mercredi 9 octobre 2013

La Revanche Du Divorcé !



Un jour sur mon chemin
Je la croiserai de bonne heure
Je serrerai les poings 
Pour lui briser le cœur
Ce serait un juste retour des choses
Elle me l'a déjà fait avant
Vous voyez pas les ecchymoses
Mais elles sont là, en dedans

On inverserait les rôles
Soudain, elle serait moi
Je lui mettrais sur les épaules
Ce que je porte déjà
J'lui dirais que je la déteste
Elle me supplierait de revenir
Elle implorerait pour que j'reste
En me regardant partir

Cette fois ce serait elle
Assise sur ce banc
Qui contemplerait le ciel
A attendre sur le temps
Mais elle ignore encore
Que le temps se fout de nous
Qu'on soit vivant ou mort
Il ne fait pas oublier tout

Un jour sur sa route
Elle croisera mon chemin
Et prise d'un léger doute
Elle me prendra par la main
Alors je l'observerais
Sans lui trouver aucun charme
Ni l'envie de lui donner un baiser
On aura échangé nos âmes

Elle me donnera son coeur
Que je ne voudrais pas
J'le piétinerai des heures
Comme elle l'a fait autrefois
J'échangerai ses sourires
Par un trop plein de larmes
Et en guise de petit plaisir
J'aimerai une autre femme

Cette fois ce sera elle
Assise sur son lit
Qui comptera sur le ciel
Ou sur une amnésie
Mais elle ignore encore
Que le ciel se fout de nous
Qu'on soit vivant ou mort
Il ne fait pas oublier tout

Et pour mettre un coup de grâce
Je l'inviterai à diner
Et juste après la glace
Lui dirais "je vais me marier"
J'lui parlerai peut être d'enfant
Pour remuer sa douleur
ça dépendra combien de temps
Elle mettra pour être en pleurs

Cette fois ce sera elle
Assise sur sa chaise 
Qui cherchera dans le ciel
Quelque chose qui l'apaise 
Mais elle ignore encore
Que tout ça n'existe pas
Que cette petite mort
Elle ne l'oubliera pas

Un jour, sur mon chemin
Je la croiserai de bonne humeur
Elle me serrera la main
Et ça me brisera le coeur
J'aurais pas trouvé la force
Ni trouvé le courage
Je repenserais au divorce
Et au mal pour tourner la page

Aux amitiés qui passent, aux morts qui restent...



Et tant pis si l'on se trouve
Sur la même route un beau jour
Si nos bouches se découvrent
Au point de se dire bonjour
Tant pis si dans les heurts
Il reste un peu de toi
Tant pis tant que les pleurs
Ne me rattrape pas...


Et tant pis si tu te dis
Si parfois tu y repenses
Le jour est devenu la nuit
Mais j'ai calmé ma souffrance
Tant pis si dans nos hivers
Il y a davantage de froid
Tant pis tant que mes colères
Ne me rattrape pas...


Tant pis, t'as qu'à le dire
Peut être que ça te convaincra
Que dans les doux soupirs
Il y a plus qu'on ne le croit
Tant pis, mais tu ignores
Ce que j'en sais déjà
La pâleur de son corps
Et les adieux qu'on ne fait pas...


Et tant pis après tout
Personne ne nous le cache
On en voit plus le bout
Dès lors que l'on se fâche
Tant pis pour les sourires 
Qui nous manquent parfois
Tant pis tant que le pire
Ne me rattrape pas...


Et tant pis si le temps court
S'il avance à toute vitesse
Pour t'éveiller un jour
Au milieu de ta propre messe
Tant pis pour le grand soir
Lorsque l'on s'éteindra
Tant pis tant que le désespoir
Ne me rattrape pas...

mercredi 25 septembre 2013

La Vitrine !



J'ai déposé, là, un peu de mes souvenirs
Mémoire d'un passé plus ou moins vieux
Entre le réconfort et de multiples soupirs
C'est à cet endroit qu'ils sont le mieux
Les pertes sont aussi lourdes que les chagrins
Les chagrins ne sont rien face aux douleurs
Ces dernières qui me hurlent du soir au matin
Qu'elles finiront par s'emparer du meilleur
Et pourquoi reprendre de cet amour là
Sinon pour courber davantage mon échine
Je la préfère distante, a des années de moi
Et son sourire posé dans ma vitrine...


Qu'importe l'issue de toutes ces guerres
Quand le mal s'endort à nos côtés
Que savons nous de cet enfer
Sinon qu'il est prêt à nous réchauffer
J'aurais pu tendre à nouveau cette main
Et d'un silence comprendre son message
Mais la peur n'y change presque rien
Quand on nous promet un mirage
Et pourquoi l'attendre cette nuit
Sinon pour devenir sa victime
Je la sais mieux au loin d'ici
Sa mémoire posée dans ma vitrine...


