce jour d'aujourd'hui
Pourquoi avoir, voulu rejoindre le ciel
Quand c'est l'endroit où naît la nuit
Les tornades et les chutes de grêles
Et cet infernal paradis
Et dans le silence, que veux tu dire
Si les douleurs, par temps de guerre
Par leurs absences, redonnaient plaisir
Sans pour autant savoir comment faire
Pourquoi vouloir, à tout prix partir
Quand on sait qu'on ne reviendra pas
Si ce n'est pour l'espoir, c'est pour moins souffrir
Que tu as préféré, danser sans moi...

Ne Venez Pas Ce Soir !



Surtout, ne venez pas ce soir
Même si je crie, si je vous appelle
Qu'importe, même si j'ai peur du noir
Laissez moi seule avec le ciel
Qu'on ne vienne pas déranger
Ni ma solitude, ni mes horreurs
C'est avec elles que j'dois m'arranger
Quitte à s'y cogner le cœur...

Surtout, ne venez pas ce soir
J'ai pas l'envie, et pas l'humeur
D'entendre des bouts de vos histoires
Les miennes suffisent à mon malheur
Qu'on ne vienne pas déranger
Ni ma nuit, ni mon silence
Il faut parfois cesser de respirer
Pour reprendre peu à peu conscience..

Surtout, ne venez pas ce soir
Choisissez donc un autre jour
Et même si demain est trop tard
Respectons ce compte à rebours
Qu'on ne vienne pas déranger
Ni mon souffle, ni ma colère
Laissez moi donc les affronter
Ainsi je saurais comment faire...

Surtout, ne venez pas ce soir
Ni à plus aucun autre moment
Celui qui vient, toujours repart
C'est encore pire que le tourment
Qu'on ne vienne pas déranger
Cette habitude que je veux prendre
Pour ne plus jamais vous détester
D'avoir trop voulu vous attendre...

mardi 10 décembre 2013

Sans Penser Que L'On Va Souffrir !



Allez viens donc prendre un verre
On ne va pas y passer la nuit
A chercher l'origine de nos colères
Et le coupable de nos cris
On ne va pas se hurler dessus 
Sans même savoir échanger
Quand on nous entend depuis la rue
Quand on ne sait plus s'écouter
Et tu sais aussi bien que moi
Que le tonnerre va s'en aller
Qu'on se retombera dans les bras
Comme si rien ne s'était passé
Après, mon amour, toute cette haine
Nous retrouverons le plaisir
De se dire à nouveau je t'aime
Sans penser que l'on va souffrir...

Allez viens, assis toi près de moi
On ne va pas y passer notre vie
A chercher depuis quel combat
On s'en est déjà bien trop dit
On ne va pas tourner en rond
Sans même savoir partager
Sans savoir qui a raison
Et qui de nous devrait gagner
Et je sais aussi bien que toi
Que la tornade va s'apaiser
Que soudain par une douce voix
On arrêtera de se détester
Après, mon amour, toutes ces horreurs
Nous retrouverons le sourire
D'ouvrir un peu plus nos cœurs
Sans penser que l'on va souffrir...

lundi 9 décembre 2013

Plus Jamais Noël !



Plus jamais Noël ne ressemblera 
A ce doux souvenir d'enfance
Cela a débuté avec papa
Puis avec l'indifférence
Nous passions de six à trois
Mais pas moins, avec de la chance
Une petite famille dans les bras
Pour un peu trop d'absence
Et elle qui n'aimait pas ça
Mais qui nous offrait sa présence
Juste pour dire qu'elle était là
Et que le reste était sans importance

Plus jamais Noël ne va raconter
Ces histoires de trop de plaisir
Il ne fait plus qu'ouvrir les plaies
De ces tortures, de ces souvenirs
La maison reste bien décorée
Mais les yeux ne savent plus sourire
Même en déballant les paquets
On ne sait plus trop quoi se dire
Et elle qui aurait voulu un congé
Sans jamais nous le faire subir
Juste pour nous accompagner
Sans même le moindre soupir

Plus jamais Noël sans ce chagrin
Sans ce vide trop pesant
Les lumières dans le sapin
N'égayent qu'un court instant
Ce n'est pas en changeant de mains
Qu'on fera remonter le temps
Toujours le même refrain
Toujours les mêmes ressentiments
Et elle qui le savait trop bien
Avait compris depuis longtemps
Qu'être là ne change rien
Mais que cela rassure pourtant...

