mercredi 10 décembre 2014

La Bêtise !



Mesdames et Messieurs, j'ai vu à la télé
Des jeunes et des vieux, de nous, parler
Comme d'une aberration, de pratiques étrangères
Pas question d'amour, une erreur de la terre
Je les ai écouté, raconter, bafouillant
Toutes ces horreurs, qui les font bons parents
Au point que j'ai fini par me demander
Si moi même je ne m'étais pas trompé...
Ils parlaient d'amour et de valeurs sûres
De jamais, de toujours, et puis de ces ordures
Qui au nom de rien, bafouent les vérités
Qui se donnent la main, sans y être autorisés
On ne mélange pas, les torchons, les serviettes
ça ne se fait pas, ou trop souvent peut être
Ils en savent quelque chose, puisqu'ils le disent
En écoutant leurs proses, j'ai compris la bêtise...

Mesdames et Messieurs, ne vous laissez plus avoir
Par ces jeunes, ces vieux, qui broient trop de noir
Comme une aberration, un loisir prioritaire
Pas question d'amour, une erreur de la terre
Allons écouter, raconter, bafouillant, 
D'autres horreurs, qui font de nous de meilleurs gens
Au point que vous finirez par vous demander
Si vous mêmes, vous ne vous êtes pas trompé...
On vous parlera d'amour, et de valeurs sûres
De jamais de toujours, mais pas de ces ordures
Qui au nom de rien, bafouent l'éternité
Qui détachent les mains, qui s'étaient rencontrées
On pourrait mélanger, les torchons, serviettes
ça pourrait nous changer, nous réussir peut être
Mais ils n'en savent rien, malgré tout ce qu'ils disent
Ecoutez leur refrain, comprenez la bêtise...

Mesdames et Messieurs, je me suis emportée
J'oublie que dans vos yeux, il y a de la bonté
Pas qu'une aberration, qui nous rend solitaire
Mais sans parler d'amour, comment pourrions nous le faire
N'écoutons plus rien, qu'un silence inquiétant
Qui nous ferait le bien, de choisir intérieurement
Au point qu'on finirait par ne plus se demander
Si l'on peut encore simplement se tromper
Ne parlons pas d'amour, puisqu'il n'en reste rien
Vous tuez un peu le jour, à le croire c'est certain
Gardez donc tout vos efforts, et surtout soyez assurés
Que pour pouvoir en aimer le corps, il faut aussi aimer la pensée
Ne mélangeons surtout pas, et rendons à chacun
Le droit d'aimer ou pas, ce sera déjà bien
Laissez vous ignorer, qui votre voisin courtise
Ecoutez sans parler, oubliez la bêtise...

mercredi 12 novembre 2014

Dans Mon Verre !



Bien sûr qu'il y a des tendresses et des soupirs dans les songes
Bien sûr qu'il y a l'ivresse dans chacun de nos mensonges
On se trouve puis on se laisse, sans que le passé ne nous ronge
C'est ce qu'on se dit sans cesse, pour ne pas jeter l'éponge

C'est sûr que de tes idées, je ne peux pas tout comprendre
Mais il y a égalité lorsque tu ne veux plus m'entendre
Hier c'était hier, toi c'est demain que tu veux attendre
Mais demain c'est de la poussière, hier c'était l'âge tendre

On pourrait rentrer chez nous, et se saouler la gueule
Admettre pour le coup, que ça fait moins se sentir seul
Arrêter de mentir, et à dire vrai pour ceux qui veulent
Y a autant de plaisir dans mon verre, que dans son cercueil

Peut être que pour être, il faut savoir s'accepter
Peut être, je dis bien peut être, qu'un jour je saurais m'aimer
Mais avant de me le permettre, de me l'autoriser
Je tente le paraître, sans pour autant le maîtriser

Rester, pour toi rester, c'est plus facile que de partir
Mais rester juste pour rester, ça fausse les sourires
Tu sais ceux que tu me fais, juste avant de partir
Simplement parce que tu le sais, au soir tu vas revenir

Allez viens on rentre chez nous, et on va se saouler la gueule
Dans mes poches j'ai plus un sou, et tu sais je me sens si seul
J'voudrais pas leur mentir, et dire à ceux qui veulent
Qu'il y a autant de plaisir dans mon verre, que dans ton cercueil...

mardi 14 octobre 2014

Bruyants Fardeaux !



