mercredi 10 décembre 2014

La Bêtise !



Mesdames et Messieurs, j'ai vu à la télé
Des jeunes et des vieux, de nous, parler
Comme d'une aberration, de pratiques étrangères
Pas question d'amour, une erreur de la terre
Je les ai écouté, raconter, bafouillant
Toutes ces horreurs, qui les font bons parents
Au point que j'ai fini par me demander
Si moi même je ne m'étais pas trompé...
Ils parlaient d'amour et de valeurs sûres
De jamais, de toujours, et puis de ces ordures
Qui au nom de rien, bafouent les vérités
Qui se donnent la main, sans y être autorisés
On ne mélange pas, les torchons, les serviettes
ça ne se fait pas, ou trop souvent peut être
Ils en savent quelque chose, puisqu'ils le disent
En écoutant leurs proses, j'ai compris la bêtise...

Mesdames et Messieurs, ne vous laissez plus avoir
Par ces jeunes, ces vieux, qui broient trop de noir
Comme une aberration, un loisir prioritaire
Pas question d'amour, une erreur de la terre
Allons écouter, raconter, bafouillant, 
D'autres horreurs, qui font de nous de meilleurs gens
Au point que vous finirez par vous demander
Si vous mêmes, vous ne vous êtes pas trompé...
On vous parlera d'amour, et de valeurs sûres
De jamais de toujours, mais pas de ces ordures
Qui au nom de rien, bafouent l'éternité
Qui détachent les mains, qui s'étaient rencontrées
On pourrait mélanger, les torchons, serviettes
ça pourrait nous changer, nous réussir peut être
Mais ils n'en savent rien, malgré tout ce qu'ils disent
Ecoutez leur refrain, comprenez la bêtise...

Mesdames et Messieurs, je me suis emportée
J'oublie que dans vos yeux, il y a de la bonté
Pas qu'une aberration, qui nous rend solitaire
Mais sans parler d'amour, comment pourrions nous le faire
N'écoutons plus rien, qu'un silence inquiétant
Qui nous ferait le bien, de choisir intérieurement
Au point qu'on finirait par ne plus se demander
Si l'on peut encore simplement se tromper
Ne parlons pas d'amour, puisqu'il n'en reste rien
Vous tuez un peu le jour, à le croire c'est certain
Gardez donc tout vos efforts, et surtout soyez assurés
Que pour pouvoir en aimer le corps, il faut aussi aimer la pensée
Ne mélangeons surtout pas, et rendons à chacun
Le droit d'aimer ou pas, ce sera déjà bien
Laissez vous ignorer, qui votre voisin courtise
Ecoutez sans parler, oubliez la bêtise...

mercredi 12 novembre 2014

Dans Mon Verre !



Bien sûr qu'il y a des tendresses et des soupirs dans les songes
Bien sûr qu'il y a l'ivresse dans chacun de nos mensonges
On se trouve puis on se laisse, sans que le passé ne nous ronge
C'est ce qu'on se dit sans cesse, pour ne pas jeter l'éponge

C'est sûr que de tes idées, je ne peux pas tout comprendre
Mais il y a égalité lorsque tu ne veux plus m'entendre
Hier c'était hier, toi c'est demain que tu veux attendre
Mais demain c'est de la poussière, hier c'était l'âge tendre

On pourrait rentrer chez nous, et se saouler la gueule
Admettre pour le coup, que ça fait moins se sentir seul
Arrêter de mentir, et à dire vrai pour ceux qui veulent
Y a autant de plaisir dans mon verre, que dans son cercueil

Peut être que pour être, il faut savoir s'accepter
Peut être, je dis bien peut être, qu'un jour je saurais m'aimer
Mais avant de me le permettre, de me l'autoriser
Je tente le paraître, sans pour autant le maîtriser

Rester, pour toi rester, c'est plus facile que de partir
Mais rester juste pour rester, ça fausse les sourires
Tu sais ceux que tu me fais, juste avant de partir
Simplement parce que tu le sais, au soir tu vas revenir

Allez viens on rentre chez nous, et on va se saouler la gueule
Dans mes poches j'ai plus un sou, et tu sais je me sens si seul
J'voudrais pas leur mentir, et dire à ceux qui veulent
Qu'il y a autant de plaisir dans mon verre, que dans ton cercueil...

mardi 14 octobre 2014

Bruyants Fardeaux !



Je n'attends qu'une seule réponse
Mais dis le moi simplement
Si le mur dans lequel tu fonces
Résistera encore longtemps
Je veux bien, bien sûr t'attendre
Te dire que je serais toujours là
Mais il ne faudrait pas fendre
L'armure de mes trop de combats

Il y a en toi cette souffrance
Ces immenses "maux" que tu ne dis pas
Que tu gardes, précieux, en silence
Sans jamais crier plus fort que ça
Je veux bien, bien sûr te le dire
Que demain, tu verras, ça passera
Mais ce n'est pas un simple sourire
Qui peut faire s'élever tout ce poids

Tu t'étonnes et tu tapes dans ton cœur
Comme pour y briser sa folie
Si c'est de maladie que l'on meurt
Je t'accorde que la vie en est une aussi
Je veux bien, bien sûr t'écouter
Ne pas prononcer le moindre mot
Pour ne pas venir bouleverser
Le silence de tes bruyants fardeaux

Il est vrai que la route semble longue
Et pourtant Dieu qu'on manque de temps
On le sait quand arrivent les secondes
Où l'on oublie qu'on a été enfant
Je veux bien, bien sûr encore t'écrire
Te raconter que sous un autre ciel
On peut parfois se tuer à rire 
Et qu'il n'y a pas de mort plus belle

mardi 23 septembre 2014

Parce que !