Ce Beau Souvenir !



Donnez moi au moins la chance
De conserver ce beau souvenir
Qu'il revienne dans mes trances
Et dans mes journées à maudire

Qu'au fond de mes entrailles
Je ressente encore une fois
Comme des retrouvailles
Entre ma mémoire et moi...

Qu'il me soit au moins accordé
De pouvoir parfois le revivre
Comme on peut ressusciter
Ces horreurs qui nous suivent

Pourquoi serait ce plus normal
Ou tout simplement plus facile
De voir tout ce qui nous fait mal
Maintenu par un long fil

Comme de lourdes bagages
Comme un horrible trésor
Juste après le grand naufrage
Etre poursuivi par cette mort

Au moins pour cette fois
Au moins pour cette nuit
Rendez moi ce souvenir là
Qui retombera dans l'oubli...

mercredi 9 octobre 2013

La Revanche Du Divorcé !



Un jour sur mon chemin
Je la croiserai de bonne heure
Je serrerai les poings 
Pour lui briser le cœur
Ce serait un juste retour des choses
Elle me l'a déjà fait avant
Vous voyez pas les ecchymoses
Mais elles sont là, en dedans

On inverserait les rôles
Soudain, elle serait moi
Je lui mettrais sur les épaules
Ce que je porte déjà
J'lui dirais que je la déteste
Elle me supplierait de revenir
Elle implorerait pour que j'reste
En me regardant partir

Cette fois ce serait elle
Assise sur ce banc
Qui contemplerait le ciel
A attendre sur le temps
Mais elle ignore encore
Que le temps se fout de nous
Qu'on soit vivant ou mort
Il ne fait pas oublier tout

Un jour sur sa route
Elle croisera mon chemin
Et prise d'un léger doute
Elle me prendra par la main
Alors je l'observerais
Sans lui trouver aucun charme
Ni l'envie de lui donner un baiser
On aura échangé nos âmes

Elle me donnera son coeur
Que je ne voudrais pas
J'le piétinerai des heures
Comme elle l'a fait autrefois
J'échangerai ses sourires
Par un trop plein de larmes
Et en guise de petit plaisir
J'aimerai une autre femme

Cette fois ce sera elle
Assise sur son lit
Qui comptera sur le ciel
Ou sur une amnésie
Mais elle ignore encore
Que le ciel se fout de nous
Qu'on soit vivant ou mort
Il ne fait pas oublier tout

Et pour mettre un coup de grâce
Je l'inviterai à diner
Et juste après la glace
Lui dirais "je vais me marier"
J'lui parlerai peut être d'enfant
Pour remuer sa douleur
ça dépendra combien de temps
Elle mettra pour être en pleurs

Cette fois ce sera elle
Assise sur sa chaise 
Qui cherchera dans le ciel
Quelque chose qui l'apaise 
Mais elle ignore encore
Que tout ça n'existe pas
Que cette petite mort
Elle ne l'oubliera pas

Un jour, sur mon chemin
Je la croiserai de bonne humeur
Elle me serrera la main
Et ça me brisera le coeur
J'aurais pas trouvé la force
Ni trouvé le courage
Je repenserais au divorce
Et au mal pour tourner la page

Aux amitiés qui passent, aux morts qui restent...



