mercredi 4 juin 2014

Ces Gens Là !



Qu'ont ils ces gens là
Qui n'acceptent vraiment pas
De simplement se laisser vivre
Sans gâcher autour de soi

Que font ils ces gens là
Quand ils n'attaquent pas
Quand ils ont fini d'être ivres
Saoulés par trop de combats

Et que faut il à ces gens là
Qu'on arrête de porter nos croix
Pour se confondre à la leur
Comme si les autres ne comptaient pas

Et qu'ils nous disent ces gens là
Ce qu'ils attendent de nos voix
Qu'elles taisent tout le bonheur
Ou qu'elles en parlent, mais plus bas

Et moi, pour ces gens là
J'ai pris des coups, perdu ma foi
Ils m'ont laissés des soupirs
De ceux que l'on n'aiment pas

Ils sont très forts, ces gens là
Égarés dans une mauvaise foi
La seule qui leur donne le sourire
Un sourire toujours un peu froid

Mais que faut il à ces gens là
Pour réchauffer ce cœur trop froid
Abattus par tant de guerres
Que savent ils que je ne sais pas 

Et moi pour ces gens là
Je garde l'espoir, idiot parfois
Qu'ils en finissent de leur colère
Et qu'ils ne soient plus, ces gens là...

jeudi 22 mai 2014

Mais Toi Tu Fermes Les Yeux !



Mais toi, tu fermes toujours les yeux
Tu préfères encore te taire
Tu dis que c'est avec du peu
Qu'on peut gagner certaines guerres
Tu dis que ce n'est finalement rien
Que ça tient entre deux souvenirs
Qu'au fond y aura toujours une main
Capable de nous retenir...

Mais toi, tu fermes toujours les yeux
Tu préfères croire qu'un beau jour
Tu échangeras contre du mieux
Tous tes chagrins de vie, d'amour
Tu dis que t'y vois beaucoup plus clair
Quand soudain tu ne vois plus rien
Tu dis que c'est dans la colère
Que l'on oublie d'où l'on vient...

Mais toi, tu fermes toujours les yeux,
Et souvent moi je me dis
Que si on le faisait à deux
On raterait beaucoup de cette vie
Mais tu n'es jamais d'accord
Tu restes toujours suspendu
Parfois tu préfères les morts
Parce qu'on ne les entends plus

Mais toi, tu fermes toujours les yeux
Tu me racontes des histoires
Tu me dis de faire un vœu
Et surtout, de toujours y croire
Tu dis que ça ne doit rien me faire
Quand le monde soudain s'élève
Que les autres vivent dans leur enfer
Pendant que le notre s'achève

Mais toi, tu fermes toujours les yeux
Tu te promènes d'un rêve à l'autre
Tu dis que c'est en s'aimant mieux
Qu'on se reproche moins nos fautes
Qu'il faut apprendre à accepter
Et les défauts de tous ces êtres
Ces êtres que l'on voudrait aimer
Mais qui s'enfuient sur des peut être...

Mais toi, tu fermes toujours les yeux
Et un jour, tu sais moi aussi
Je saurais le faire un peu
Je saurais ce qu'est l'oubli
Tu dis de passer à autre chose
Que celle ci n'en vaut pas la peine
Que même si se meurt la rose
Il y en a d'autres, par centaines...

samedi 10 mai 2014

L'attachement !



Je ne veux pas m'attacher à toi
Parce que pour m'attacher à toi
Il faudrait que j'accepte tout ça
Ne plus savoir vivre sans toi
Et si tu meurs un beau jour
Que ferais je de mes deux mains
Si se termine le compte à rebours
Si c'était là notre destin...

Je ne veux pas vivre avec toi
Parce que pour vivre avec toi
Il faudrait que j'accepte au moins ça
L'idée de perdre le son de ta voix
Et si tu meurs en pleine nuit
Et que je ne quitte pas mon sommeil
Si je n'entendais pas tes cris
Que ferais je donc à mon réveil...