Parce que ça fait dix ans, à peu près, que je me crois dans cet état
Que j'attends un geste, un regard, juste un "comment tu vas ?"
Un signe peut être, pas grand chose, c'est certain 
Mais y a rien qui vient, jamais personne qui revient
Des gens j'en ai vu partir, peut être même plus que toi
Tu crois peut être que souffrir n'est réservé qu'aux autres, c'est ça ?
Y a longtemps que j'ai perdu le sourire, mais surtout ne le dis pas
L'illusion, c'est mon domaine, je ne m'illustre qu'en ça...

Parce que derrière les façades, y a toujours un grand débat
Une pensée, une missive, un frisson, je ne sais quoi
T'as raison de dire que les autres sont tous des cons
De toute façon, y a pas de raison, on l'est tous un peu au fond
J'ai mal au bide le soir, quand je me couche sous mes draps
Mais c'est pas ce mal de bide que toi tu ressens parfois
ça te prend dans les tripes, ça se déloge même pas
Ni quand tu dors, ni quand tu vis, pas même dans ses bras

Parce que pour avoir un seul regard, d'elle, de lui, juste une fois
J'aurais pu sacrifier mon âme, mais je ne le ferais pas
C'est pas que j'ai perdu espoir, c'est juste qu'il n'y en a plus
Elle a beau me voir, elle se souvient à peine d'où on s'est vu
Pleurer les autres, soi, c'est jamais vraiment facile
On le sait bien, on est préparé, la vie c'est très fragile
Mais quand les autres sont là, encore et toujours vivants
Alors là, on ne peut pas, c'est pas dans nos gènes visiblement

Parce que des fois je me demande, s'il pense encore à moi
Si certains soirs, il regrette, qu'il s'en mord les doigts
C'est pas que ça me toucherait, mais je pourrais au moins sourire
Que ses actes soient payés, que je puisse enfin m'endormir
J'suis complètement seule, j'ai quelques potes, ici et là
Mais personne de confiance, pas au point que tu le crois
Je donnerais pas ma vie pour eux, ils la donneraient pas pour moi
On s'apprécie un peu, mais on s'oublie souvent tu vois...

mercredi 9 juillet 2014

Prenez votre temps...



Tu sais depuis que je suis parti
Là bas, de l'autre côté
Depuis que j'ai quitté ce lit
Celui que je n'ai jamais aimé
J'ai rencontré de drôles d’âmes
Qui avaient vécu près de 100 ans
Elles n'ont trouvés aucun charme
Au fait de vivre si longtemps

Tu sais depuis que je suis loin
J'ai rencontré d'autres sourires
Sur terre, je vis dans vos chagrins
Ici, ne demeurent que les rires
Il y a quelque chose dans l'air
Qui semble venir d'ailleurs
Parfois j'entends ta colère
Parfois, elle me fait peur...

Mais tu sais, depuis que je suis là
Je n'ai jamais autant cru
Qu'il y avait au fond de moi
Quelque chose de perdu
J'ai retrouvé tous ceux que j'aime
Je n'attends désormais plus que vous
Mais prenez votre temps quand même
Inutile de se bousculer comme des fous

Tu sais, c'est pas vrai ce qu'on dit
On n'a pas vraiment peur avant
C'est seulement quand on vit
Qu'on se questionne intensément 
Au moment où ce fut l'heure
Je n'ai pas ressenti de tristesse
Je n'ai pas ressenti de douleur
Mais il a fallu que je vous laisse

Tu sais, c'est bien ça le plus dur
De vous voir encore évoluer
De ne pas partager l'aventure
Ne pas pouvoir vous féliciter
Ne pas vous dire combien je suis fière
Fière d'avoir pu vous connaître
Faire partie de votre sphère
Avant de totalement en disparaître

Mais tu sais, depuis que je suis ici
Je n'ai jamais autant su
Qu'il y avait dans nos esprits
Tant de place pour nos disparus
J'ai retrouvé tous ceux que j'aime
Je vous attendrais sagement
Mais prenez votre temps quand même
Puisqu'on se retrouvera forcément

mercredi 25 juin 2014

Anesthésie !




Tu ne dois pas boire, 
et surtout ne pas manger. 
Ne pas avoir le cafard, 
et ne pas fumer. 

Ce soir à minuit, 
tu devras arrêter. 
Et sous anesthésie, 
tu vas oublier. 

Tu ne dois pas t'en faire,
tout va bien aller, 
ce n'est pas l'enfer, 
qu'un mauvais moment à passer. 

Ce n'est pas une sentence, 
c'est vraiment pour ton bien. 
Tu connaîtras ta chance,
 après plusieurs demains. 

Tu dois juste te dire, 
qu'il faut que y passes. 
On ne te laisse pas choisir, 
il faut savoir faire face. 

Il n'y a pas d'autres options, 
aucune remède mystère. 
Une seule solution, 
t'enlever de la chaire. 

