mardi 7 avril 2015

Des Barreaux !



Des barreaux, des barreaux
Pour nous séparer du reste du monde
Pour ne plus perdre une seule seconde
A tenter d'aller voir ce nouvel ailleurs
Où l'on aimerait reposer nos heures

Des barreaux, des barreaux
Et ce, à perte de tous ces horizons
Comme si nous n'étions qu'une prison
Comme si tout etait là pour nous priver
D'espérer la plus petite des libertés

Des barreaux, des barreaux
Où la solitude des autres, de certains
Nous empêche de ne faire plus qu'un
Nous prive du meilleur de cette terre
Et derrière les barreaux, des barrières

Des barreaux, des barreaux
Partout, tout le temps, à perte de vue
Enfermé, sous un toit ou dans la rue
Sans chemin pour se sortir de là
Sans raison, sans rien d'autre que soi

Des barreaux, des barreaux
Des fissures et des peintures abîmées
Rien de joli, rien qui puisse nous exalter
Rien qui ne sache nous faire sourire
Que cette foutue envie de s'enfuir

Des barreaux, des barreaux
Où nos secrets se taisent au matin
Où nos envies étouffent dans un coin
Que le sentiment d'un éternel enfer
Et derrière les barreaux, des barrières


mercredi 25 mars 2015

Le Chat !



J'ai toujours voulu avoir un chien
Pas forcément pour qu'on soit copain
Juste pour me dire qu'il serait là
Sans doute pour me défouler parfois

J'ai toujours rêvé de voir la vie d'en haut
Me laisser porter par des rideaux
Et même en tomber, plutôt souvent
Ce qui m'excuserait, auprès de maman

J'ai toujours aimé toucher à tout 
Même ce qui n'appartient qu'à vous
On devrait pouvoir tout partager
Sans pour autant se faire gronder

J'ai toujours rêvé d'une jolie vue
Une de celle qui donne sur la rue
Où je verrais passer tous ces gens
Qui s'en vont courir après le temps

J'ai toujours pris soin de vous réveiller
A l'heure où mon ventre se met à grogner
Je sais qu'il est mieux de compter sur soi
Mais comment faire quand y a pas un rat ?

J'ai toujours réussi à la défendre 
Faut dire que les plantes sont pas tendres
Vous n'imaginez pas, le dos tourné
Ce qu'elles nous font endurer...

J'ai toujours bien pris ma toilette
Même si tu dis que j'sens la croquette
ça t'empêche pas de me prendre dans tes bras
D'un air de me dire que je suis à toi

J'ai toujours mon esprit de liberté
Et si y en a un qui doit dominer
Faudrait comprendre que ce n'est que moi
Chacun sa place, et ça ira...

J'ai toujours réussi à avoir le dernier mot
Et même si parfois, t'en as plein le dos
Faudrait quand même pas oublier
Que c'est toi qui est venu me chercher...

J'ai toujours offert mes plus beaux ronrons
Une petite griffe aussi, à l'occasion
Mais c'est pour que tu profites de moi
Sans ça je ne serais pas un vrai chat !

samedi 21 mars 2015

J'ai rêvé de vous cette nuit !



J'ai rêvé de vous cette nuit
Senti soudain votre présence
Comme si vous n'étiez jamais partie
Nous retrouvions notre évidence

Il est des routes qui séparent
Même lorsque l'on tient à l'autre
Faut il y voir un simple hasard
Ou peut on se rejeter la faute

J'aimais quand de vos conseils
Vous rendiez soudain la vie
Avec autant de merveilles
Qui balayent les soucis

J'aimais quand de votre regard
Je sentais que vous le vouliez
Vous n'aviez que l'envie d'y croire
Et je voulais vous contenter

Je crois que j'ai bien réussi
Mais vous n'êtes plus là pour le voir
Je vous aurais aimé dans ma vie
Je vous aime même dans le noir

J'ai rêvé de vous cette nuit
Retrouvé tous ces parfums
De l'enfance qui s'est enfuit
Je me souviens de tout très bien

Vos ambitions sur l'avenir
Avez vous réussi votre pari ?
Le mien est encore à choisir
Mais doucement, il se construit

J'aimais quand de vos paroles
Vous me faisiez écho
En me prêtant votre épaule
Sur laquelle il faisait si chaud

Je me sentais enfin revivre
Durant l'espace de cette nuit
Mais vous n'avez pas voulu me suivre
Quand je suis revenue à la vie

J'ai rêvé de vous cette nuit
Mais ce n'était qu'un simple rêve
Au matin vous étiez loin d'ici
Et c'est ma solitude qui me crève

J'aimais quand vous apportiez
Des réponses à mes questions
Sans jamais me les donner
C'est fou comme vous aviez raison

Je resterai un peu dans le coin
A attendre votre retour
Je sais qu'il n'en sera rien
Mais j'y croirai un peu toujours...

mercredi 25 février 2015

Moi qui te croyait !



Moi qui te croyait ma mère
Quand tu disais "je serais là"
Tant dans les jours amers
Que dans la douceur d'une voix
Tu fermais jamais ton coeur
Il battait toujours pour moi
Et puis soudain, de sombres heures
Et puis plus rien, enfin je crois

Moi qui te croyait mon père
Quand tu disais "ne t'en fais pas"
Que bien sûr y a la misère
Mais qu'il n'y avait pas que cela
Tu fermais jamais les yeux
Tu disais qu'il fallait tout voir
Et pourtant pour te sentir mieux
Toi t'es parti un de ces soirs

Moi qui te croyait mon ami
Quand tu disais "ce n'est rien"
Le temps passe, efface aussi
La vie n'est pas que du chagrin
Tu fermais jamais tes bras
Tu m'invitais à m'y blottir
Et puis un jour, t'étais plus là
Sans  trouver le courage de le dire

L'amitié !