Des histoires à en perdre un peu la tête
Qui remuent dans un petit recoin
Vraiment pas le cœur à la fête
"On y pensera de moins en moins"
De ces mensonges que l'on nous sert
Comme gage d'avenir à nos présents
Mais l'avenir reste toujours un peu hier
Il ne guérit de rien ce foutu temps
Et pourquoi pleurer un mort
De ceux dont le souvenir fascine
Je la déteste autant que je l'adore
Son souvenir posé dans ma vitrine...

L'Aveu !


Au clair de mes yeux, qui se ferment déjà
J'ai fais de mon mieux, mais j'ai sur mes bras
Quelques lourds aveux, que tu n'entendras pas
A moins que tu n'écoutes un peu, juste le son de ma voix


Il est un temps ancien, où elle écrivait mes mots
Mon talent était le sien, parce que je l'aimais trop
Je ne mérite donc rien, pas le moindre bravo
J'ai juste croisé le chemin, de la douceur de sa peau


Oh bien sur que je sais, combien il t'est difficile
De pouvoir simplement imaginer, tout ce bonheur fragile
L'extase de lui dédier, de se mettre en péril
Sans jamais lui avouer, qu'elle est ma chef de file


Pourtant avec le temps, les ombres sont plus grandes
Elles prennent un peu des gens, qui ne se font plus entendre
Et toi dans ton néant, dis moi à quoi m'attendre
Je t'expliquerai surement, l'horreur de novembre


Je te dirais c'est sur, défiant mes habitudes
Que c'est toi la blessure, que c'est toi la souffrance
Que ton absence est la plus dure, de toutes mes solitudes
Et dans une ultime rature, te dire adieu en confidence

jeudi 12 septembre 2013

Les Nouvelles !



Ici, ça devient le chaos
C’est un peu le début de la guerre
Elle est loin, la sortie des drapeaux
Mais on commence à s’y faire

Y en a certains qu’on devrait maudire
Pour tout le mal qu’ils nous font
A nous empêcher de souffrir
Sur ce qui reste les bonnes raisons

J’sais pas les nouvelles qu’on te donne
Si tu peux voir comment on va
Et même si des fois j’en fais des tonnes
J’aurais quand même bien besoin de toi

Ici, les armes ont été sorties
Les premières hostilités lancées
On vit comme au bout d’un fusil
A s’demander quand vont-ils tirer

Y en a certains qui parfois oublient
Dans tout ce mal qu’on nous fait
Qui s’acharnent à briser la vie
Alors que la mort finira par s’en charger

J’sais pas les nouvelles que tu as
Si t’as le droit de savoir quelque chose
Si t’as un regard bienveillant sur tout ça
Ou si tu frôles l’overdose 

Ici, on est comme des militaires
On s’amuse presque avec nos armes
A se faire tant la guéguerre
Qu’ils en oublieraient presque le drame

Y en a certains qui ont changés
Qui sont sortis de leur tanière
Et qui par excès d’absurdité
S’amusent à tout foutre en l’air

J’ai pas les nouvelles que tu voudrais
Et je ne sais pas vraiment quoi faire
Alors que toi t’es sous mes pieds
Là, gisante, dans la poussière

Ici, c’est devenu n’importe quoi
Je crois qu’ils ont perdu la raison
J’peux rien y faire, j’fais pas le poids
J’espère que le temps les rendra bons

Y en a certains qui t’oublient pas
Moi j’y pense encore tous les jours
C’est pas ma guerre, c’est leur combat
Je préfère encore crever d’amour

J’sais pas les nouvelles que tu as
Si des fois tu viens à nous regarder
Du ciel tu m’entends peut être pas
Mais au moins j’aurais essayé …

jeudi 8 août 2013

Derrière Les Paupières !