Pour un soir c'en est fini, 
des ivresses du passé. 
Ne penses pas à ta vie, 
elle va peut être s'achever. 

Mon dieu que c'est idiot, 
d'avoir peur ainsi. 
Je n'ai même plus les mots, 
anesthésie, anesthésie. 

mercredi 4 juin 2014

Le Prix Du Souvenir !



ça vaut combien un souvenir
De ceux qu'on ne peut oublier
De ceux qui donnent le sourire
Plus beau encore que dans le passé

Et dis moi où on les achètent
Où peuvent ils bien se trouver
Pour qu'ils reviennent dans nos têtes
Sans jamais les oublier...

Ils sont enfermés dans des boîtes
Dont on a sûrement perdu les clés
Il y fait noir, et ils s'y battent
Pour toujours tenter d'y rester

Qu'ils me ramènent à ma colère
A ces émotions toutes égarées
Qu'ils soient dans le sourire d'une mère
Où dans celui de l'ennemi juré...

C'est sûr moi, je donnerai cher
Pour pouvoir les retrouver
Mes années de lourdes misères
Quand je croyais que je savais...

Et retourner dans ce pays
Aux allures si éphémères
Dans ce jardin où j'ai grandit  
Où dans les yeux de ma grand mère

Sur un tracteur de plastique rouge
Où dans une chambre décorée
Tant que ma mémoire se bouge
Chaque endroit, je savourerai

Alors c'est combien le souvenir
Dis moi ce que je dois te payer
Pour m'en donner qui vont mourir
Mais que toujours je garderai

Seront ils doux ou plutôt forts
C'est encore à toi de décider
Un souvenir vivant ou mort
Qui finira dans une boîte fermée...

Ces Gens Là !



Qu'ont ils ces gens là
Qui n'acceptent vraiment pas
De simplement se laisser vivre
Sans gâcher autour de soi

Que font ils ces gens là
Quand ils n'attaquent pas
Quand ils ont fini d'être ivres
Saoulés par trop de combats

Et que faut il à ces gens là
Qu'on arrête de porter nos croix
Pour se confondre à la leur
Comme si les autres ne comptaient pas

Et qu'ils nous disent ces gens là
Ce qu'ils attendent de nos voix
Qu'elles taisent tout le bonheur
Ou qu'elles en parlent, mais plus bas

Et moi, pour ces gens là
J'ai pris des coups, perdu ma foi
Ils m'ont laissés des soupirs
De ceux que l'on n'aiment pas

Ils sont très forts, ces gens là
Égarés dans une mauvaise foi
La seule qui leur donne le sourire
Un sourire toujours un peu froid

Mais que faut il à ces gens là
Pour réchauffer ce cœur trop froid
Abattus par tant de guerres
Que savent ils que je ne sais pas 

Et moi pour ces gens là
Je garde l'espoir, idiot parfois
Qu'ils en finissent de leur colère
Et qu'ils ne soient plus, ces gens là...

jeudi 22 mai 2014

Mais Toi Tu Fermes Les Yeux !



Mais toi, tu fermes toujours les yeux
Tu préfères encore te taire
Tu dis que c'est avec du peu
Qu'on peut gagner certaines guerres
Tu dis que ce n'est finalement rien
Que ça tient entre deux souvenirs
Qu'au fond y aura toujours une main
Capable de nous retenir...

Mais toi, tu fermes toujours les yeux
Tu préfères croire qu'un beau jour
Tu échangeras contre du mieux
Tous tes chagrins de vie, d'amour
Tu dis que t'y vois beaucoup plus clair
Quand soudain tu ne vois plus rien
Tu dis que c'est dans la colère
Que l'on oublie d'où l'on vient...

Mais toi, tu fermes toujours les yeux,
Et souvent moi je me dis
Que si on le faisait à deux
On raterait beaucoup de cette vie
Mais tu n'es jamais d'accord
Tu restes toujours suspendu
Parfois tu préfères les morts
Parce qu'on ne les entends plus

Mais toi, tu fermes toujours les yeux
Tu me racontes des histoires
Tu me dis de faire un vœu
Et surtout, de toujours y croire
Tu dis que ça ne doit rien me faire
Quand le monde soudain s'élève
Que les autres vivent dans leur enfer
Pendant que le notre s'achève

Mais toi, tu fermes toujours les yeux
Tu te promènes d'un rêve à l'autre
Tu dis que c'est en s'aimant mieux
Qu'on se reproche moins nos fautes
Qu'il faut apprendre à accepter
Et les défauts de tous ces êtres
Ces êtres que l'on voudrait aimer
Mais qui s'enfuient sur des peut être...

Mais toi, tu fermes toujours les yeux
Et un jour, tu sais moi aussi
Je saurais le faire un peu
Je saurais ce qu'est l'oubli
Tu dis de passer à autre chose
Que celle ci n'en vaut pas la peine
Que même si se meurt la rose
Il y en a d'autres, par centaines...

samedi 10 mai 2014

L'attachement !



Je ne veux pas m'attacher à toi
Parce que pour m'attacher à toi
Il faudrait que j'accepte tout ça
Ne plus savoir vivre sans toi
Et si tu meurs un beau jour
Que ferais je de mes deux mains
Si se termine le compte à rebours
Si c'était là notre destin...