Je ne veux pas m'arrêter là
Parce que pour m'arrêter là
Il faudrait dire que tu ne comptes pas
Et tu sais que je n'ai pas le choix
Mais si tu pars au grand moment
Sur une route qui n'est pas la mienne
Si tu rencontres soudainement
D'autres amours, raison de ma peine...

Je ne veux pas n'aimer que toi
Parce que pour n'aimer que toi
Il faudrait que je ne vive que de ça
De ce sentiment qui brûle en moi
Et si tu décidais d'un jour partir
Sans prévenir, sans dire au revoir
S'il te prenait l'envie de t'enfuir 
Je n'aimerais plus que le noir...

Je ne veux pas prier pour toi
Parce que pour prier pour toi
Il faudrait d'abord que j'y crois
Et tu sais que je ne crois pas en ça
Mais si tu venais à disparaître
Alors je crois bien que forcée
Je commencerai à croire peut être
Et je me devrais de prier...

Je ne veux pas pleurer pour toi
Parce que pour pleurer pour toi
ça voudrait dire que je m'oublie moi
Et personne ne me remplacera
Personne pour penser un peu
Au mal qui serait le mien
Personne pour le voir dans mes yeux
Ne me restera plus que du rien...

J'aurais sûrement dût te dire ça
Parce que si j'avais su te dire ça
Il y a un siècle et quelques mois
On en serait vraiment pas là
Je ne serais pas penchée sur toi
A te prier de te battre
A te dire ne me laisse pas
Tu n'as pas joué toutes tes cartes...

Je ne veux pas m'attacher à toi
Parce que pour m'attacher à toi
Il faudrait que j'accepte tout ça
L'idée de perdre tes bras
Et si te perdre veut dire mourir
Alors je partirais à mon tour
Car te perdre prive de sourire
A quoi bon vivre sans voir le jour...

mercredi 23 avril 2014

La Vie !



La vie est une erreur
Que la mort corrige
Elle est aussi la peur
Que rien ne dirige
Coincé dans le néant
Perdu au fond d'une tour
Au milieu de l'océan
En attendant le prochain jour

La vie est une horreur
Qui jamais ne se partage
Elle brise tous les cœurs
Et les rend plus sauvages
Ils ne peuvent plus s'entendre
Plus jamais s'y risquer
Si l'amitié est tendre
Elle peut aussi broyer

La vie est une douleur
Qui ne se préoccupe
Que de ses mauvaises heures
Et de ses âmes trop dupes
Elle donne sans compter
Et soudain nous reprend
Sans jamais se soucier
De ce mal en dedans

La vie est d'une pâleur 
Quand on habite ici
Quand elle écrase nos cœurs
Sur les parois de la nuit
Envoûtante de cauchemars
Elle met de l'ombre partout
Et soudain, par un noble hasard
Vous offre son bijou...

La vie devient douceur
L'espace d'une seconde
Le temps de quelques heures
Ou jusqu'à la fin du monde
Sa durée n'est pas pratique
Car trop aléatoire
Elle nous joue sa musique
Jusqu'à ce qu'il soit trop tard

La vie, alors, se meure
Elle se laisse tomber
Dans un océan de pleurs
Sur les joues des condamnés
Et de leur entourage
Bien plus longuement encore
Elle redevient orage
Sans le moindre petit effort...

mercredi 16 avril 2014

Novembre N'Est Plus Pareil !



Ici les choses ont avancées
Y a plein d'idées qui ont changées
De toutes petites particules
Qui comme des pantins, s'articulent
On essaie de se tourner vers demain
On se dit que c'est forcément bien
De trouver au bout de la route
De quoi estomper nos pires doutes

Ici tu sais, y a du mouvement 
On voit passer des âmes, des gens
Et puis se perdent dans l'infini
Comme s'ils n'avaient jamais compris
Des amitiés aux amours mortes
Ces tombes creusées, et puis ces portes
D'issue en issue, on trouve l'impasse
Mais pour autant, le temps, lui, passe

Ici y a plus de mois, plus de saison
Nos jours sont comme à l'abandon
Épuisés par tous ces efforts
Qui nous réveillent quand on s'endort 
Y a plus grand chose dans nos souvenirs
Et quoi qu'on fasse, il faut le dire
Plus d'horreurs que de merveilles
Ici novembre n'est plus pareil...

