mercredi 23 avril 2014

La Vie !



La vie est une erreur
Que la mort corrige
Elle est aussi la peur
Que rien ne dirige
Coincé dans le néant
Perdu au fond d'une tour
Au milieu de l'océan
En attendant le prochain jour

La vie est une horreur
Qui jamais ne se partage
Elle brise tous les cœurs
Et les rend plus sauvages
Ils ne peuvent plus s'entendre
Plus jamais s'y risquer
Si l'amitié est tendre
Elle peut aussi broyer

La vie est une douleur
Qui ne se préoccupe
Que de ses mauvaises heures
Et de ses âmes trop dupes
Elle donne sans compter
Et soudain nous reprend
Sans jamais se soucier
De ce mal en dedans

La vie est d'une pâleur 
Quand on habite ici
Quand elle écrase nos cœurs
Sur les parois de la nuit
Envoûtante de cauchemars
Elle met de l'ombre partout
Et soudain, par un noble hasard
Vous offre son bijou...

La vie devient douceur
L'espace d'une seconde
Le temps de quelques heures
Ou jusqu'à la fin du monde
Sa durée n'est pas pratique
Car trop aléatoire
Elle nous joue sa musique
Jusqu'à ce qu'il soit trop tard

La vie, alors, se meure
Elle se laisse tomber
Dans un océan de pleurs
Sur les joues des condamnés
Et de leur entourage
Bien plus longuement encore
Elle redevient orage
Sans le moindre petit effort...

mercredi 16 avril 2014

Novembre N'Est Plus Pareil !



Ici les choses ont avancées
Y a plein d'idées qui ont changées
De toutes petites particules
Qui comme des pantins, s'articulent
On essaie de se tourner vers demain
On se dit que c'est forcément bien
De trouver au bout de la route
De quoi estomper nos pires doutes

Ici tu sais, y a du mouvement 
On voit passer des âmes, des gens
Et puis se perdent dans l'infini
Comme s'ils n'avaient jamais compris
Des amitiés aux amours mortes
Ces tombes creusées, et puis ces portes
D'issue en issue, on trouve l'impasse
Mais pour autant, le temps, lui, passe

Ici y a plus de mois, plus de saison
Nos jours sont comme à l'abandon
Épuisés par tous ces efforts
Qui nous réveillent quand on s'endort 
Y a plus grand chose dans nos souvenirs
Et quoi qu'on fasse, il faut le dire
Plus d'horreurs que de merveilles
Ici novembre n'est plus pareil...

Ici il y a quelques idées noires
Qui se traînent et se bagarrent
Certains se perdent dans leurs songes
Tandis que d'autres jettent l'éponge
Il est des tortures invisibles
Qui nous prennent parfois pour cible
Convaincus de la grande leçon
Qu'un jour, peut être nous tirerons

Ici y a beaucoup d'éphémère 
Qui se mêle à la poussière
Peut être vois tu de là haut
L'origine de tous nos maux
Fini le temps de ces douceurs
Qui venaient frapper à nos cœurs 
Pour les emporter sur les rives
Maintenant c'est plutôt la dérive

Ici y a plus de mois, plus de saison
Nos vies sont comme en prison
Épuisées par tous ces efforts
Qui nous mèneront à la mort
Y a plus grand chose dans nos soupirs
Et quoi qu'on fasse, il faut le dire
Plus d'insomnies que de sommeil
Ici novembre n'est plus pareil... 

vendredi 11 avril 2014

Les Portes Qui Claquent !



Tu sais moi j'ai dû quitter l'école
Plus tôt, bien plus tôt que toi
Elle aurait pu me rendre folle
Si je n'avais pas eu le choix
Pendant que tu attendais tes cours
J'attendais là, sur un banc
Qui porterait le prochain coup
Des amis ? Pas vraiment...

J'entends encore ces portes qui claquent
Qui se refermaient devant moi
Mon souvenir demeure intact
Dieu que j'aimais cet endroit
J'avais changé de voie
Abandonné mes amis
Qui avaient renouvelés leurs choix
Je les avais un peu trahit

Je me sentais parfois amère
Face aux regards posés sur moi
J'en ai voulu à ma mère
Pour cet oubli, n'en parlons pas
Je voulais fuir un peu plus loin
Ne plus jamais exister
Mourir, sans mourir, enfin
A cette époque, je m'comprenais...