Je ne veux pas vivre avec toi
Parce que pour vivre avec toi
Il faudrait que j'accepte au moins ça
L'idée de perdre le son de ta voix
Et si tu meurs en pleine nuit
Et que je ne quitte pas mon sommeil
Si je n'entendais pas tes cris
Que ferais je donc à mon réveil...

Je ne veux pas m'arrêter là
Parce que pour m'arrêter là
Il faudrait dire que tu ne comptes pas
Et tu sais que je n'ai pas le choix
Mais si tu pars au grand moment
Sur une route qui n'est pas la mienne
Si tu rencontres soudainement
D'autres amours, raison de ma peine...

Je ne veux pas n'aimer que toi
Parce que pour n'aimer que toi
Il faudrait que je ne vive que de ça
De ce sentiment qui brûle en moi
Et si tu décidais d'un jour partir
Sans prévenir, sans dire au revoir
S'il te prenait l'envie de t'enfuir 
Je n'aimerais plus que le noir...

Je ne veux pas prier pour toi
Parce que pour prier pour toi
Il faudrait d'abord que j'y crois
Et tu sais que je ne crois pas en ça
Mais si tu venais à disparaître
Alors je crois bien que forcée
Je commencerai à croire peut être
Et je me devrais de prier...

Je ne veux pas pleurer pour toi
Parce que pour pleurer pour toi
ça voudrait dire que je m'oublie moi
Et personne ne me remplacera
Personne pour penser un peu
Au mal qui serait le mien
Personne pour le voir dans mes yeux
Ne me restera plus que du rien...

J'aurais sûrement dût te dire ça
Parce que si j'avais su te dire ça
Il y a un siècle et quelques mois
On en serait vraiment pas là
Je ne serais pas penchée sur toi
A te prier de te battre
A te dire ne me laisse pas
Tu n'as pas joué toutes tes cartes...

Je ne veux pas m'attacher à toi
Parce que pour m'attacher à toi
Il faudrait que j'accepte tout ça
L'idée de perdre tes bras
Et si te perdre veut dire mourir
Alors je partirais à mon tour
Car te perdre prive de sourire
A quoi bon vivre sans voir le jour...

mercredi 23 avril 2014

La Vie !



La vie est une erreur
Que la mort corrige
Elle est aussi la peur
Que rien ne dirige
Coincé dans le néant
Perdu au fond d'une tour
Au milieu de l'océan
En attendant le prochain jour

La vie est une horreur
Qui jamais ne se partage
Elle brise tous les cœurs
Et les rend plus sauvages
Ils ne peuvent plus s'entendre
Plus jamais s'y risquer
Si l'amitié est tendre
Elle peut aussi broyer

La vie est une douleur
Qui ne se préoccupe
Que de ses mauvaises heures
Et de ses âmes trop dupes
Elle donne sans compter
Et soudain nous reprend
Sans jamais se soucier
De ce mal en dedans

La vie est d'une pâleur 
Quand on habite ici
Quand elle écrase nos cœurs
Sur les parois de la nuit
Envoûtante de cauchemars
Elle met de l'ombre partout
Et soudain, par un noble hasard
Vous offre son bijou...

La vie devient douceur
L'espace d'une seconde
Le temps de quelques heures
Ou jusqu'à la fin du monde
Sa durée n'est pas pratique
Car trop aléatoire
Elle nous joue sa musique
Jusqu'à ce qu'il soit trop tard

La vie, alors, se meure
Elle se laisse tomber
Dans un océan de pleurs
Sur les joues des condamnés
Et de leur entourage
Bien plus longuement encore
Elle redevient orage
Sans le moindre petit effort...

mercredi 16 avril 2014

Novembre N'Est Plus Pareil !



Ici les choses ont avancées
Y a plein d'idées qui ont changées
De toutes petites particules
Qui comme des pantins, s'articulent
On essaie de se tourner vers demain
On se dit que c'est forcément bien
De trouver au bout de la route
De quoi estomper nos pires doutes

Ici tu sais, y a du mouvement 
On voit passer des âmes, des gens
Et puis se perdent dans l'infini
Comme s'ils n'avaient jamais compris
Des amitiés aux amours mortes
Ces tombes creusées, et puis ces portes
D'issue en issue, on trouve l'impasse
Mais pour autant, le temps, lui, passe

Ici y a plus de mois, plus de saison
Nos jours sont comme à l'abandon
Épuisés par tous ces efforts
Qui nous réveillent quand on s'endort 
Y a plus grand chose dans nos souvenirs
Et quoi qu'on fasse, il faut le dire
Plus d'horreurs que de merveilles
Ici novembre n'est plus pareil...

Ici il y a quelques idées noires
Qui se traînent et se bagarrent
Certains se perdent dans leurs songes
Tandis que d'autres jettent l'éponge
Il est des tortures invisibles
Qui nous prennent parfois pour cible
Convaincus de la grande leçon
Qu'un jour, peut être nous tirerons

Ici y a beaucoup d'éphémère 
Qui se mêle à la poussière
Peut être vois tu de là haut
L'origine de tous nos maux
Fini le temps de ces douceurs
Qui venaient frapper à nos cœurs 
Pour les emporter sur les rives
Maintenant c'est plutôt la dérive

Ici y a plus de mois, plus de saison
Nos vies sont comme en prison
Épuisées par tous ces efforts
Qui nous mèneront à la mort
Y a plus grand chose dans nos soupirs
Et quoi qu'on fasse, il faut le dire
Plus d'insomnies que de sommeil
Ici novembre n'est plus pareil... 

vendredi 11 avril 2014

Les Portes Qui Claquent !



