mercredi 26 février 2014

Les tiroirs vides !



Partirons nous demain, ou allons nous attendre
Porté par un chagrin, qui vit depuis l'âge tendre
Elle était de ces gens, qu'on aurait voulu être
Le regard transperçant, et la force d'une bête
Elle accompagnait mes pas, me montrant la route
Elle disait gare à toi , s'il te prend ce vilain doute
Tu risques de mourir, et tu pourrais bien voir ça
Il ne faut pas toujours partir, pour ne plus être là
Elle avait la connaissance, de tout ce que j'ignore
Partie dans un silence, et maintenant elle dort...

Attendrons nous plus tard, pour se dire la vérité
Combien faut il de départ, pour enfin réaliser
Elle était de ces gens, pure comme une eau limpide
Elle aimait les enfants, et ses grands tiroirs vides
Il ne fallait remplir, que ce qui était nécessaire
Les cases des souvenirs, mais pas les étagères
Elle avait quelques photos, caché sous son matelas
Des objets, point trop n'en faut, la mémoire est là pour ça
Tu risques de sourire, le jour ou je ne serais plus là
Me disait elle en soupir, quand je n'écoutais pas
Elle avait la connaissance, de tout ce que j'ignore
Partie dans un silence, et maintenant elle dort...

On en oublie d'oublier !



Il semble bien possible
Que les choses s'arrachent
Qu'elles se trompent de cible
Que les mains se détachent
Cela fait bien longtemps
Que nous l'avons compris
Pour aller de l'avant
Il faut dompter l'oubli
La mémoire est un gouffre
Et laisse aux âmes amères
Des cœurs qui s’essoufflent
Malheureux comme des pierres
Elle dépose à nos pieds
Ce qui lui semble trop lourd
Sans même se soucier
Des ombres qui vivent déjà autour

Le décor est typique
D'un mauvais film d'action
Une rue, un calme cynique
Un chat qui miaule dans le fond
Les lumières sont éteintes
Et l'on tente de retrouver
Quelqu'un pour une étreinte 
Capable de nous réveiller
Sorti de ce cauchemar
On se souvient que dans la nuit
La douleur n'est qu'un phare
Qui éclaire le jour aussi
De patience en attente vaine
A trop vouloir essayer
On en oublie la peine 
On en oublie, d'oublier...

mercredi 19 février 2014

Au nom de notre amitié !



Je viendrai, au nom de notre amitié
Pour te faire un dernier salut
Qu'importe ce qu'on a délaissé
Ce qui compte, c'est que tu n'es plus
On a tenu une longue décennie
C'est bien plus que la plupart des gens
D'un ami, pas vraiment ennemi
Je te déteste, et pourtant...

Je viendrai, au nom de notre amitié
Du souvenir qui rôde dans ma tête
De ces années où l'on a trop forcé
De dérives, en délires de fêtes
On a pas su tenir la longueur
On a perdu soudain le bout du fil
Même si ça m'a piétiné le cœur
Je viendrai, m'échouer sur ton île...

Je viendrai, et verrais tous ces autres
Tout ceux qui m'ont remplacés
Ces amis qui n'ont pas commis la faute
Ni la perte que cela imposait
On a pas su se dire ces choses là
Se mettre au point une fois pour toute
On s'est simplement dit arrêtons là
Et faisons se séparer nos routes

Je viendrai, au nom de notre amitié
Et qu'importe si cela ne veut rien dire
Je t'aimais autant que je te hais
C'est très fort, aussi fort que d'en mourir
On n'a pas vraiment su se concentrer
Sur ce qui avait de l'importance
Je viendrai, sois en assuré 
Même si ça ne fait pas une évidence

Je viendrai, au nom de notre amitié
Celle là même que tu as mis à terre
Celle sur laquelle tu as souvent marché
Du paradis, jusqu'à l'enfer
On a pas su vraiment s'entendre
On ignore encore le problème
Mais qu'il est loin notre âge tendre
Je te hais, autant que je t'aime...

vendredi 14 février 2014

Mon Drame !