Je n'attends qu'une seule réponse
Mais dis le moi simplement
Si le mur dans lequel tu fonces
Résistera encore longtemps
Je veux bien, bien sûr t'attendre
Te dire que je serais toujours là
Mais il ne faudrait pas fendre
L'armure de mes trop de combats

Il y a en toi cette souffrance
Ces immenses "maux" que tu ne dis pas
Que tu gardes, précieux, en silence
Sans jamais crier plus fort que ça
Je veux bien, bien sûr te le dire
Que demain, tu verras, ça passera
Mais ce n'est pas un simple sourire
Qui peut faire s'élever tout ce poids

Tu t'étonnes et tu tapes dans ton cœur
Comme pour y briser sa folie
Si c'est de maladie que l'on meurt
Je t'accorde que la vie en est une aussi
Je veux bien, bien sûr t'écouter
Ne pas prononcer le moindre mot
Pour ne pas venir bouleverser
Le silence de tes bruyants fardeaux

Il est vrai que la route semble longue
Et pourtant Dieu qu'on manque de temps
On le sait quand arrivent les secondes
Où l'on oublie qu'on a été enfant
Je veux bien, bien sûr encore t'écrire
Te raconter que sous un autre ciel
On peut parfois se tuer à rire 
Et qu'il n'y a pas de mort plus belle

mardi 23 septembre 2014

Parce que !




Parce que ça fait dix ans, à peu près, que je me crois dans cet état
Que j'attends un geste, un regard, juste un "comment tu vas ?"
Un signe peut être, pas grand chose, c'est certain 
Mais y a rien qui vient, jamais personne qui revient
Des gens j'en ai vu partir, peut être même plus que toi
Tu crois peut être que souffrir n'est réservé qu'aux autres, c'est ça ?
Y a longtemps que j'ai perdu le sourire, mais surtout ne le dis pas
L'illusion, c'est mon domaine, je ne m'illustre qu'en ça...

Parce que derrière les façades, y a toujours un grand débat
Une pensée, une missive, un frisson, je ne sais quoi
T'as raison de dire que les autres sont tous des cons
De toute façon, y a pas de raison, on l'est tous un peu au fond
J'ai mal au bide le soir, quand je me couche sous mes draps
Mais c'est pas ce mal de bide que toi tu ressens parfois
ça te prend dans les tripes, ça se déloge même pas
Ni quand tu dors, ni quand tu vis, pas même dans ses bras

Parce que pour avoir un seul regard, d'elle, de lui, juste une fois
J'aurais pu sacrifier mon âme, mais je ne le ferais pas
C'est pas que j'ai perdu espoir, c'est juste qu'il n'y en a plus
Elle a beau me voir, elle se souvient à peine d'où on s'est vu
Pleurer les autres, soi, c'est jamais vraiment facile
On le sait bien, on est préparé, la vie c'est très fragile
Mais quand les autres sont là, encore et toujours vivants
Alors là, on ne peut pas, c'est pas dans nos gènes visiblement

Parce que des fois je me demande, s'il pense encore à moi
Si certains soirs, il regrette, qu'il s'en mord les doigts
C'est pas que ça me toucherait, mais je pourrais au moins sourire
Que ses actes soient payés, que je puisse enfin m'endormir
J'suis complètement seule, j'ai quelques potes, ici et là
Mais personne de confiance, pas au point que tu le crois
Je donnerais pas ma vie pour eux, ils la donneraient pas pour moi
On s'apprécie un peu, mais on s'oublie souvent tu vois...

mercredi 9 juillet 2014

Prenez votre temps...