Et tant pis si l'on se trouve
Sur la même route un beau jour
Si nos bouches se découvrent
Au point de se dire bonjour
Tant pis si dans les heurts
Il reste un peu de toi
Tant pis tant que les pleurs
Ne me rattrape pas...


Et tant pis si tu te dis
Si parfois tu y repenses
Le jour est devenu la nuit
Mais j'ai calmé ma souffrance
Tant pis si dans nos hivers
Il y a davantage de froid
Tant pis tant que mes colères
Ne me rattrape pas...


Tant pis, t'as qu'à le dire
Peut être que ça te convaincra
Que dans les doux soupirs
Il y a plus qu'on ne le croit
Tant pis, mais tu ignores
Ce que j'en sais déjà
La pâleur de son corps
Et les adieux qu'on ne fait pas...


Et tant pis après tout
Personne ne nous le cache
On en voit plus le bout
Dès lors que l'on se fâche
Tant pis pour les sourires 
Qui nous manquent parfois
Tant pis tant que le pire
Ne me rattrape pas...


Et tant pis si le temps court
S'il avance à toute vitesse
Pour t'éveiller un jour
Au milieu de ta propre messe
Tant pis pour le grand soir
Lorsque l'on s'éteindra
Tant pis tant que le désespoir
Ne me rattrape pas...

mercredi 25 septembre 2013

La Vitrine !



J'ai déposé, là, un peu de mes souvenirs
Mémoire d'un passé plus ou moins vieux
Entre le réconfort et de multiples soupirs
C'est à cet endroit qu'ils sont le mieux
Les pertes sont aussi lourdes que les chagrins
Les chagrins ne sont rien face aux douleurs
Ces dernières qui me hurlent du soir au matin
Qu'elles finiront par s'emparer du meilleur
Et pourquoi reprendre de cet amour là
Sinon pour courber davantage mon échine
Je la préfère distante, a des années de moi
Et son sourire posé dans ma vitrine...


Qu'importe l'issue de toutes ces guerres
Quand le mal s'endort à nos côtés
Que savons nous de cet enfer
Sinon qu'il est prêt à nous réchauffer
J'aurais pu tendre à nouveau cette main
Et d'un silence comprendre son message
Mais la peur n'y change presque rien
Quand on nous promet un mirage
Et pourquoi l'attendre cette nuit
Sinon pour devenir sa victime
Je la sais mieux au loin d'ici
Sa mémoire posée dans ma vitrine...


Des histoires à en perdre un peu la tête
Qui remuent dans un petit recoin
Vraiment pas le cœur à la fête
"On y pensera de moins en moins"
De ces mensonges que l'on nous sert
Comme gage d'avenir à nos présents
Mais l'avenir reste toujours un peu hier
Il ne guérit de rien ce foutu temps
Et pourquoi pleurer un mort
De ceux dont le souvenir fascine
Je la déteste autant que je l'adore
Son souvenir posé dans ma vitrine...

L'Aveu !


Au clair de mes yeux, qui se ferment déjà
J'ai fais de mon mieux, mais j'ai sur mes bras
Quelques lourds aveux, que tu n'entendras pas
A moins que tu n'écoutes un peu, juste le son de ma voix


Il est un temps ancien, où elle écrivait mes mots
Mon talent était le sien, parce que je l'aimais trop
Je ne mérite donc rien, pas le moindre bravo
J'ai juste croisé le chemin, de la douceur de sa peau


Oh bien sur que je sais, combien il t'est difficile
De pouvoir simplement imaginer, tout ce bonheur fragile
L'extase de lui dédier, de se mettre en péril
Sans jamais lui avouer, qu'elle est ma chef de file


Pourtant avec le temps, les ombres sont plus grandes
Elles prennent un peu des gens, qui ne se font plus entendre
Et toi dans ton néant, dis moi à quoi m'attendre
Je t'expliquerai surement, l'horreur de novembre


Je te dirais c'est sur, défiant mes habitudes
Que c'est toi la blessure, que c'est toi la souffrance
Que ton absence est la plus dure, de toutes mes solitudes
Et dans une ultime rature, te dire adieu en confidence

jeudi 12 septembre 2013

Les Nouvelles !