Tu sais moi j'ai dû quitter l'école
Plus tôt, bien plus tôt que toi
Elle aurait pu me rendre folle
Si je n'avais pas eu le choix
Pendant que tu attendais tes cours
J'attendais là, sur un banc
Qui porterait le prochain coup
Des amis ? Pas vraiment...

J'entends encore ces portes qui claquent
Qui se refermaient devant moi
Mon souvenir demeure intact
Dieu que j'aimais cet endroit
J'avais changé de voie
Abandonné mes amis
Qui avaient renouvelés leurs choix
Je les avais un peu trahit

Je me sentais parfois amère
Face aux regards posés sur moi
J'en ai voulu à ma mère
Pour cet oubli, n'en parlons pas
Je voulais fuir un peu plus loin
Ne plus jamais exister
Mourir, sans mourir, enfin
A cette époque, je m'comprenais...

Je connaissais déjà l'amour
Je découvrais la cruauté
Qui recommençait chaque jour
Je vomissais le monde entier
La haine qui collait à ma peau
Ne se voyait que très peu
On imaginait pas dans mes maux
La colère qui animait mes yeux

Les insultes s'envolaient
Autant que les coups bas
Et ces profs qui entendaient
Et ne disaient jamais quoi que ce soit
J'aurais voulu tous les maudire 
Les envoyer dans mon enfer
Je l'écrivais à défaut de le dire
Et de savoir comment le faire

Un jour, et une fois de trop
J'ai fini par claquer les portes
Aux pieds de mon bourreau
Qui voulait presque me voir morte
Un jour on saute  dans les flaques
Jusqu'au jour où l'on s'y noie
J'entends encore ces portes qui claquent
Dieu que j'aimais cet endroit...

mercredi 2 avril 2014

Au sommet de nos problèmes !



Que reste t il dans nos mains
Quand le monde s'écroule             
Sans doute des morceaux de rien
Pourtant ça attire les foules

Nous les humains, on aime bien
Avoir un avis sur un peu tout
Et c'est pas grave si on ne sait rien
Personne ne nous lit jusqu'au bout

Je resterai bien là assise, en veille
A ne plus jamais rien faire
Ni de ma vie, ni de mon sommeil
Juste m'épanouir dans cet enfer

Toi tu m'écoutes et tu te tais
En pensant pourtant très fort
Tu dis jamais que je me suis trompé
Si j'ai pas raison, ai je vraiment tort ? 
  
Et jusque là on s'en est bien sorti
Mais le doit on a la chance 
A ces anges qui veillent aussi
Comme remplaçants d'une présence

A toi de voir ce que tu veux
Je ne ferais jamais rien de plus
Je me contente souvent du peu
Le reste n'est pour moi que bonus

Et qui de nous ira hisser le drapeau
Au sommet de nos problèmes
Si le monde doit être beau 
Nos yeux ne doivent pas voir le même

mercredi 26 mars 2014

Il Y A Ceux !


Il y a les âmes pleines de sourires
Et celles qui n'ont que des larmes
Il y a ceux qui aiment souvent mentir
Et ceux que cela désarment
Il y a ceux qui t'ont dit un jour oui
Pour finir par t'offrir leur non
Il y a ceux qui sont un jour parti
Se perdant au loin dans l'horizon

Il y a toi qui devant moi blêmi 
Et moi qui ne sait quoi te dire
J'étais autrefois une bonne amie
Mais cela fait parti des souvenirs
Il y a ceux qui te diront bonjour
Sans jamais te dire au revoir
Si j'ai déjà croisé l'amour
L'amitié n'est faite que de série noire

Maintenant, elle dort !



Partirons nous demain, ou allons nous attendre
Porté par un chagrin, qui vit depuis l'âge tendre
Elle était de ces gens, qu'on aurait voulu être
Le regard transperçant, et la force d'une bête
Elle accompagnait mes pas, me montrant la route
Elle disait gare à toi, s'il te prend ce vilain doute
Tu risques de mourir, et tu pourrais bien voir ça
Il ne faut pas toujours partir, pour ne plus être là
Elle avait la connaissance, de tout ce que j'ignore
Partie dans un silence, et maintenant elle dort...

Attendrons nous plus tard, pour se dire la vérité
Combien faut il de départ, pour enfin réaliser
Elle était de ces gens, pure comme une eau limpide
Elle aimait les enfants, et ses grands tiroirs vides
Il ne fallait remplir, que ce qui était nécessaire
Les cases des souvenirs, mais pas les étagères
Elle avait quelques photos, caché sous son matelas
Des objets, point trop n'en faut, la mémoire est là pour ça
Tu risques de sourire, le jour ou je ne serais plus là
Me disait elle en soupir, quand je n'écoutais pas
Elle avait la connaissance, de tout ce que j'ignore
Partie dans un silence, et maintenant elle dort...

dimanche 23 mars 2014

Au Delà Des Tombes !