Je connaissais déjà l'amour
Je découvrais la cruauté
Qui recommençait chaque jour
Je vomissais le monde entier
La haine qui collait à ma peau
Ne se voyait que très peu
On imaginait pas dans mes maux
La colère qui animait mes yeux

Les insultes s'envolaient
Autant que les coups bas
Et ces profs qui entendaient
Et ne disaient jamais quoi que ce soit
J'aurais voulu tous les maudire 
Les envoyer dans mon enfer
Je l'écrivais à défaut de le dire
Et de savoir comment le faire

Un jour, et une fois de trop
J'ai fini par claquer les portes
Aux pieds de mon bourreau
Qui voulait presque me voir morte
Un jour on saute  dans les flaques
Jusqu'au jour où l'on s'y noie
J'entends encore ces portes qui claquent
Dieu que j'aimais cet endroit...

mercredi 2 avril 2014

Au sommet de nos problèmes !



Que reste t il dans nos mains
Quand le monde s'écroule             
Sans doute des morceaux de rien
Pourtant ça attire les foules

Nous les humains, on aime bien
Avoir un avis sur un peu tout
Et c'est pas grave si on ne sait rien
Personne ne nous lit jusqu'au bout

Je resterai bien là assise, en veille
A ne plus jamais rien faire
Ni de ma vie, ni de mon sommeil
Juste m'épanouir dans cet enfer

Toi tu m'écoutes et tu te tais
En pensant pourtant très fort
Tu dis jamais que je me suis trompé
Si j'ai pas raison, ai je vraiment tort ? 
  
Et jusque là on s'en est bien sorti
Mais le doit on a la chance 
A ces anges qui veillent aussi
Comme remplaçants d'une présence

A toi de voir ce que tu veux
Je ne ferais jamais rien de plus
Je me contente souvent du peu
Le reste n'est pour moi que bonus

Et qui de nous ira hisser le drapeau
Au sommet de nos problèmes
Si le monde doit être beau 
Nos yeux ne doivent pas voir le même

mercredi 26 mars 2014

Il Y A Ceux !


Il y a les âmes pleines de sourires
Et celles qui n'ont que des larmes
Il y a ceux qui aiment souvent mentir
Et ceux que cela désarment
Il y a ceux qui t'ont dit un jour oui
Pour finir par t'offrir leur non
Il y a ceux qui sont un jour parti
Se perdant au loin dans l'horizon

Il y a toi qui devant moi blêmi 
Et moi qui ne sait quoi te dire
J'étais autrefois une bonne amie
Mais cela fait parti des souvenirs
Il y a ceux qui te diront bonjour
Sans jamais te dire au revoir
Si j'ai déjà croisé l'amour
L'amitié n'est faite que de série noire

Maintenant, elle dort !



Partirons nous demain, ou allons nous attendre
Porté par un chagrin, qui vit depuis l'âge tendre
Elle était de ces gens, qu'on aurait voulu être
Le regard transperçant, et la force d'une bête
Elle accompagnait mes pas, me montrant la route
Elle disait gare à toi, s'il te prend ce vilain doute
Tu risques de mourir, et tu pourrais bien voir ça
Il ne faut pas toujours partir, pour ne plus être là
Elle avait la connaissance, de tout ce que j'ignore
Partie dans un silence, et maintenant elle dort...

Attendrons nous plus tard, pour se dire la vérité
Combien faut il de départ, pour enfin réaliser
Elle était de ces gens, pure comme une eau limpide
Elle aimait les enfants, et ses grands tiroirs vides
Il ne fallait remplir, que ce qui était nécessaire
Les cases des souvenirs, mais pas les étagères
Elle avait quelques photos, caché sous son matelas
Des objets, point trop n'en faut, la mémoire est là pour ça
Tu risques de sourire, le jour ou je ne serais plus là
Me disait elle en soupir, quand je n'écoutais pas
Elle avait la connaissance, de tout ce que j'ignore
Partie dans un silence, et maintenant elle dort...

dimanche 23 mars 2014

Au Delà Des Tombes !



Le sommeil s'éprend de moi
Cette nuit, je vais dormir
Mais pas aussi bien que toi
Depuis que je t'ai vu partir

Certains soir sont plus violents
L'absence manque de constance
Parfois j'ai mal, atrocement
Parfois je te laisse dans mon silence

Mes tiroirs sont trop plein
Il y a tout ce bordel
Dans lequel je ne trouve rien
Mais dis moi qui tire les ficelles ?

Y a t il un autre monde
Où tu erres auprès de lui
Y a t il, au delà des tombes
Le début d'une autre vie ?

Et ce sourire sans pareil
J'ai fini par comprendre
Qu'il me reste le sommeil
Pour pouvoir encore t'entendre

Mais parfois je l'oubli tu sais
Et me prend le besoin de te haïr
Avant de toujours t'implorer
Pardon de t'avoir laissé partir

Tes tiroirs étaient vides
Pas le moindre bordel
C'est aussi flou que limpide
Dis moi qui tire les ficelles ?

Y a t il un autre monde ? 
Où tu restes auprès de lui
Y a t il, au delà des tombes
Le début d'une autre vie ?