Ici, ça devient le chaos
C’est un peu le début de la guerre
Elle est loin, la sortie des drapeaux
Mais on commence à s’y faire

Y en a certains qu’on devrait maudire
Pour tout le mal qu’ils nous font
A nous empêcher de souffrir
Sur ce qui reste les bonnes raisons

J’sais pas les nouvelles qu’on te donne
Si tu peux voir comment on va
Et même si des fois j’en fais des tonnes
J’aurais quand même bien besoin de toi

Ici, les armes ont été sorties
Les premières hostilités lancées
On vit comme au bout d’un fusil
A s’demander quand vont-ils tirer

Y en a certains qui parfois oublient
Dans tout ce mal qu’on nous fait
Qui s’acharnent à briser la vie
Alors que la mort finira par s’en charger

J’sais pas les nouvelles que tu as
Si t’as le droit de savoir quelque chose
Si t’as un regard bienveillant sur tout ça
Ou si tu frôles l’overdose 

Ici, on est comme des militaires
On s’amuse presque avec nos armes
A se faire tant la guéguerre
Qu’ils en oublieraient presque le drame

Y en a certains qui ont changés
Qui sont sortis de leur tanière
Et qui par excès d’absurdité
S’amusent à tout foutre en l’air

J’ai pas les nouvelles que tu voudrais
Et je ne sais pas vraiment quoi faire
Alors que toi t’es sous mes pieds
Là, gisante, dans la poussière

Ici, c’est devenu n’importe quoi
Je crois qu’ils ont perdu la raison
J’peux rien y faire, j’fais pas le poids
J’espère que le temps les rendra bons

Y en a certains qui t’oublient pas
Moi j’y pense encore tous les jours
C’est pas ma guerre, c’est leur combat
Je préfère encore crever d’amour

J’sais pas les nouvelles que tu as
Si des fois tu viens à nous regarder
Du ciel tu m’entends peut être pas
Mais au moins j’aurais essayé …

jeudi 8 août 2013

Derrière Les Paupières !



A deux mètres de là je me suis aperçu 
Le regard vide et usé de la vie 
Je portais en moi des sentiments perdus 
Que personne ne peut voir en pleine nuit 
J’étais fatiguée et méconnaissable 
Je me suis arrêté auprès de moi 
J’ai tendu une main si insaisissable 
Bercé par le bruit de mes tracas 
Pour en finir, bien finir, en ce monde 
J’ai caressé la lame sur le bras 
J’ai sentie l’espace d’une seconde 
La délivrance du trépas… 

Mais derrière les paupières, sachez braves gens 
Que se cache un cimetière, de tant de mourants 
Qui finissent sous la terre, dans ce calme bruyant 
Recouvrez moi d’une pierre, de fleurs de temps en temps 

A deux mètres d’ici, je me suis reconnu 
  L’âme en peine, le cœur vide et la tête pleine 
Je portais en moi la rage de l’inconnu 
Et vous délivrais chaque jour ma haine 
Je me suis observée dans ce miroir vivant 
Je n’étais bien sur rien d’autre que moi 
J’ai compté un a un chacun de mes printemps 
Pour me rappeler l’inutilité d’être ici bas 
Pour en finir, bien finir, de cette vie 
La corde sur mon cou frôlait ma peau 
C’était doux, c’était dur, c’était une envie 
La délivrance des maux… 

Mais derrière les paupières, sachez braves gens 
Que se cache un cimetière, de tant de mourants 
Qui finissent sous la terre, dans ce calme bruyant 
Recouvrez moi d’une pierre, de fleurs de temps en temps… 