Le sommeil s'éprend de moi
Cette nuit, je vais dormir
Mais pas aussi bien que toi
Depuis que je t'ai vu partir

Certains soir sont plus violents
L'absence manque de constance
Parfois j'ai mal, atrocement
Parfois je te laisse dans mon silence

Mes tiroirs sont trop plein
Il y a tout ce bordel
Dans lequel je ne trouve rien
Mais dis moi qui tire les ficelles ?

Y a t il un autre monde
Où tu erres auprès de lui
Y a t il, au delà des tombes
Le début d'une autre vie ?

Et ce sourire sans pareil
J'ai fini par comprendre
Qu'il me reste le sommeil
Pour pouvoir encore t'entendre

Mais parfois je l'oubli tu sais
Et me prend le besoin de te haïr
Avant de toujours t'implorer
Pardon de t'avoir laissé partir

Tes tiroirs étaient vides
Pas le moindre bordel
C'est aussi flou que limpide
Dis moi qui tire les ficelles ?

Y a t il un autre monde ? 
Où tu restes auprès de lui
Y a t il, au delà des tombes
Le début d'une autre vie ?

La Seule Main !



Apprendre à se connaître
Est un immense danger
Pour se perdre peut être
S'aimer avant de se détester
Lorsque je crois en toi
Mais que j'évite par mes soins
D'en dire bien plus que ça
Bien plus que tout cet anodin
J'aimerai, moi, découvrir
Que j'avais surement tort
Que parfois l'on peut s'unir
Sans se déchirer trop fort

Tu sais, j'aurais donné
Bien plus que tout mon être 
Pour la voir me garder
Mais c'était trop déjà peut être
Et que dire de lui
Qui malgré toutes ces années
Où je tenais mon fusil
A su m'aprivoiser
Quelle erreur, encore une
Que d'avoir cru en ceux là
Parti vivre sur leur lune
A deux pas de mon chez moi

Ils furent nombreux ainsi
Je n'ose les compter
Il y a aussi cette fille
Et nos liens fragilisés
Plus vraiment des amies
Mais jamais étrangères
On range dans l'oubli
Les gens qui nous sont chers
Et moi qui n'oublie rien
Comment puis je m'habituer
La seule main que je tiens
Est celle au bout de mon poignet

C'est Un Peu !



C'est un peu mourir d'étouffement
Sans pour autant manquer d'air
On s'accroche à ce lourd présent
A la recherche d'un nouvel hier
Le futur, bien trop confus
Ne sait plus se dessiner
De demain, il n'y en a plus
Pas tant qu'il n'est pas encore passé

Ce n'est plus tout à fait vivre
Sans pour autant y laisser sa peau
C'est bien plus proche de survivre
Sans que l'exploit ne soit aussi beau
Exister est bien trop dur
Et ne semble pas pouvoir se faire
Aventures, ruptures et blessures
Un faux paradis aux allures d'enfer

C'est un peu comme devoir s'habituer
A vivre la vie de quelqu'un d'autre
Comme deux corps échangés
Tout en gardant toujours le notre
Etre soi ne veut plus rien dire
Quand être ne fonctionne pas
On peut se cacher derrière un sourire
Entre bonjour et adieu, il n'y qu'un pas.

mercredi 26 février 2014

Les tiroirs vides !



Partirons nous demain, ou allons nous attendre
Porté par un chagrin, qui vit depuis l'âge tendre
Elle était de ces gens, qu'on aurait voulu être
Le regard transperçant, et la force d'une bête
Elle accompagnait mes pas, me montrant la route
Elle disait gare à toi , s'il te prend ce vilain doute
Tu risques de mourir, et tu pourrais bien voir ça
Il ne faut pas toujours partir, pour ne plus être là
Elle avait la connaissance, de tout ce que j'ignore
Partie dans un silence, et maintenant elle dort...

Attendrons nous plus tard, pour se dire la vérité
Combien faut il de départ, pour enfin réaliser
Elle était de ces gens, pure comme une eau limpide
Elle aimait les enfants, et ses grands tiroirs vides
Il ne fallait remplir, que ce qui était nécessaire
Les cases des souvenirs, mais pas les étagères
Elle avait quelques photos, caché sous son matelas
Des objets, point trop n'en faut, la mémoire est là pour ça
Tu risques de sourire, le jour ou je ne serais plus là
Me disait elle en soupir, quand je n'écoutais pas
Elle avait la connaissance, de tout ce que j'ignore
Partie dans un silence, et maintenant elle dort...

On en oublie d'oublier !



Il semble bien possible
Que les choses s'arrachent
Qu'elles se trompent de cible
Que les mains se détachent
Cela fait bien longtemps
Que nous l'avons compris
Pour aller de l'avant
Il faut dompter l'oubli
La mémoire est un gouffre
Et laisse aux âmes amères
Des cœurs qui s’essoufflent
Malheureux comme des pierres
Elle dépose à nos pieds
Ce qui lui semble trop lourd
Sans même se soucier
Des ombres qui vivent déjà autour

Le décor est typique
D'un mauvais film d'action
Une rue, un calme cynique
Un chat qui miaule dans le fond
Les lumières sont éteintes
Et l'on tente de retrouver
Quelqu'un pour une étreinte 
Capable de nous réveiller
Sorti de ce cauchemar
On se souvient que dans la nuit
La douleur n'est qu'un phare
Qui éclaire le jour aussi
De patience en attente vaine
A trop vouloir essayer
On en oublie la peine 
On en oublie, d'oublier...

mercredi 19 février 2014

Au nom de notre amitié !