Je voudrais un jour, moi aussi
Pouvoir le prétendre
Chanter à tous "j'ai un ami"
Toujours là pour m'entendre
Mais il reste dans son coin
A une adresse inconnue
Je le rechercherai bien
Mais cela semble peine perdue

Je voudrais pouvoir m'amuser
De souvenirs que l'on a ensemble
S'ils ne s'étaient pas tous barrés
J'aurais pu, il me semble
Mais il ne reste jamais rien
Que l'absence qui inonde
Que le silence qui se maintient
Que des heures en guise de secondes

Je voudrais pouvoir m'étonner
Que l'on me demande si ça va
Que l'on puisse à ce point m'aimer
Que l'on y pense un peu parfois
Mais il n'y a pas de mariage
Rien pour sceller l'amitié
C'est comme si elle était de passage
Avec une fin déjà programmée

Il m'en reste pourtant des illusions
A me surprendre, à y croire
Mais il y a tout cet horizon 
Et l'issue me parait toujours noire
S'abandonner à quelqu'un
Est comme renoncer à sa vie
Et s'il part un beau matin
On se retrouve tout seul ici

On ne parle jamais de rupture
Ce n'est qu'une amitié qui s'achève
Pourtant celle ci est aussi dure
Et il arrive parfois qu'on en crève
Mais il n'existe pas de contrat
Rien pour assurer la longévité
Un jour, on s'aime tu vois
Et le lendemain, on ne fait que s'oublier

jeudi 22 janvier 2015

De retour !



Je ne sais plus trop quoi vous dire, que je ne vous aurais pas dit
Le silence pourrait bien suffire, pourquoi être revenu ici ?
J'attendais là avec patience, quand soudain par dessus ma tête
Est tombé la longue errance, sans trouver le bout de la quête
ça fait longtemps maintenant, que j'attends ici, à ma place
Qu'on vienne rechercher l'enfant, qui trop souvent encore m'efface
J'avais perdu l'habitude, de vous appeler au secours
Mais dans la profonde solitude, on se trompe parfois de jour...

Je n'arrive même plus à vous entendre, ni le son de vos rires
Ni les gestes, les paroles tendres, pas même ce qui fait souffrir
Je suis là, allongé sur le dos, priant que se soulage un peu
La puissance de tous mes maux, qui m'entoure tellement mieux
Mieux que vous n'avez su faire, bien mieux que vos bras
Je croyais connaître l'enfer, j'avais tort, et me revoilà
Jurant par tous les dieux, que l'on ne m'y reprendra plus
Mais vous le lisez dans mes yeux, je n'y ai même jamais cru...

mercredi 10 décembre 2014

La Bêtise !



Mesdames et Messieurs, j'ai vu à la télé
Des jeunes et des vieux, de nous, parler
Comme d'une aberration, de pratiques étrangères
Pas question d'amour, une erreur de la terre
Je les ai écouté, raconter, bafouillant
Toutes ces horreurs, qui les font bons parents
Au point que j'ai fini par me demander
Si moi même je ne m'étais pas trompé...
Ils parlaient d'amour et de valeurs sûres
De jamais, de toujours, et puis de ces ordures
Qui au nom de rien, bafouent les vérités
Qui se donnent la main, sans y être autorisés
On ne mélange pas, les torchons, les serviettes
ça ne se fait pas, ou trop souvent peut être
Ils en savent quelque chose, puisqu'ils le disent
En écoutant leurs proses, j'ai compris la bêtise...

Mesdames et Messieurs, ne vous laissez plus avoir
Par ces jeunes, ces vieux, qui broient trop de noir
Comme une aberration, un loisir prioritaire
Pas question d'amour, une erreur de la terre
Allons écouter, raconter, bafouillant, 
D'autres horreurs, qui font de nous de meilleurs gens
Au point que vous finirez par vous demander
Si vous mêmes, vous ne vous êtes pas trompé...
On vous parlera d'amour, et de valeurs sûres
De jamais de toujours, mais pas de ces ordures
Qui au nom de rien, bafouent l'éternité
Qui détachent les mains, qui s'étaient rencontrées
On pourrait mélanger, les torchons, serviettes
ça pourrait nous changer, nous réussir peut être
Mais ils n'en savent rien, malgré tout ce qu'ils disent
Ecoutez leur refrain, comprenez la bêtise...

Mesdames et Messieurs, je me suis emportée
J'oublie que dans vos yeux, il y a de la bonté
Pas qu'une aberration, qui nous rend solitaire
Mais sans parler d'amour, comment pourrions nous le faire
N'écoutons plus rien, qu'un silence inquiétant
Qui nous ferait le bien, de choisir intérieurement
Au point qu'on finirait par ne plus se demander
Si l'on peut encore simplement se tromper
Ne parlons pas d'amour, puisqu'il n'en reste rien
Vous tuez un peu le jour, à le croire c'est certain
Gardez donc tout vos efforts, et surtout soyez assurés
Que pour pouvoir en aimer le corps, il faut aussi aimer la pensée
Ne mélangeons surtout pas, et rendons à chacun
Le droit d'aimer ou pas, ce sera déjà bien
Laissez vous ignorer, qui votre voisin courtise
Ecoutez sans parler, oubliez la bêtise...