vendredi 10 février 2012

Eteignez vos télés !



Des millions de forêts, et rien autour
Des gens à rechercher, par manque d’amour
Tout est si dépeuplé, tout tourne court
Et doit on oublier, ou se souvenir toujours
De ce temps trop passé, qui fini dans le rien
Qui fini par s’effacer, ce monde n’est pas le tien
Tu as tant du jouer, à briser de tes mains
Et la route sous tes pieds, et le bord des chemins
Des millions de perdus, et rien de retrouvé
Une terre qui ne tourne plus, plus que pour s’arrêter
On abandonne dans les rues, des enfants condamnés
A se sentir déçus, pour une éternité
Et on laisse à nos pieds, ce pauvre chien boiteux
Sans jamais s’retourner, moi je rêvais mieux
Et toi qu’est ce que t’as fait, pour ouvrir les yeux
Toi t’as juste patienter, qu’on s’enfonce tous les deux

Des millions de silences, que personne n’écoute
Ici règne l’absence, là bas règne le doute
Une vie d’abstinence, à ne pas retrouver sa route
Dis moi quand tu y penses, combien ça te coûte 
A espérer encore, alors que rien ne change
En nos cœurs tous ces morts, les vivants nous dérange
Tu la sens quand tu dors, cette envie de revanche
Dans l’esprit des plus forts, tu as l’image d’un ange
Des millions de certitudes, Et pas un doigt levé
Telle était l’habitude, avant de te réveiller
Pour mêler ta solitude, à d’autres isolés
Balayer l’incertitude, devenir indigné
Et changer en ton ventre, un peu de ce monde
Celui qu’on nous invente, pour masquer l’immonde
C’en est fini de l’attente, plus à perdre une seconde
Sors de ta haine latente, Et change là en bonnes ondes

Des millions d’ignorants, à qui tu devras apprendre
A vivre dès maintenant, pour demain mieux se comprendre
Mais écoute patiemment, ce qu’ils veulent te faire entendre
Car bien que différents, il y a toujours du bon à prendre
Passe par l’improbable respect, d’accepter d’autres convictions
Sans jamais en changer, c’est la force de l’union
Ou chacun peut apporter, un petit bout de fondation
ça donne des millions d’idées, et un début de solution
Des millions de combats, à se battre tous les jours
La violence ne change pas, alors parlons leur d’amour
Des libertés qu’on nous doit, faisons les faire demi tour
Pour leur dire qu’on n’en veut pas, de ces nuits sans voir le jour
Pour qu’enfin après tout, nous redevenions ce que nous sommes
Des humains non pas à genoux, mais des femmes et des hommes
Ou l’humanité bien en nous, fera que les animaux s’étonnent
D’avoir réussi à faire de nous, de biens meilleures personnes.

jeudi 9 février 2012

Héritage !



Si l'on regarde dans la foule
Dans leurs yeux comme les vôtres
On y voit que l'homme qui s'écroule
N'est qu'un animal comme les autres

Peut être d'autant plus laid
Qu'il n'a pas hérité de cet instinct
De savoir se retirer
Au moment le plus opportun

Mais regarde autour de toi
Ce qu'il reste de ces années
Où tu accordais à la joie
Le droit et l'honneur de s'exprimer

Aujourd'hui dans tes yeux vides
Retrouves tu un peu l'essence
Qui rendait ton âme lucide
A l'âge de ton innocence

Mais si tu pleures ce n'est rien
Les autres ne le verront pas
Ils n'ont pas connaissance du chagrin
Tant qu'on ne leur expose pas

Mais si tu cries à l'intérieur
Et que dehors tu restes sage
Il pourra se briser ton cœur
Oui mais pas ton image

Et si tu viens à dire tout haut
Ce que d'autres pensent tout bas
Tu ne seras plus que l'écho
De ces mots que l'on oubliera

Et regarde un peu au loin
Là ou dansent les grandes foules
Qui piétinent le chagrin
Camouflant ces larmes qui coulent

Si l'homme est un animal
Il n'a pas su hériter
De sa capacité normale
D'être sans le revendiquer