J'ai déposé, là, un peu de mes souvenirs
Mémoire d'un passé plus ou moins vieux
Entre le réconfort et de multiples soupirs
C'est à cet endroit qu'ils sont le mieux
Les pertes sont aussi lourdes que les chagrins
Les chagrins ne sont rien face aux douleurs
Ces dernières qui me hurlent du soir au matin
Qu'elles finiront par s'emparer du meilleur
Et pourquoi reprendre de cet amour là
Sinon pour courber davantage mon échine
Je la préfère distante, a des années de moi
Et son sourire posé dans ma vitrine...
Qu'importe l'issue de toutes ces guerres
Quand le mal s'endort à nos côtés
Que savons nous de cet enfer
Sinon qu'il est prêt à nous réchauffer
J'aurais pu tendre à nouveau cette main
Et d'un silence comprendre son message
Mais la peur n'y change presque rien
Quand on nous promet un mirage
Et pourquoi l'attendre cette nuit
Sinon pour devenir sa victime
Je la sais mieux au loin d'ici
Sa mémoire posée dans ma vitrine...
Des histoires à en perdre un peu la tête
Qui remuent dans un petit recoin
Vraiment pas le cœur à la fête
"On y pensera de moins en moins"
De ces mensonges que l'on nous sert
Comme gage d'avenir à nos présents
Mais l'avenir reste toujours un peu hier
Il ne guérit de rien ce foutu temps
Et pourquoi pleurer un mort
De ceux dont le souvenir fascine
Je la déteste autant que je l'adore
Son souvenir posé dans ma vitrine...


