lundi 27 juillet 2015

Plus Du Tout !



C'est un peu comme un pied à terre
Ou l'on accepte de tomber à genoux
Où l'on envoie là, dans les airs
Tous ces petits morceaux de nous
C'est un souvenir un peu amer
Qui nous serre autour du cou
Je préfère encore, solitaire
Ne plus penser à vous...

Ça a un goût de semi colère
Un vaste rêve ou pas du tout
Un cauchemar qui fout en l'air
Je me souviens encore de nous
A cloche pied ou avec un verre
A tous les âges, un peu fou
On ne revient jamais d'hier
On se souvient et puis c'est tout...

Ça a le goût des chansons d'hiver
Qui nous réchauffe au fond de nous
Une larme et puis enfin se taire
Pour se cacher au fond d'un trou
J'aurais pu dire, sourire un peu fier
Que l'on a tenu jusqu'au bout
J'aurais pu dire  tout ça hier
Mais aujourd'hui, plus du tout...

Les Histoires !



Dis on devrait se quitter
Pour plus jamais se revoir
Bien sûr on se reverrait
Mais totalement par hasard
De nouveau, on s'aimerait
Tout comme au premier soir
Ça ne coûte rien d'espérer
Ça ne coûte rien d'y croire

Dis, tu veux pas t'en aller
Quitter notre désespoir
Cesser de tout répéter
Et changer de trottoir
Ne plus me ressembler
On se ressemble dans le noir
On a les mêmes idées
Mais pas les mêmes histoires

Dis, tu trouves ça imparfait ?
Ça manque de quai de gare 
Ou l'on aurait pu s'embrasser
Se dire adieu un peu trop tard
Plus jamais se retourner
J'aurais voulu te savoir
J'aurais voulu c'est vrai
Mais ça sert à quoi de vouloir ?

Dis, tu veux pas te retourner
Renoncer au départ
Dans mes bras retomber
Comme au tout premier soir
De toutes ces années
Quand on avait de l'espoir
Quand, enfin tu sais
Les idées, ces histoires

Drôle de Pantin !



Je suis un drôle de pantin
Qui s'articule trop souvent
Je ne suis pas guidé par un humain
Personne n'en aurait le temps
Je suis comme un petit ourson
Que l'on serre contre son coeur
Mais que l'on oublie comme un con
Dès que l'on trouve un autre bonheur

Je suis un drôle de pantin
Et je ne me reconnais en personne
Je trimballe peines et chagrins
Dans un sourire monotone
Je perds l'esprit quand tombe la nuit
Lorsque je rêve à mon tour
Que quelqu'un me prenne dans sa vie
Et sache m'aimer d'amour

Je suis un drôle de pantin
Mi humaine, mi étrangère
Étrangère à vos grandes mains
Qui pourtant parfois me serrent
Je m'en fiche de tout votre or
De vos sourires de compassions
Sachez que quand le pantin dort
C'est vous qui passez pour des cons

Je suis un drôle de pantin
Qu'on articule, qu'on manipule
Quelqu'un qui ne sert à rien
Quelqu'un qui frôle le ridicule
A bien y regarder de près
Je me rangerai là, dans un carton
Pour ne jamais plus bouger
Et vivre dans les mains d'un con...

lundi 6 juillet 2015

Le Pessimiste !





On traîne, on traîne, on traîne
On s'articule, comme des nuls
On achève toutes les trêves 
Par des disputes ridicules
Après le beau temps, la pluie
Te dira le pessimiste
Après le bonheur, l'ennui
Et tu feras là un hors piste

On rêve, on rêve, on rêve
On ne sait pas faire autrement
Ici c'est vis ou crève
Mais ne te plains pas constamment 
Après le plein jour, vient la nuit
Te dira le pessimiste
Après la musique, le bruit
Puis le silence qui s'agite

On pleure, on pleure, on pleure
Et les larmes coulent à torrent
On peut briser un coeur
En le serrant tout simplement
Après l'heure de gloire, la chute
Te dira le pessimiste
Après le désespoir, la lutte
Puis l'âme devient égoïste...