mardi 23 septembre 2014

Parce que !




Parce que ça fait dix ans, à peu près, que je me crois dans cet état
Que j'attends un geste, un regard, juste un "comment tu vas ?"
Un signe peut être, pas grand chose, c'est certain 
Mais y a rien qui vient, jamais personne qui revient
Des gens j'en ai vu partir, peut être même plus que toi
Tu crois peut être que souffrir n'est réservé qu'aux autres, c'est ça ?
Y a longtemps que j'ai perdu le sourire, mais surtout ne le dis pas
L'illusion, c'est mon domaine, je ne m'illustre qu'en ça...

Parce que derrière les façades, y a toujours un grand débat
Une pensée, une missive, un frisson, je ne sais quoi
T'as raison de dire que les autres sont tous des cons
De toute façon, y a pas de raison, on l'est tous un peu au fond
J'ai mal au bide le soir, quand je me couche sous mes draps
Mais c'est pas ce mal de bide que toi tu ressens parfois
ça te prend dans les tripes, ça se déloge même pas
Ni quand tu dors, ni quand tu vis, pas même dans ses bras

Parce que pour avoir un seul regard, d'elle, de lui, juste une fois
J'aurais pu sacrifier mon âme, mais je ne le ferais pas
C'est pas que j'ai perdu espoir, c'est juste qu'il n'y en a plus
Elle a beau me voir, elle se souvient à peine d'où on s'est vu
Pleurer les autres, soi, c'est jamais vraiment facile
On le sait bien, on est préparé, la vie c'est très fragile
Mais quand les autres sont là, encore et toujours vivants
Alors là, on ne peut pas, c'est pas dans nos gènes visiblement

Parce que des fois je me demande, s'il pense encore à moi
Si certains soirs, il regrette, qu'il s'en mord les doigts
C'est pas que ça me toucherait, mais je pourrais au moins sourire
Que ses actes soient payés, que je puisse enfin m'endormir
J'suis complètement seule, j'ai quelques potes, ici et là
Mais personne de confiance, pas au point que tu le crois
Je donnerais pas ma vie pour eux, ils la donneraient pas pour moi
On s'apprécie un peu, mais on s'oublie souvent tu vois...

mercredi 9 juillet 2014

Prenez votre temps...



Tu sais depuis que je suis parti
Là bas, de l'autre côté
Depuis que j'ai quitté ce lit
Celui que je n'ai jamais aimé
J'ai rencontré de drôles d’âmes
Qui avaient vécu près de 100 ans
Elles n'ont trouvés aucun charme
Au fait de vivre si longtemps

Tu sais depuis que je suis loin
J'ai rencontré d'autres sourires
Sur terre, je vis dans vos chagrins
Ici, ne demeurent que les rires
Il y a quelque chose dans l'air
Qui semble venir d'ailleurs
Parfois j'entends ta colère
Parfois, elle me fait peur...

Mais tu sais, depuis que je suis là
Je n'ai jamais autant cru
Qu'il y avait au fond de moi
Quelque chose de perdu
J'ai retrouvé tous ceux que j'aime
Je n'attends désormais plus que vous
Mais prenez votre temps quand même
Inutile de se bousculer comme des fous

Tu sais, c'est pas vrai ce qu'on dit
On n'a pas vraiment peur avant
C'est seulement quand on vit
Qu'on se questionne intensément 
Au moment où ce fut l'heure
Je n'ai pas ressenti de tristesse
Je n'ai pas ressenti de douleur
Mais il a fallu que je vous laisse

Tu sais, c'est bien ça le plus dur
De vous voir encore évoluer
De ne pas partager l'aventure
Ne pas pouvoir vous féliciter
Ne pas vous dire combien je suis fière
Fière d'avoir pu vous connaître
Faire partie de votre sphère
Avant de totalement en disparaître

Mais tu sais, depuis que je suis ici
Je n'ai jamais autant su
Qu'il y avait dans nos esprits
Tant de place pour nos disparus
J'ai retrouvé tous ceux que j'aime
Je vous attendrais sagement
Mais prenez votre temps quand même
Puisqu'on se retrouvera forcément

mercredi 25 juin 2014

Anesthésie !