Ici il y a quelques idées noires
Qui se traînent et se bagarrent
Certains se perdent dans leurs songes
Tandis que d'autres jettent l'éponge
Il est des tortures invisibles
Qui nous prennent parfois pour cible
Convaincus de la grande leçon
Qu'un jour, peut être nous tirerons

Ici y a beaucoup d'éphémère 
Qui se mêle à la poussière
Peut être vois tu de là haut
L'origine de tous nos maux
Fini le temps de ces douceurs
Qui venaient frapper à nos cœurs 
Pour les emporter sur les rives
Maintenant c'est plutôt la dérive

Ici y a plus de mois, plus de saison
Nos vies sont comme en prison
Épuisées par tous ces efforts
Qui nous mèneront à la mort
Y a plus grand chose dans nos soupirs
Et quoi qu'on fasse, il faut le dire
Plus d'insomnies que de sommeil
Ici novembre n'est plus pareil... 

vendredi 11 avril 2014

Les Portes Qui Claquent !



Tu sais moi j'ai dû quitter l'école
Plus tôt, bien plus tôt que toi
Elle aurait pu me rendre folle
Si je n'avais pas eu le choix
Pendant que tu attendais tes cours
J'attendais là, sur un banc
Qui porterait le prochain coup
Des amis ? Pas vraiment...

J'entends encore ces portes qui claquent
Qui se refermaient devant moi
Mon souvenir demeure intact
Dieu que j'aimais cet endroit
J'avais changé de voie
Abandonné mes amis
Qui avaient renouvelés leurs choix
Je les avais un peu trahit

Je me sentais parfois amère
Face aux regards posés sur moi
J'en ai voulu à ma mère
Pour cet oubli, n'en parlons pas
Je voulais fuir un peu plus loin
Ne plus jamais exister
Mourir, sans mourir, enfin
A cette époque, je m'comprenais...

Je connaissais déjà l'amour
Je découvrais la cruauté
Qui recommençait chaque jour
Je vomissais le monde entier
La haine qui collait à ma peau
Ne se voyait que très peu
On imaginait pas dans mes maux
La colère qui animait mes yeux

Les insultes s'envolaient
Autant que les coups bas
Et ces profs qui entendaient
Et ne disaient jamais quoi que ce soit
J'aurais voulu tous les maudire 
Les envoyer dans mon enfer
Je l'écrivais à défaut de le dire
Et de savoir comment le faire

Un jour, et une fois de trop
J'ai fini par claquer les portes
Aux pieds de mon bourreau
Qui voulait presque me voir morte
Un jour on saute  dans les flaques
Jusqu'au jour où l'on s'y noie
J'entends encore ces portes qui claquent
Dieu que j'aimais cet endroit...

mercredi 2 avril 2014

Au sommet de nos problèmes !



Que reste t il dans nos mains
Quand le monde s'écroule             
Sans doute des morceaux de rien
Pourtant ça attire les foules

Nous les humains, on aime bien
Avoir un avis sur un peu tout
Et c'est pas grave si on ne sait rien
Personne ne nous lit jusqu'au bout

Je resterai bien là assise, en veille
A ne plus jamais rien faire
Ni de ma vie, ni de mon sommeil
Juste m'épanouir dans cet enfer

Toi tu m'écoutes et tu te tais
En pensant pourtant très fort
Tu dis jamais que je me suis trompé
Si j'ai pas raison, ai je vraiment tort ? 
  
Et jusque là on s'en est bien sorti
Mais le doit on a la chance 
A ces anges qui veillent aussi
Comme remplaçants d'une présence

A toi de voir ce que tu veux
Je ne ferais jamais rien de plus
Je me contente souvent du peu
Le reste n'est pour moi que bonus

Et qui de nous ira hisser le drapeau
Au sommet de nos problèmes
Si le monde doit être beau 
Nos yeux ne doivent pas voir le même