A deux mètres de là je me suis aperçu 
Le regard vide et usé de la vie 
Je portais en moi des sentiments perdus 
Que personne ne peut voir en pleine nuit 
J’étais fatiguée et méconnaissable 
Je me suis arrêté auprès de moi 
J’ai tendu une main si insaisissable 
Bercé par le bruit de mes tracas 
Pour en finir, bien finir, en ce monde 
J’ai caressé la lame sur le bras 
J’ai sentie l’espace d’une seconde 
La délivrance du trépas… 

Mais derrière les paupières, sachez braves gens 
Que se cache un cimetière, de tant de mourants 
Qui finissent sous la terre, dans ce calme bruyant 
Recouvrez moi d’une pierre, de fleurs de temps en temps 

A deux mètres d’ici, je me suis reconnu 
  L’âme en peine, le cœur vide et la tête pleine 
Je portais en moi la rage de l’inconnu 
Et vous délivrais chaque jour ma haine 
Je me suis observée dans ce miroir vivant 
Je n’étais bien sur rien d’autre que moi 
J’ai compté un a un chacun de mes printemps 
Pour me rappeler l’inutilité d’être ici bas 
Pour en finir, bien finir, de cette vie 
La corde sur mon cou frôlait ma peau 
C’était doux, c’était dur, c’était une envie 
La délivrance des maux… 

Mais derrière les paupières, sachez braves gens 
Que se cache un cimetière, de tant de mourants 
Qui finissent sous la terre, dans ce calme bruyant 
Recouvrez moi d’une pierre, de fleurs de temps en temps… 

A deux mètres de vous qui n’avez rien vu 
J’ai fermé les yeux pour ne plus me voir 
J’étais sortie de moi comme un inconnu 
Qui ne se reconnaitrait pas dans son miroir 
J’ai ouvert les yeux sur ce qui m’entourait 
Je n’ai vu que le cœur qui par la vie se brisa 
Je mourais d’être là, de simplement exister 
Pas de ciel, pas d’enfer dans ce que l’on voit 
Pour en finir, bien finir, de cet ennui 
Un cachet, deux cachets, puis en abondance 
C’était lent, c’était sur, c’était réfléchit 
La délivrance d’une révérence… 

Mais derrière les paupières, sachez braves gens 
Que se cache un cimetière, de tant de mourants 
Qui finissent sous la terre, dans ce calme bruyant 
Recouvrez moi d’une pierre, de fleurs de temps en temps…

mardi 6 août 2013

Porteurs De Croix !



Le temps s’écoule à chaque seconde
Et tu n’y peux rien mon vieux
T’y as pas pensé en créant le monde
Ni pour tes chrétiens, ni pour nous, bon Dieu.

Et si je me fous souvent de tes églises
Si je plains les maudits de ta religion
Je n’oublie pas pour autant la bêtise
Que tu as imposé à nos nations…

Tous ennemis, on se déteste
Impossible de vivre ensemble
C’est donc ça l’héritage de ta faiblesse
De ton courage réduit en cendres

J’aurais jamais cru te dire ça
Je pense même pas que tu écoutes
De ton ciel, tu nous vois pas
ça ne fait plus aucun doute…

Mais putain, dis moi quand même
Si elle est à tes côtés
Si tu prends le temps de prendre soin d’elle
Ou si tu es trop occupé

Allez vas y, réveille toi
Il est temps de reprendre la parole
Que tes milliers de porteurs de croix
Cessent de jouer ton rôle…

C’en est assez de toutes ces guerres
Et de ces villages qu’on détruit
Au lance roquettes contre des pierres
Qu’ils avaient eux mêmes construits

C’en est assez de tous ces tristes
De ces horreurs ici bas
C’en est assez de ces égoïstes
Qui pensent pour eux, plus que pour toi

Plus d’amitié, plus de plaisir
Plus rien que des bouts de ce malheur
Et si pour vivre, il faut souffrir
Alors va, reprends mon cœur

Plus de sourire, plus que des larmes
Plus de poésie, que des menteurs
Même si l’horreur a bien du charme
Sous l’objectif des manipulateurs

Mais putain, dis moi quand même
Si elle est à tes côtés
Si tu prends le temps de prendre soin d’elle
Ou si tu es trop occupé

Allez vas y, réveille toi
Il est temps de reprendre la parole
Que tes milliers de porteurs de croix
Cessent de jouer ton rôle…

C’est pas fini, jamais fini
On est tous infirmes du cœur
On laisse passer beaucoup de nos vies
En attendant un peu de meilleur

T’entends même pas les hurlements
De tous ces appels au secours
Qui me hantent par moment
Qui ont fini par tuer l’amour

Mais t’étais ou ce jour là
Et cette nuit au cœur du mal
C’est sur le diable qu’on comptera
Et toi tu trouves ça normal

Si on peut même plus faire confiance
A ton étrange divinité
Si on peut plus, quelle chance
D’être condamné à exister

Mais putain dis moi quand même
Si elle est à tes côtés
Si tu prends le temps de prendre soin d’elle
Ou si tu es trop occupé

Allez vas y réveille toi
Il est temps de reprendre la parole
Que tes milliers de porteurs de croix
Cessent de jouer ton rôle ...