Tu ne dois pas boire, 
et surtout ne pas manger. 
Ne pas avoir le cafard, 
et ne pas fumer. 

Ce soir à minuit, 
tu devras arrêter. 
Et sous anesthésie, 
tu vas oublier. 

Tu ne dois pas t'en faire,
tout va bien aller, 
ce n'est pas l'enfer, 
qu'un mauvais moment à passer. 

Ce n'est pas une sentence, 
c'est vraiment pour ton bien. 
Tu connaîtras ta chance,
 après plusieurs demains. 

Tu dois juste te dire, 
qu'il faut que y passes. 
On ne te laisse pas choisir, 
il faut savoir faire face. 

Il n'y a pas d'autres options, 
aucune remède mystère. 
Une seule solution, 
t'enlever de la chaire. 

Pour un soir c'en est fini, 
des ivresses du passé. 
Ne penses pas à ta vie, 
elle va peut être s'achever. 

Mon dieu que c'est idiot, 
d'avoir peur ainsi. 
Je n'ai même plus les mots, 
anesthésie, anesthésie. 

mercredi 4 juin 2014

Le Prix Du Souvenir !



ça vaut combien un souvenir
De ceux qu'on ne peut oublier
De ceux qui donnent le sourire
Plus beau encore que dans le passé

Et dis moi où on les achètent
Où peuvent ils bien se trouver
Pour qu'ils reviennent dans nos têtes
Sans jamais les oublier...

Ils sont enfermés dans des boîtes
Dont on a sûrement perdu les clés
Il y fait noir, et ils s'y battent
Pour toujours tenter d'y rester

Qu'ils me ramènent à ma colère
A ces émotions toutes égarées
Qu'ils soient dans le sourire d'une mère
Où dans celui de l'ennemi juré...

C'est sûr moi, je donnerai cher
Pour pouvoir les retrouver
Mes années de lourdes misères
Quand je croyais que je savais...

Et retourner dans ce pays
Aux allures si éphémères
Dans ce jardin où j'ai grandit  
Où dans les yeux de ma grand mère

Sur un tracteur de plastique rouge
Où dans une chambre décorée
Tant que ma mémoire se bouge
Chaque endroit, je savourerai

Alors c'est combien le souvenir
Dis moi ce que je dois te payer
Pour m'en donner qui vont mourir
Mais que toujours je garderai

Seront ils doux ou plutôt forts
C'est encore à toi de décider
Un souvenir vivant ou mort
Qui finira dans une boîte fermée...

Ces Gens Là !



Qu'ont ils ces gens là
Qui n'acceptent vraiment pas
De simplement se laisser vivre
Sans gâcher autour de soi

Que font ils ces gens là
Quand ils n'attaquent pas
Quand ils ont fini d'être ivres
Saoulés par trop de combats

Et que faut il à ces gens là
Qu'on arrête de porter nos croix
Pour se confondre à la leur
Comme si les autres ne comptaient pas

Et qu'ils nous disent ces gens là
Ce qu'ils attendent de nos voix
Qu'elles taisent tout le bonheur
Ou qu'elles en parlent, mais plus bas

Et moi, pour ces gens là
J'ai pris des coups, perdu ma foi
Ils m'ont laissés des soupirs
De ceux que l'on n'aiment pas

Ils sont très forts, ces gens là
Égarés dans une mauvaise foi
La seule qui leur donne le sourire
Un sourire toujours un peu froid

Mais que faut il à ces gens là
Pour réchauffer ce cœur trop froid
Abattus par tant de guerres
Que savent ils que je ne sais pas 

Et moi pour ces gens là
Je garde l'espoir, idiot parfois
Qu'ils en finissent de leur colère
Et qu'ils ne soient plus, ces gens là...

jeudi 22 mai 2014

Mais Toi Tu Fermes Les Yeux !



Mais toi, tu fermes toujours les yeux
Tu préfères encore te taire
Tu dis que c'est avec du peu
Qu'on peut gagner certaines guerres
Tu dis que ce n'est finalement rien
Que ça tient entre deux souvenirs
Qu'au fond y aura toujours une main
Capable de nous retenir...