A deux mètres de vous qui n’avez rien vu 
J’ai fermé les yeux pour ne plus me voir 
J’étais sortie de moi comme un inconnu 
Qui ne se reconnaitrait pas dans son miroir 
J’ai ouvert les yeux sur ce qui m’entourait 
Je n’ai vu que le cœur qui par la vie se brisa 
Je mourais d’être là, de simplement exister 
Pas de ciel, pas d’enfer dans ce que l’on voit 
Pour en finir, bien finir, de cet ennui 
Un cachet, deux cachets, puis en abondance 
C’était lent, c’était sur, c’était réfléchit 
La délivrance d’une révérence… 

Mais derrière les paupières, sachez braves gens 
Que se cache un cimetière, de tant de mourants 
Qui finissent sous la terre, dans ce calme bruyant 
Recouvrez moi d’une pierre, de fleurs de temps en temps…

mardi 6 août 2013

Porteurs De Croix !



Le temps s’écoule à chaque seconde
Et tu n’y peux rien mon vieux
T’y as pas pensé en créant le monde
Ni pour tes chrétiens, ni pour nous, bon Dieu.

Et si je me fous souvent de tes églises
Si je plains les maudits de ta religion
Je n’oublie pas pour autant la bêtise
Que tu as imposé à nos nations…

Tous ennemis, on se déteste
Impossible de vivre ensemble
C’est donc ça l’héritage de ta faiblesse
De ton courage réduit en cendres

J’aurais jamais cru te dire ça
Je pense même pas que tu écoutes
De ton ciel, tu nous vois pas
ça ne fait plus aucun doute…

Mais putain, dis moi quand même
Si elle est à tes côtés
Si tu prends le temps de prendre soin d’elle
Ou si tu es trop occupé

Allez vas y, réveille toi
Il est temps de reprendre la parole
Que tes milliers de porteurs de croix
Cessent de jouer ton rôle…

C’en est assez de toutes ces guerres
Et de ces villages qu’on détruit
Au lance roquettes contre des pierres
Qu’ils avaient eux mêmes construits

C’en est assez de tous ces tristes
De ces horreurs ici bas
C’en est assez de ces égoïstes
Qui pensent pour eux, plus que pour toi

Plus d’amitié, plus de plaisir
Plus rien que des bouts de ce malheur
Et si pour vivre, il faut souffrir
Alors va, reprends mon cœur

Plus de sourire, plus que des larmes
Plus de poésie, que des menteurs
Même si l’horreur a bien du charme
Sous l’objectif des manipulateurs

Mais putain, dis moi quand même
Si elle est à tes côtés
Si tu prends le temps de prendre soin d’elle
Ou si tu es trop occupé

Allez vas y, réveille toi
Il est temps de reprendre la parole
Que tes milliers de porteurs de croix
Cessent de jouer ton rôle…

C’est pas fini, jamais fini
On est tous infirmes du cœur
On laisse passer beaucoup de nos vies
En attendant un peu de meilleur

T’entends même pas les hurlements
De tous ces appels au secours
Qui me hantent par moment
Qui ont fini par tuer l’amour

Mais t’étais ou ce jour là
Et cette nuit au cœur du mal
C’est sur le diable qu’on comptera
Et toi tu trouves ça normal

Si on peut même plus faire confiance
A ton étrange divinité
Si on peut plus, quelle chance
D’être condamné à exister

Mais putain dis moi quand même
Si elle est à tes côtés
Si tu prends le temps de prendre soin d’elle
Ou si tu es trop occupé

Allez vas y réveille toi
Il est temps de reprendre la parole
Que tes milliers de porteurs de croix
Cessent de jouer ton rôle ...

Potence !



Potence, Ô ma potence
Qui me suis telle une amie
Tu partages mes souffrances
Quand je pleure dans la nuit

Tu t’amuses des combats
que l’on mène à tes côtés
Dis moi dans combien de bras
Es tu allée te planter ?

