mercredi 25 septembre 2013

La Vitrine !



J'ai déposé, là, un peu de mes souvenirs
Mémoire d'un passé plus ou moins vieux
Entre le réconfort et de multiples soupirs
C'est à cet endroit qu'ils sont le mieux
Les pertes sont aussi lourdes que les chagrins
Les chagrins ne sont rien face aux douleurs
Ces dernières qui me hurlent du soir au matin
Qu'elles finiront par s'emparer du meilleur
Et pourquoi reprendre de cet amour là
Sinon pour courber davantage mon échine
Je la préfère distante, a des années de moi
Et son sourire posé dans ma vitrine...


Qu'importe l'issue de toutes ces guerres
Quand le mal s'endort à nos côtés
Que savons nous de cet enfer
Sinon qu'il est prêt à nous réchauffer
J'aurais pu tendre à nouveau cette main
Et d'un silence comprendre son message
Mais la peur n'y change presque rien
Quand on nous promet un mirage
Et pourquoi l'attendre cette nuit
Sinon pour devenir sa victime
Je la sais mieux au loin d'ici
Sa mémoire posée dans ma vitrine...


Des histoires à en perdre un peu la tête
Qui remuent dans un petit recoin
Vraiment pas le cœur à la fête
"On y pensera de moins en moins"
De ces mensonges que l'on nous sert
Comme gage d'avenir à nos présents
Mais l'avenir reste toujours un peu hier
Il ne guérit de rien ce foutu temps
Et pourquoi pleurer un mort
De ceux dont le souvenir fascine
Je la déteste autant que je l'adore
Son souvenir posé dans ma vitrine...

L'Aveu !


Au clair de mes yeux, qui se ferment déjà
J'ai fais de mon mieux, mais j'ai sur mes bras
Quelques lourds aveux, que tu n'entendras pas
A moins que tu n'écoutes un peu, juste le son de ma voix


Il est un temps ancien, où elle écrivait mes mots
Mon talent était le sien, parce que je l'aimais trop
Je ne mérite donc rien, pas le moindre bravo
J'ai juste croisé le chemin, de la douceur de sa peau


Oh bien sur que je sais, combien il t'est difficile
De pouvoir simplement imaginer, tout ce bonheur fragile
L'extase de lui dédier, de se mettre en péril
Sans jamais lui avouer, qu'elle est ma chef de file


Pourtant avec le temps, les ombres sont plus grandes
Elles prennent un peu des gens, qui ne se font plus entendre
Et toi dans ton néant, dis moi à quoi m'attendre
Je t'expliquerai surement, l'horreur de novembre


Je te dirais c'est sur, défiant mes habitudes
Que c'est toi la blessure, que c'est toi la souffrance
Que ton absence est la plus dure, de toutes mes solitudes
Et dans une ultime rature, te dire adieu en confidence

jeudi 12 septembre 2013

Les Nouvelles !



Ici, ça devient le chaos
C’est un peu le début de la guerre
Elle est loin, la sortie des drapeaux
Mais on commence à s’y faire

Y en a certains qu’on devrait maudire
Pour tout le mal qu’ils nous font
A nous empêcher de souffrir
Sur ce qui reste les bonnes raisons

J’sais pas les nouvelles qu’on te donne
Si tu peux voir comment on va
Et même si des fois j’en fais des tonnes
J’aurais quand même bien besoin de toi

Ici, les armes ont été sorties
Les premières hostilités lancées
On vit comme au bout d’un fusil
A s’demander quand vont-ils tirer

Y en a certains qui parfois oublient
Dans tout ce mal qu’on nous fait
Qui s’acharnent à briser la vie
Alors que la mort finira par s’en charger

J’sais pas les nouvelles que tu as
Si t’as le droit de savoir quelque chose
Si t’as un regard bienveillant sur tout ça
Ou si tu frôles l’overdose 

Ici, on est comme des militaires
On s’amuse presque avec nos armes
A se faire tant la guéguerre
Qu’ils en oublieraient presque le drame

Y en a certains qui ont changés
Qui sont sortis de leur tanière
Et qui par excès d’absurdité
S’amusent à tout foutre en l’air

J’ai pas les nouvelles que tu voudrais
Et je ne sais pas vraiment quoi faire
Alors que toi t’es sous mes pieds
Là, gisante, dans la poussière

Ici, c’est devenu n’importe quoi
Je crois qu’ils ont perdu la raison
J’peux rien y faire, j’fais pas le poids
J’espère que le temps les rendra bons

Y en a certains qui t’oublient pas
Moi j’y pense encore tous les jours
C’est pas ma guerre, c’est leur combat
Je préfère encore crever d’amour

J’sais pas les nouvelles que tu as
Si des fois tu viens à nous regarder
Du ciel tu m’entends peut être pas
Mais au moins j’aurais essayé …