Bien sûr qu'il y a des tendresses et des soupirs dans les songes
Bien sûr qu'il y a l'ivresse dans chacun de nos mensonges
On se trouve puis on se laisse, sans que le passé ne nous ronge
C'est ce qu'on se dit sans cesse, pour ne pas jeter l'éponge
C'est sûr que de tes idées, je ne peux pas tout comprendre
Mais il y a égalité lorsque tu ne veux plus m'entendre
Hier c'était hier, toi c'est demain que tu veux attendre
Mais demain c'est de la poussière, hier c'était l'âge tendre
On pourrait rentrer chez nous, et se saouler la gueule
Admettre pour le coup, que ça fait moins se sentir seul
Arrêter de mentir, et à dire vrai pour ceux qui veulent
Y a autant de plaisir dans mon verre, que dans son cercueil
Peut être que pour être, il faut savoir s'accepter
Peut être, je dis bien peut être, qu'un jour je saurais m'aimer
Mais avant de me le permettre, de me l'autoriser
Je tente le paraître, sans pour autant le maîtriser
Rester, pour toi rester, c'est plus facile que de partir
Mais rester juste pour rester, ça fausse les sourires
Tu sais ceux que tu me fais, juste avant de partir
Simplement parce que tu le sais, au soir tu vas revenir
Allez viens on rentre chez nous, et on va se saouler la gueule
Dans mes poches j'ai plus un sou, et tu sais je me sens si seul
J'voudrais pas leur mentir, et dire à ceux qui veulent
Qu'il y a autant de plaisir dans mon verre, que dans ton cercueil...