Potence, Ô ma potence
Il faut vivre avec toi
Pour se rendre à l’évidence
On n’est pas grand chose dans ce monde là

Tu me ramènes à des souvenirs
Que j’avais cru enterrés
Tu enlaidis mes soupirs
Le futur, j’veux pas en parler

Potence, Ô ma potence
Quand tu partages mes repas
Que tu soulages mes souffrances
Par ce qui coule en toi

Et si je meurs bien avant l’heure
Toi tu sais bien tout ça
C’est que dans ton dur labeur
Tu n’auras pas fait le poids

Potence, Ô ma potence
Que j’avais cru enfin oublier
Tu reviens telle une errance 
Seulement me posséder

Alors quitte enfin ma main
Et laisse moi ma liberté
Tu ressembles à un chagrin
Sans amour pour le précéder

Criminels !



Et vous auriez raison, de dire que je suis folle
Folle de ma passion, envers ces bestioles
Mais vous ne savez pas, ce que c’est d’être seule
De n’avoir que pour soi, l’ombre de ces gueules
Y a tant de gens qui passent, sans même remarquer
Que le temps les effacent, comme il m’a effacé
Et à mon âge bientôt, quand ils arriveront
Ils verront le chaos, sans trouver de solution
Je lui dois au moins ça, quelques mots sur papier
Une tombe là bas, sous la terre creusée
L’épitaphe d’une vie, qu’il m’a accordé
Bon dieu auprès de qui, vais je bien pouvoir pleurer ?
Et voilà que demain, j’aurais soixante dix ans
Et j’ai eu aucun gamin, qui m’a fait grand maman
Alors maintenant j'erre, sans chaussures à mes pieds
Je traîne ma misère, sans ami pour la porter
Vous aurez beau me dire, que tout ça ne compte pas
Dans son dernier soupir, il a pris un peu de moi

Et vous auriez raison, de ne pas vous priver
De rire de ma prison, où je suis enfermée
Pour vous je ne suis que vieille, sans âme et sans avenir
Pour lui j’étais merveille, il était mon sourire
Car seule dans ma chambre, à me tourner les pouces
Il m’obligeait à descendre, pour lui faire la course
Le gronder parfois un peu, pour ne pas que soit détruit
Sous ses pattes de chartreux, mes bas de tapisserie
Aller rigolez donc, vous ne comprenez pas
Que sans perdre la raison, on ne rajeuni pas
Et aussi ridée que je sois, mon cœur lui reste enfant
Et comme vous il apprécie, d’être aimé de temps en temps
Mais bon sang oui pourquoi, est ce tombé sur lui 
Criminels que ceux là, qui l’ont tués aujourd’hui
Il ne viendra donc plus, se blottir dans mes bras
Frotter sa joue velue, sur le bord du meuble bas

Et vous auriez raison, de croire que je ne suis rien
Si dans chacune de mes saisons, il n’y avait que ce félin
Et pourtant c’est bien vrai, je n’avais personne d’autre
Jusqu’à ce qu’on me l’ai enlevé, sans en assumer la faute
De l’avoir pris à moi, de me l’avoir retiré
Mon ami, mon pauvre chat, qui s’en va se reposer
Me laissant à ma solitude, et l’horloge du salon
Me rappelle avec certitude, que le chemin est long
Quand on est abandonnée, quand on est comme moi
Une vieille affamée, qui ne se nourri pas
Moi j’aurais tant aimé, qu’ils connaissent ma vie
Des enfants adorés, et même quelques amis
Mais bon sang pourquoi, personne ne veut comprendre
Que moi dans mon chat, il y avait tout le tendre
Que je ne reçois pas, depuis une éternité
Criminels que ceux là, de l’avoir tué …

mercredi 20 mars 2013

Allez Souffre !



