Mais toi, tu fermes toujours les yeux
Tu préfères encore te taire
Tu dis que c'est avec du peu
Qu'on peut gagner certaines guerres
Tu dis que ce n'est finalement rien
Que ça tient entre deux souvenirs
Qu'au fond y aura toujours une main
Capable de nous retenir...
Mais toi, tu fermes toujours les yeux
Tu préfères croire qu'un beau jour
Tu échangeras contre du mieux
Tous tes chagrins de vie, d'amour
Tu dis que t'y vois beaucoup plus clair
Quand soudain tu ne vois plus rien
Tu dis que c'est dans la colère
Que l'on oublie d'où l'on vient...
Mais toi, tu fermes toujours les yeux,
Et souvent moi je me dis
Que si on le faisait à deux
On raterait beaucoup de cette vie
Mais tu n'es jamais d'accord
Tu restes toujours suspendu
Parfois tu préfères les morts
Parce qu'on ne les entends plus
Mais toi, tu fermes toujours les yeux
Tu me racontes des histoires
Tu me dis de faire un vœu
Et surtout, de toujours y croire
Tu dis que ça ne doit rien me faire
Quand le monde soudain s'élève
Que les autres vivent dans leur enfer
Pendant que le notre s'achève
Mais toi, tu fermes toujours les yeux
Tu te promènes d'un rêve à l'autre
Tu dis que c'est en s'aimant mieux
Qu'on se reproche moins nos fautes
Qu'il faut apprendre à accepter
Et les défauts de tous ces êtres
Ces êtres que l'on voudrait aimer
Mais qui s'enfuient sur des peut être...
Mais toi, tu fermes toujours les yeux
Et un jour, tu sais moi aussi
Je saurais le faire un peu
Je saurais ce qu'est l'oubli
Tu dis de passer à autre chose
Que celle ci n'en vaut pas la peine
Que même si se meurt la rose
Il y en a d'autres, par centaines...

