lundi 6 juillet 2015

Le Pessimiste !





On traîne, on traîne, on traîne
On s'articule, comme des nuls
On achève toutes les trêves 
Par des disputes ridicules
Après le beau temps, la pluie
Te dira le pessimiste
Après le bonheur, l'ennui
Et tu feras là un hors piste

On rêve, on rêve, on rêve
On ne sait pas faire autrement
Ici c'est vis ou crève
Mais ne te plains pas constamment 
Après le plein jour, vient la nuit
Te dira le pessimiste
Après la musique, le bruit
Puis le silence qui s'agite

On pleure, on pleure, on pleure
Et les larmes coulent à torrent
On peut briser un coeur
En le serrant tout simplement
Après l'heure de gloire, la chute
Te dira le pessimiste
Après le désespoir, la lutte
Puis l'âme devient égoïste...


vendredi 15 mai 2015

Sous La Table !




D'abord un verre ou deux
C'était pour t'oublier
Après un verre ou mieux
La bouteille au complet
Y a des types qui se cognent
Assoiffés dans mon dos
Pendant qu'ils se bastonnent
Je retiens mes sanglots

Et le coeur entre ouvert
Je roule sous la table
Allez remballe les verres
Et ton absence insoutenable
Va dire au taulier
Que ça y est je rentre
Que tu viens me chercher
Soigner les maux qui m'éventre

J'étais peut être pas obligé
De me mettre autant minable
Mais j'ai jamais rien trouvé
Qui me soit convenable
Et si tu revenais
Pour me rappeler tout ça
Qu'on a jamais su nager
Dans un verre de vodka

Et le coeur entre ouvert
Je roule sous la table
Allez remballe les verres
Et ton absence insoutenable
Va dire au taulier
Que ça y est je rentre
Que tu viens me chercher
Soigner les maux qui m'éventre

mercredi 13 mai 2015

Faut Il !




Faut il reconnaître ses erreurs
Ou bien faut il les oublier
C'est pas parce qu'on le sait par coeur
Qu'on n'a pas le droit de demander
Pardon pour tout le mal qu'on a fait
De tous ces gens qui ne veulent plus
De nous, entendre même parler
De nous, qui n'existons même plus
Pas plus qu'une fleur déracinée
Qu'on aurait forcée à mourir
A mourir pour un peu de paix
Plutôt que de nous demander de partir...

Faut il se sentir amer 
De ces nuits ou l'on sait l'enjeu
Ce qu'il en coûte de regarder derrière
De se dire que l'on en a fait trop peu
Trop peu par rapport à la route
Qui fut longue, soyons en sûr
Qui fut longue de tous ces doutes
De ces horreurs, et de ces blessures
Qui continuent de nous torturer
Comme un souvenir d'hier
Je voudrais ne plus regarder
Jamais, plus jamais en arrière...

Faut il de tout s'impatienter
Quitte à perdre trop de temps
Ce temps que l'on aurait pu apprécier
S'il avait été usé autrement
Autrement que par trop de plaintes
Qui font mal à l'intérieur
A l'intérieur, c'est de la feinte
Qui étouffe là nos peurs
Nos peurs qui ne sont plus lisses
D'années en années
Que l'on maîtrise en coulisse
Vois, mon sourire n'est pas vrai...

Faut il s'armer de courage
Pour oser vouloir affronter
Et la liberté, et la cage
Que celle ci peut apporter
Apporter à celui qui osera
Croire qu'il peut vaincre un dragon
Un dragon, ça n'existe pas
Alors on combat nos illusions
Nos illusions qui se perdent
A tourner toujours ici
Dans cette pièce un peu superbe
Que l'on appelle l'esprit...

Faut il désespérer de voir
Revenir sur notre terre
Tous ceux qui semble s'être un soir
Transformés en poussière
En poussière qui se mélange
Sous les jardins, loin des prairies
Il paraît que l'on devient un ange
Si personne ne nous oublie
Ne nous oublie quelque part
Quelque part loin de là
Il paraît que dans l'espoir
Il y a plus d'ombre qu'on le croit...

mardi 7 avril 2015

Des Barreaux !



Des barreaux, des barreaux
Pour nous séparer du reste du monde
Pour ne plus perdre une seule seconde
A tenter d'aller voir ce nouvel ailleurs
Où l'on aimerait reposer nos heures

Des barreaux, des barreaux
Et ce, à perte de tous ces horizons
Comme si nous n'étions qu'une prison
Comme si tout etait là pour nous priver
D'espérer la plus petite des libertés

Des barreaux, des barreaux
Où la solitude des autres, de certains
Nous empêche de ne faire plus qu'un
Nous prive du meilleur de cette terre
Et derrière les barreaux, des barrières

Des barreaux, des barreaux
Partout, tout le temps, à perte de vue
Enfermé, sous un toit ou dans la rue
Sans chemin pour se sortir de là
Sans raison, sans rien d'autre que soi

Des barreaux, des barreaux
Des fissures et des peintures abîmées
Rien de joli, rien qui puisse nous exalter
Rien qui ne sache nous faire sourire
Que cette foutue envie de s'enfuir

Des barreaux, des barreaux
Où nos secrets se taisent au matin
Où nos envies étouffent dans un coin
Que le sentiment d'un éternel enfer
Et derrière les barreaux, des barrières


mercredi 25 mars 2015

Le Chat !