Mais toi, tu fermes toujours les yeux
Tu préfères croire qu'un beau jour
Tu échangeras contre du mieux
Tous tes chagrins de vie, d'amour
Tu dis que t'y vois beaucoup plus clair
Quand soudain tu ne vois plus rien
Tu dis que c'est dans la colère
Que l'on oublie d'où l'on vient...

Mais toi, tu fermes toujours les yeux,
Et souvent moi je me dis
Que si on le faisait à deux
On raterait beaucoup de cette vie
Mais tu n'es jamais d'accord
Tu restes toujours suspendu
Parfois tu préfères les morts
Parce qu'on ne les entends plus

Mais toi, tu fermes toujours les yeux
Tu me racontes des histoires
Tu me dis de faire un vœu
Et surtout, de toujours y croire
Tu dis que ça ne doit rien me faire
Quand le monde soudain s'élève
Que les autres vivent dans leur enfer
Pendant que le notre s'achève

Mais toi, tu fermes toujours les yeux
Tu te promènes d'un rêve à l'autre
Tu dis que c'est en s'aimant mieux
Qu'on se reproche moins nos fautes
Qu'il faut apprendre à accepter
Et les défauts de tous ces êtres
Ces êtres que l'on voudrait aimer
Mais qui s'enfuient sur des peut être...

Mais toi, tu fermes toujours les yeux
Et un jour, tu sais moi aussi
Je saurais le faire un peu
Je saurais ce qu'est l'oubli
Tu dis de passer à autre chose
Que celle ci n'en vaut pas la peine
Que même si se meurt la rose
Il y en a d'autres, par centaines...

samedi 10 mai 2014

L'attachement !



Je ne veux pas m'attacher à toi
Parce que pour m'attacher à toi
Il faudrait que j'accepte tout ça
Ne plus savoir vivre sans toi
Et si tu meurs un beau jour
Que ferais je de mes deux mains
Si se termine le compte à rebours
Si c'était là notre destin...

Je ne veux pas vivre avec toi
Parce que pour vivre avec toi
Il faudrait que j'accepte au moins ça
L'idée de perdre le son de ta voix
Et si tu meurs en pleine nuit
Et que je ne quitte pas mon sommeil
Si je n'entendais pas tes cris
Que ferais je donc à mon réveil...

Je ne veux pas m'arrêter là
Parce que pour m'arrêter là
Il faudrait dire que tu ne comptes pas
Et tu sais que je n'ai pas le choix
Mais si tu pars au grand moment
Sur une route qui n'est pas la mienne
Si tu rencontres soudainement
D'autres amours, raison de ma peine...

Je ne veux pas n'aimer que toi
Parce que pour n'aimer que toi
Il faudrait que je ne vive que de ça
De ce sentiment qui brûle en moi
Et si tu décidais d'un jour partir
Sans prévenir, sans dire au revoir
S'il te prenait l'envie de t'enfuir 
Je n'aimerais plus que le noir...

Je ne veux pas prier pour toi
Parce que pour prier pour toi
Il faudrait d'abord que j'y crois
Et tu sais que je ne crois pas en ça
Mais si tu venais à disparaître
Alors je crois bien que forcée
Je commencerai à croire peut être
Et je me devrais de prier...

Je ne veux pas pleurer pour toi
Parce que pour pleurer pour toi
ça voudrait dire que je m'oublie moi
Et personne ne me remplacera
Personne pour penser un peu
Au mal qui serait le mien
Personne pour le voir dans mes yeux
Ne me restera plus que du rien...

J'aurais sûrement dût te dire ça
Parce que si j'avais su te dire ça
Il y a un siècle et quelques mois
On en serait vraiment pas là
Je ne serais pas penchée sur toi
A te prier de te battre
A te dire ne me laisse pas
Tu n'as pas joué toutes tes cartes...

Je ne veux pas m'attacher à toi
Parce que pour m'attacher à toi
Il faudrait que j'accepte tout ça
L'idée de perdre tes bras
Et si te perdre veut dire mourir
Alors je partirais à mon tour
Car te perdre prive de sourire
A quoi bon vivre sans voir le jour...