Nous n'avions pas choisi 
De faire rencontrer nos âmes
Tu te trouvais juste ici
Quand j'ai croisé mon drame
On s'est aimé tout de suite
Sans jamais osé se le dire
On s'est aimé trop vite
Avant de se voir fuir
J'avais choisi de me taire
Quand tu m'as dit "je t'aime"
Mais si tu m'aimes ma chère
ça va poser problème
Car il se pourrait bien
Que trop attaché à toi
Je refuse dès demain
Que tu te sauves loin de moi

Eprise de cette folie
J'ai fini par baisser les armes
Tu te trouvais juste ici 
Quand j'ai croisé mon drame
Tu m'as prise dans tes bras
A en faire tourner le monde
Une seconde avec toi 
N'est pas une simple seconde
Et j'accepterai tout 
Du moment que tu décides
De toujours faire de nous
Un de ces contes stupides
Alors il se pourrait bien
Que trop attaché à ta voix
Je ne lâche plus ta main
Pour que tu ne te sauves pas

Soudain le ciel obscurci 
Tu avais le vague à l'âme
Tu te trouvais juste ici
Quand j'ai croisé mon drame
Tu n'as pas du tout parlé
Tu as préféré te taire
Pour que je puisse t'admirer
Quand on t'a mise sous terre
C'est ainsi que tu pars
Réduisant au souvenir 
Mes soupirs, ma mémoire
Sans même me le dire
Mais il se pourrait bien
Que trop attaché à ta croix
Je te rejoigne un matin
Pour que tu ne te sauves pas...

Tourments !



J'étais à mille lieux
De pouvoir me souvenir
De ta bouche, de tes yeux
Que j'avais cru voir mourir

J'étais à mille pas
De retrouver le chemin
Celui qui mène à toi
Celui qui ne mène à rien

Et combien la route est longue
D'attendre dans le vide
Il suffirait d'une seconde 
Pour que tu te décides

Partir à l'aventure
Sans savoir que demain
Et plus tard sera plus dur
Plus froid, là, sans tes mains

Ton corps n'est que poussière
Il s'est posé sur le sol
Se mariant avec la terre
Tu portes bien ton auréole

Si les anges t'ont accueilli
Sache qu'en bas c'est différent
Des âmes il y en a aussi
Mais comblées de leurs tourments

On ne parle plus à personne
Et puis pour quoi leur dire
Il n'y a plus rien qui étonne
Crois moi, mieux vaut les fuir

Mais tu ne dis plus rien
Ne serais tu pas d'accord
J'écoute mais ne t'entends pas bien
Quand tu hurles à la mort

mercredi 5 février 2014

Mais Toi, Pas Du Tout !



Que viens tu faire ici
Devant ma porte close
Me parler de ta vie
S'il en reste des choses
Je me souviens d'hier
De quand j'avais 5 ans
J'ai souvenir de grand mère
Et de son enterrement
Je me souviens de toi
Qui prenait dans ta main
Toujours un peu du poids
De mes trop lourds chagrins
Je m'en souviens bien sûr
Quand je repense à nous
Tu t'en souviens, c'est sûr
Mais pas vraiment de tout...

On en parlait hier
Mais ça ne t'a pas frôlé
C'est resté dans les airs
Sans jamais te toucher
Je le vois ce soupir
Qui s'égare bien trop loin
Je ne peux pas le retenir
Juste à l'aide de mes mains
Il restera au chaud
Bien calé dans ma mémoire
Tu ne trouves pas les mots
Qui se sont perdus quelque part
On ne peut pas attacher 
Les "hier" un peu flous
Bien sûr, je m'en souvenais
Mais toi, pas du tout...

Les silences sont longs
Les absences bien plus
Pour la communication
Il me faut de l'astuce
Savoir manier les mots
Et me perdre parfois
Entre quelques sanglots
Que tu ne remarques pas
Il en faut des souffrances
Pour avoir le droit de vivre
Et le prix, c'est l'errance
Et cet espoir à poursuivre
Je ne veux pas tout gâcher
En te parlant de nous
Bien sûr, je m'en souvenais
Mais toi, pas du tout...

Où es tu donc passé
Dans ce corps qui vit
C'est fou de pouvoir toucher
Quelqu'un qui s'est enfuit
ça ressemble à la mort
ça ressemble à la nuit
Parfois tu es d'accord
Et soudain tu l'oublies
Tu te vois t'en aller
Tu ne sais plus vraiment
Si c'est déjà fait 
Où si ça prendra du temps
Je ne veux pas t'oublier
Mais en parlant de nous
Bien sûr, que je m'en souvenais
Mais toi, pas du tout...