J'ai toujours voulu avoir un chien
Pas forcément pour qu'on soit copain
Juste pour me dire qu'il serait là
Sans doute pour me défouler parfois

J'ai toujours rêvé de voir la vie d'en haut
Me laisser porter par des rideaux
Et même en tomber, plutôt souvent
Ce qui m'excuserait, auprès de maman

J'ai toujours aimé toucher à tout 
Même ce qui n'appartient qu'à vous
On devrait pouvoir tout partager
Sans pour autant se faire gronder

J'ai toujours rêvé d'une jolie vue
Une de celle qui donne sur la rue
Où je verrais passer tous ces gens
Qui s'en vont courir après le temps

J'ai toujours pris soin de vous réveiller
A l'heure où mon ventre se met à grogner
Je sais qu'il est mieux de compter sur soi
Mais comment faire quand y a pas un rat ?

J'ai toujours réussi à la défendre 
Faut dire que les plantes sont pas tendres
Vous n'imaginez pas, le dos tourné
Ce qu'elles nous font endurer...

J'ai toujours bien pris ma toilette
Même si tu dis que j'sens la croquette
ça t'empêche pas de me prendre dans tes bras
D'un air de me dire que je suis à toi

J'ai toujours mon esprit de liberté
Et si y en a un qui doit dominer
Faudrait comprendre que ce n'est que moi
Chacun sa place, et ça ira...

J'ai toujours réussi à avoir le dernier mot
Et même si parfois, t'en as plein le dos
Faudrait quand même pas oublier
Que c'est toi qui est venu me chercher...

J'ai toujours offert mes plus beaux ronrons
Une petite griffe aussi, à l'occasion
Mais c'est pour que tu profites de moi
Sans ça je ne serais pas un vrai chat !

samedi 21 mars 2015

J'ai rêvé de vous cette nuit !



J'ai rêvé de vous cette nuit
Senti soudain votre présence
Comme si vous n'étiez jamais partie
Nous retrouvions notre évidence

Il est des routes qui séparent
Même lorsque l'on tient à l'autre
Faut il y voir un simple hasard
Ou peut on se rejeter la faute

J'aimais quand de vos conseils
Vous rendiez soudain la vie
Avec autant de merveilles
Qui balayent les soucis

J'aimais quand de votre regard
Je sentais que vous le vouliez
Vous n'aviez que l'envie d'y croire
Et je voulais vous contenter

Je crois que j'ai bien réussi
Mais vous n'êtes plus là pour le voir
Je vous aurais aimé dans ma vie
Je vous aime même dans le noir

J'ai rêvé de vous cette nuit
Retrouvé tous ces parfums
De l'enfance qui s'est enfuit
Je me souviens de tout très bien

Vos ambitions sur l'avenir
Avez vous réussi votre pari ?
Le mien est encore à choisir
Mais doucement, il se construit

J'aimais quand de vos paroles
Vous me faisiez écho
En me prêtant votre épaule
Sur laquelle il faisait si chaud

Je me sentais enfin revivre
Durant l'espace de cette nuit
Mais vous n'avez pas voulu me suivre
Quand je suis revenue à la vie

J'ai rêvé de vous cette nuit
Mais ce n'était qu'un simple rêve
Au matin vous étiez loin d'ici
Et c'est ma solitude qui me crève

J'aimais quand vous apportiez
Des réponses à mes questions
Sans jamais me les donner
C'est fou comme vous aviez raison

Je resterai un peu dans le coin
A attendre votre retour
Je sais qu'il n'en sera rien
Mais j'y croirai un peu toujours...

mercredi 25 février 2015

Moi qui te croyait !



Moi qui te croyait ma mère
Quand tu disais "je serais là"
Tant dans les jours amers
Que dans la douceur d'une voix
Tu fermais jamais ton coeur
Il battait toujours pour moi
Et puis soudain, de sombres heures
Et puis plus rien, enfin je crois

Moi qui te croyait mon père
Quand tu disais "ne t'en fais pas"
Que bien sûr y a la misère
Mais qu'il n'y avait pas que cela
Tu fermais jamais les yeux
Tu disais qu'il fallait tout voir
Et pourtant pour te sentir mieux
Toi t'es parti un de ces soirs

Moi qui te croyait mon ami
Quand tu disais "ce n'est rien"
Le temps passe, efface aussi
La vie n'est pas que du chagrin
Tu fermais jamais tes bras
Tu m'invitais à m'y blottir
Et puis un jour, t'étais plus là
Sans  trouver le courage de le dire