Je viendrai, au nom de notre amitié
Pour te faire un dernier salut
Qu'importe ce qu'on a délaissé
Ce qui compte, c'est que tu n'es plus
On a tenu une longue décennie
C'est bien plus que la plupart des gens
D'un ami, pas vraiment ennemi
Je te déteste, et pourtant...

Je viendrai, au nom de notre amitié
Du souvenir qui rôde dans ma tête
De ces années où l'on a trop forcé
De dérives, en délires de fêtes
On a pas su tenir la longueur
On a perdu soudain le bout du fil
Même si ça m'a piétiné le cœur
Je viendrai, m'échouer sur ton île...

Je viendrai, et verrais tous ces autres
Tout ceux qui m'ont remplacés
Ces amis qui n'ont pas commis la faute
Ni la perte que cela imposait
On a pas su se dire ces choses là
Se mettre au point une fois pour toute
On s'est simplement dit arrêtons là
Et faisons se séparer nos routes

Je viendrai, au nom de notre amitié
Et qu'importe si cela ne veut rien dire
Je t'aimais autant que je te hais
C'est très fort, aussi fort que d'en mourir
On n'a pas vraiment su se concentrer
Sur ce qui avait de l'importance
Je viendrai, sois en assuré 
Même si ça ne fait pas une évidence

Je viendrai, au nom de notre amitié
Celle là même que tu as mis à terre
Celle sur laquelle tu as souvent marché
Du paradis, jusqu'à l'enfer
On a pas su vraiment s'entendre
On ignore encore le problème
Mais qu'il est loin notre âge tendre
Je te hais, autant que je t'aime...

vendredi 14 février 2014

Mon Drame !



Nous n'avions pas choisi 
De faire rencontrer nos âmes
Tu te trouvais juste ici
Quand j'ai croisé mon drame
On s'est aimé tout de suite
Sans jamais osé se le dire
On s'est aimé trop vite
Avant de se voir fuir
J'avais choisi de me taire
Quand tu m'as dit "je t'aime"
Mais si tu m'aimes ma chère
ça va poser problème
Car il se pourrait bien
Que trop attaché à toi
Je refuse dès demain
Que tu te sauves loin de moi

Eprise de cette folie
J'ai fini par baisser les armes
Tu te trouvais juste ici 
Quand j'ai croisé mon drame
Tu m'as prise dans tes bras
A en faire tourner le monde
Une seconde avec toi 
N'est pas une simple seconde
Et j'accepterai tout 
Du moment que tu décides
De toujours faire de nous
Un de ces contes stupides
Alors il se pourrait bien
Que trop attaché à ta voix
Je ne lâche plus ta main
Pour que tu ne te sauves pas

Soudain le ciel obscurci 
Tu avais le vague à l'âme
Tu te trouvais juste ici
Quand j'ai croisé mon drame
Tu n'as pas du tout parlé
Tu as préféré te taire
Pour que je puisse t'admirer
Quand on t'a mise sous terre
C'est ainsi que tu pars
Réduisant au souvenir 
Mes soupirs, ma mémoire
Sans même me le dire
Mais il se pourrait bien
Que trop attaché à ta croix
Je te rejoigne un matin
Pour que tu ne te sauves pas...

Tourments !



J'étais à mille lieux
De pouvoir me souvenir
De ta bouche, de tes yeux
Que j'avais cru voir mourir

J'étais à mille pas
De retrouver le chemin
Celui qui mène à toi
Celui qui ne mène à rien

Et combien la route est longue
D'attendre dans le vide
Il suffirait d'une seconde 
Pour que tu te décides

Partir à l'aventure
Sans savoir que demain
Et plus tard sera plus dur
Plus froid, là, sans tes mains

Ton corps n'est que poussière
Il s'est posé sur le sol
Se mariant avec la terre
Tu portes bien ton auréole

Si les anges t'ont accueilli
Sache qu'en bas c'est différent
Des âmes il y en a aussi
Mais comblées de leurs tourments

On ne parle plus à personne
Et puis pour quoi leur dire
Il n'y a plus rien qui étonne
Crois moi, mieux vaut les fuir

Mais tu ne dis plus rien
Ne serais tu pas d'accord
J'écoute mais ne t'entends pas bien
Quand tu hurles à la mort

mercredi 5 février 2014

Mais Toi, Pas Du Tout !



Que viens tu faire ici
Devant ma porte close
Me parler de ta vie
S'il en reste des choses
Je me souviens d'hier
De quand j'avais 5 ans
J'ai souvenir de grand mère
Et de son enterrement
Je me souviens de toi
Qui prenait dans ta main
Toujours un peu du poids
De mes trop lourds chagrins
Je m'en souviens bien sûr
Quand je repense à nous
Tu t'en souviens, c'est sûr
Mais pas vraiment de tout...