Tu sais depuis que je suis parti
Là bas, de l'autre côté
Depuis que j'ai quitté ce lit
Celui que je n'ai jamais aimé
J'ai rencontré de drôles d’âmes
Qui avaient vécu près de 100 ans
Elles n'ont trouvés aucun charme
Au fait de vivre si longtemps

Tu sais depuis que je suis loin
J'ai rencontré d'autres sourires
Sur terre, je vis dans vos chagrins
Ici, ne demeurent que les rires
Il y a quelque chose dans l'air
Qui semble venir d'ailleurs
Parfois j'entends ta colère
Parfois, elle me fait peur...

Mais tu sais, depuis que je suis là
Je n'ai jamais autant cru
Qu'il y avait au fond de moi
Quelque chose de perdu
J'ai retrouvé tous ceux que j'aime
Je n'attends désormais plus que vous
Mais prenez votre temps quand même
Inutile de se bousculer comme des fous

Tu sais, c'est pas vrai ce qu'on dit
On n'a pas vraiment peur avant
C'est seulement quand on vit
Qu'on se questionne intensément 
Au moment où ce fut l'heure
Je n'ai pas ressenti de tristesse
Je n'ai pas ressenti de douleur
Mais il a fallu que je vous laisse

Tu sais, c'est bien ça le plus dur
De vous voir encore évoluer
De ne pas partager l'aventure
Ne pas pouvoir vous féliciter
Ne pas vous dire combien je suis fière
Fière d'avoir pu vous connaître
Faire partie de votre sphère
Avant de totalement en disparaître

Mais tu sais, depuis que je suis ici
Je n'ai jamais autant su
Qu'il y avait dans nos esprits
Tant de place pour nos disparus
J'ai retrouvé tous ceux que j'aime
Je vous attendrais sagement
Mais prenez votre temps quand même
Puisqu'on se retrouvera forcément

mercredi 25 juin 2014

Anesthésie !




Tu ne dois pas boire, 
et surtout ne pas manger. 
Ne pas avoir le cafard, 
et ne pas fumer. 

Ce soir à minuit, 
tu devras arrêter. 
Et sous anesthésie, 
tu vas oublier. 

Tu ne dois pas t'en faire,
tout va bien aller, 
ce n'est pas l'enfer, 
qu'un mauvais moment à passer. 

Ce n'est pas une sentence, 
c'est vraiment pour ton bien. 
Tu connaîtras ta chance,
 après plusieurs demains. 

Tu dois juste te dire, 
qu'il faut que y passes. 
On ne te laisse pas choisir, 
il faut savoir faire face. 

Il n'y a pas d'autres options, 
aucune remède mystère. 
Une seule solution, 
t'enlever de la chaire. 

Pour un soir c'en est fini, 
des ivresses du passé. 
Ne penses pas à ta vie, 
elle va peut être s'achever. 

Mon dieu que c'est idiot, 
d'avoir peur ainsi. 
Je n'ai même plus les mots, 
anesthésie, anesthésie. 

mercredi 4 juin 2014

Le Prix Du Souvenir !



ça vaut combien un souvenir
De ceux qu'on ne peut oublier
De ceux qui donnent le sourire
Plus beau encore que dans le passé

Et dis moi où on les achètent
Où peuvent ils bien se trouver
Pour qu'ils reviennent dans nos têtes
Sans jamais les oublier...

Ils sont enfermés dans des boîtes
Dont on a sûrement perdu les clés
Il y fait noir, et ils s'y battent
Pour toujours tenter d'y rester

Qu'ils me ramènent à ma colère
A ces émotions toutes égarées
Qu'ils soient dans le sourire d'une mère
Où dans celui de l'ennemi juré...

C'est sûr moi, je donnerai cher
Pour pouvoir les retrouver
Mes années de lourdes misères
Quand je croyais que je savais...

Et retourner dans ce pays
Aux allures si éphémères
Dans ce jardin où j'ai grandit  
Où dans les yeux de ma grand mère

Sur un tracteur de plastique rouge
Où dans une chambre décorée
Tant que ma mémoire se bouge
Chaque endroit, je savourerai

Alors c'est combien le souvenir
Dis moi ce que je dois te payer
Pour m'en donner qui vont mourir
Mais que toujours je garderai

Seront ils doux ou plutôt forts
C'est encore à toi de décider
Un souvenir vivant ou mort
Qui finira dans une boîte fermée...