De mon corps à ma tête 
Il n'y a qu'un petit pas
Qui décide ? Qui me guette ? 
Je ne le sais même pas
Et quand mon corps fout le camp
Comme une punition
Ma vengeance est pour quand ?
Qu'on me donne ma mission

Allez souffre ma douleur
Et surtout ne te plains pas
C'est enfin pour moi l'heure
De m'appuyer sur toi
ça fait déjà longtemps
Que tu puises dans mes forces
Il serait peut être temps
Que toi et moi, on divorce

Je voudrais, moi, comme elle
Arriver dans son dos
En plein dans son sommeil
D'un silence de fardeau
L'attraper dans mes mains
Lui faire voir ce que ça fait
Quand on tient un destin
Sans rien avoir demandé

Allez souffre ma douleur
et surtout ne viens pas te plaindre
Car c'est enfin, pour moi l'heure
De venir délicatement te rejoindre
ça fait déjà bien trop longtemps
Que tu puises dans mon énergie
On arrête ou on va de l'avant
Soit tu me quittes, soit je me fuis

C'est souvent dans le soir
Que je me pose la question
Au milieu de mon brouillard
Elle répète mon nom
Que veut elle entendre ? 
Que pourrais je choisir ?
Pour la rendre plus tendre
Et ne plus l'entendre me dire

Allez souffle, ta douleur
Et surtout ne te plains pas 
Car c'est encore, pour moi l'heure
De venir vers toi
D'habiter en ton corps
De prendre de tes forces
Il n'y a aucun accord
Aucun contrat de divorce

Allez souffle, ta douleur
Et surtout ne vient pas te plaindre
Car c'est toujours, pour moi l'heure
De venir t'éteindre
ça fait déjà bien trop longtemps
Que tu n'as plus d'énergie
Mais j'en trouverais pourtant
Pour nos deux âmes unies

L'Absence !


L'absence ne me fait pas dire que des conneries
D'ailleurs elle me fait parfois parler de toi
De ma façon de détruire mon reste de vie
Mais jamais personne n'entends ça
Hier, tu étais le meilleur, ah ça oui, c'est sûr
Mais qu'en est il de cet inconnu lendemain
Ce salaud peut t'infliger mille blessures
Sans jamais se salir les mains

T'en dis quoi de tes drôles de silences
Que tu sèmes partout où tu vas
Que tu délaisses comme on laisse notre adolescence
Et plus tard tout ce qui fait que l'on est soi
Alors tu jettes à la gueule de ces lions
Des petits morceaux de ton âme
Jusqu'à ce que tu décrètes ton abandon
Epuisé par une collection de larmes

C'est d'accord si tu veux me laisser
Tu peux mourir et ne plus jamais renaître
Ne plus jamais simplement me regarder
Pour me faire comprendre ce que c'est d'être
L'absence a ceci de précieux en elle
Qu'elle laisse toujours les gens au fond de soi
Avec elle, des conneries, j'en dis de belles
Mais jamais personne n'entend ca

lundi 28 janvier 2013

A l'aube !



A l'aube mon amour
Où le soleil n'est pas jour
Où la lune n'est pas nuit
Où les horreurs sont en sursis

Moi Je voudrais dormir encore
Ne pas quitter le monde des morts
Où endormi, j'ai cru renaître 
Où endormi, j'ai cru peut être ...

La lumière s'élève doucement
Elle nous offre ce présent
Mais c'est pas plus joli qu'hier
C'est toujours le même enfer

L'obscurité s'en va un peu
Emportant ce qu'on a de mieux
Sans jamais regarder derrière
C'est toujours le même enfer

A l'aube mon amour
Où la vie se remet à jour
Où la nuit s'évanouie
Et nous laisse un goût d'infini

Moi je voudrais rester juste là
Ne pas sortir de mes draps
M'enfermer dans ce silence
Sans tous ces cris de souffrance

Mais le soleil est déjà là
Et couvre de jour ce lit trop froid
Où je vois bien que t'es partie
Ce que cache, toujours, la nuit

Et à l'aube mon amour
J'ignore pourquoi le jour
Me ramène à ton absence 
Quand la lune m'explique ton silence...