On en parlait hier
Mais ça ne t'a pas frôlé
C'est resté dans les airs
Sans jamais te toucher
Je le vois ce soupir
Qui s'égare bien trop loin
Je ne peux pas le retenir
Juste à l'aide de mes mains
Il restera au chaud
Bien calé dans ma mémoire
Tu ne trouves pas les mots
Qui se sont perdus quelque part
On ne peut pas attacher 
Les "hier" un peu flous
Bien sûr, je m'en souvenais
Mais toi, pas du tout...

Les silences sont longs
Les absences bien plus
Pour la communication
Il me faut de l'astuce
Savoir manier les mots
Et me perdre parfois
Entre quelques sanglots
Que tu ne remarques pas
Il en faut des souffrances
Pour avoir le droit de vivre
Et le prix, c'est l'errance
Et cet espoir à poursuivre
Je ne veux pas tout gâcher
En te parlant de nous
Bien sûr, je m'en souvenais
Mais toi, pas du tout...

Où es tu donc passé
Dans ce corps qui vit
C'est fou de pouvoir toucher
Quelqu'un qui s'est enfuit
ça ressemble à la mort
ça ressemble à la nuit
Parfois tu es d'accord
Et soudain tu l'oublies
Tu te vois t'en aller
Tu ne sais plus vraiment
Si c'est déjà fait 
Où si ça prendra du temps
Je ne veux pas t'oublier
Mais en parlant de nous
Bien sûr, que je m'en souvenais
Mais toi, pas du tout...

jeudi 2 janvier 2014

Sans Toucher La Lumière !



Il a oublié de m'appeler
N'a pas pensé à m'écrire
Y a surement songé
Sans jamais le saisir
Perdu et inconscient
Dans sa boucle d'horreur
Qu'il porte trop souvent
Qui écrase son cœur
Il devient trop fragile
De croire aux lendemains
C'est souvent difficile
Et ça ne lui sert à rien
Il n'a pas eu le choix
Et a préféré faire la route
Là où on ne pense pas
Où il n'y a plus de doute

Et s'endort dans un coin
De par un trop plein de cachets
Sans réveil au matin
Sans même pouvoir rêver
Et sonne comme l'abandon
D'une mère à l'enfant
Sans couper de cordon
Il n'a pas eu le temps
De croire à d'autres jours
Et qu'importe les erreurs
Il préfère d'autres amours
Et s'enferme dans sa peur
Il n'a pas eu le choix
Il n'a rien décidé
Il ne voulait sûrement pas 
Cela s'est imposé

Et moi devant ce téléphone
Qui attend là, toujours
Qu'enfin lui, il sonne
Pour me dire bonjour
Qu'on évite le drame
Qu'on ne pense plus à ça
Ce n'est pas lui que je blâme
Ici, ce n'est que moi
J'aurais dû mieux chercher
Trouver des solutions
Pouvoir le réparer
Comme on répare un avion
Pour qu'il puisse s'envoler
Mais pas au delà des airs
Qu'il puisse encore rester
Sans toucher la lumière

Mais qu'a t il pensé
Au moment des adieux
Sans personne pour border
Ses rêves depuis les cieux
Va t il la retrouver
La prendre dans ses bras
Je pourrais presque l'envier
Juste pour ce moment là
Et sans leur dire au revoir
Chaque fois c'est ainsi
On s'endort le soir
Sans réveil garanti
Ils nous quittent souvent
Ces gens que l'on a aimé
Aussi bien naturellement
Que de façon imposée...

Sans Personne A Côté !



Et de voir mon jeune âge, qui devient bien plus vieux
De tous ces paysages, que l'on voit bien trop peu
Égaré en silence, je recherche un abri
Sans ami, sans violence, et surtout sans cri
Les amis c'est bien beau, mais ça ne protège pas
Parfois source de maux, et de trop longs débats
Les amis c'est super, quand ils sont quadrupèdes
A deux jambes ça se perd, et un jour le fil cède
Mais à quoi tout ça tient, je voudrais le savoir
Quand tu me lâches la main, tu brises mes espoirs
Mais à quoi tout ça mène, si ce n'est aux regrets
Restez avec vous même, sans personne à côté

Et de voir mon jeune âge, qui s'éloigne toujours
Il faut tourner la page, pour retrouver l'amour
Abruti par l'absence, je recherche un abri
Sans ami, sans souffrance, et surtout sans cri
Les amours c'est bien beau, mais ça détruit de ses doigts
Chaque pierre du château, à se retrouver sans toit
Les amours c'est super, quand ils vivent dans les rêves
Dans la vie ça se perd, tu t'en remets ou tu crèves
Mais à quoi tout ça tient, je voudrais le savoir
Quand revient le matin, et que s'endort le noir
Mais à quoi tout ça mène, si ce n'est aux regrets
Restez avec vous même, sans personne à côté

Et de voir mon jeune âge, qui agrandi le sien
De naufrage en naufrage, on n'est pas plus marin
Étouffé de souffrance, je recherche un abri
Sans ami, sans violence, et surtout sans cri
La famille c'est bien beau, mais ça ne reste pas
ça fourni les sanglots, et ne les consolent pas
La famille c'est super, mais qu'en reste t il ?
Un beau jour tout se perd, c'est bien trop fragile
Mais à quoi tout ça tient, je voudrais le savoir
Quand revient le chagrin, quand on ne peut plus croire
Mais à quoi tout ça mène, si ce n'est aux regrets
Restez avec vous même, sans personne à côté