mercredi 25 février 2015

Moi qui te croyait !



Moi qui te croyait ma mère
Quand tu disais "je serais là"
Tant dans les jours amers
Que dans la douceur d'une voix
Tu fermais jamais ton coeur
Il battait toujours pour moi
Et puis soudain, de sombres heures
Et puis plus rien, enfin je crois

Moi qui te croyait mon père
Quand tu disais "ne t'en fais pas"
Que bien sûr y a la misère
Mais qu'il n'y avait pas que cela
Tu fermais jamais les yeux
Tu disais qu'il fallait tout voir
Et pourtant pour te sentir mieux
Toi t'es parti un de ces soirs

Moi qui te croyait mon ami
Quand tu disais "ce n'est rien"
Le temps passe, efface aussi
La vie n'est pas que du chagrin
Tu fermais jamais tes bras
Tu m'invitais à m'y blottir
Et puis un jour, t'étais plus là
Sans  trouver le courage de le dire

L'amitié !


Je voudrais un jour, moi aussi
Pouvoir le prétendre
Chanter à tous "j'ai un ami"
Toujours là pour m'entendre
Mais il reste dans son coin
A une adresse inconnue
Je le rechercherai bien
Mais cela semble peine perdue

Je voudrais pouvoir m'amuser
De souvenirs que l'on a ensemble
S'ils ne s'étaient pas tous barrés
J'aurais pu, il me semble
Mais il ne reste jamais rien
Que l'absence qui inonde
Que le silence qui se maintient
Que des heures en guise de secondes

Je voudrais pouvoir m'étonner
Que l'on me demande si ça va
Que l'on puisse à ce point m'aimer
Que l'on y pense un peu parfois
Mais il n'y a pas de mariage
Rien pour sceller l'amitié
C'est comme si elle était de passage
Avec une fin déjà programmée

Il m'en reste pourtant des illusions
A me surprendre, à y croire
Mais il y a tout cet horizon 
Et l'issue me parait toujours noire
S'abandonner à quelqu'un
Est comme renoncer à sa vie
Et s'il part un beau matin
On se retrouve tout seul ici

On ne parle jamais de rupture
Ce n'est qu'une amitié qui s'achève
Pourtant celle ci est aussi dure
Et il arrive parfois qu'on en crève
Mais il n'existe pas de contrat
Rien pour assurer la longévité
Un jour, on s'aime tu vois
Et le lendemain, on ne fait que s'oublier

jeudi 22 janvier 2015

De retour !



Je ne sais plus trop quoi vous dire, que je ne vous aurais pas dit
Le silence pourrait bien suffire, pourquoi être revenu ici ?
J'attendais là avec patience, quand soudain par dessus ma tête
Est tombé la longue errance, sans trouver le bout de la quête
ça fait longtemps maintenant, que j'attends ici, à ma place
Qu'on vienne rechercher l'enfant, qui trop souvent encore m'efface
J'avais perdu l'habitude, de vous appeler au secours
Mais dans la profonde solitude, on se trompe parfois de jour...

Je n'arrive même plus à vous entendre, ni le son de vos rires
Ni les gestes, les paroles tendres, pas même ce qui fait souffrir
Je suis là, allongé sur le dos, priant que se soulage un peu
La puissance de tous mes maux, qui m'entoure tellement mieux
Mieux que vous n'avez su faire, bien mieux que vos bras
Je croyais connaître l'enfer, j'avais tort, et me revoilà
Jurant par tous les dieux, que l'on ne m'y reprendra plus
Mais vous le lisez dans mes yeux, je n'y ai même jamais cru...

mercredi 10 décembre 2014

La Bêtise !



Mesdames et Messieurs, j'ai vu à la télé
Des jeunes et des vieux, de nous, parler
Comme d'une aberration, de pratiques étrangères
Pas question d'amour, une erreur de la terre
Je les ai écouté, raconter, bafouillant
Toutes ces horreurs, qui les font bons parents
Au point que j'ai fini par me demander
Si moi même je ne m'étais pas trompé...
Ils parlaient d'amour et de valeurs sûres
De jamais, de toujours, et puis de ces ordures
Qui au nom de rien, bafouent les vérités
Qui se donnent la main, sans y être autorisés
On ne mélange pas, les torchons, les serviettes
ça ne se fait pas, ou trop souvent peut être
Ils en savent quelque chose, puisqu'ils le disent
En écoutant leurs proses, j'ai compris la bêtise...

Mesdames et Messieurs, ne vous laissez plus avoir
Par ces jeunes, ces vieux, qui broient trop de noir
Comme une aberration, un loisir prioritaire
Pas question d'amour, une erreur de la terre
Allons écouter, raconter, bafouillant, 
D'autres horreurs, qui font de nous de meilleurs gens
Au point que vous finirez par vous demander
Si vous mêmes, vous ne vous êtes pas trompé...
On vous parlera d'amour, et de valeurs sûres
De jamais de toujours, mais pas de ces ordures
Qui au nom de rien, bafouent l'éternité
Qui détachent les mains, qui s'étaient rencontrées
On pourrait mélanger, les torchons, serviettes
ça pourrait nous changer, nous réussir peut être
Mais ils n'en savent rien, malgré tout ce qu'ils disent
Ecoutez leur refrain, comprenez la bêtise...

Mesdames et Messieurs, je me suis emportée
J'oublie que dans vos yeux, il y a de la bonté
Pas qu'une aberration, qui nous rend solitaire
Mais sans parler d'amour, comment pourrions nous le faire
N'écoutons plus rien, qu'un silence inquiétant
Qui nous ferait le bien, de choisir intérieurement
Au point qu'on finirait par ne plus se demander
Si l'on peut encore simplement se tromper
Ne parlons pas d'amour, puisqu'il n'en reste rien
Vous tuez un peu le jour, à le croire c'est certain
Gardez donc tout vos efforts, et surtout soyez assurés
Que pour pouvoir en aimer le corps, il faut aussi aimer la pensée
Ne mélangeons surtout pas, et rendons à chacun
Le droit d'aimer ou pas, ce sera déjà bien
Laissez vous ignorer, qui votre voisin courtise
Ecoutez sans parler, oubliez la bêtise...

mercredi 12 novembre 2014

Dans Mon Verre !



Bien sûr qu'il y a des tendresses et des soupirs dans les songes
Bien sûr qu'il y a l'ivresse dans chacun de nos mensonges
On se trouve puis on se laisse, sans que le passé ne nous ronge
C'est ce qu'on se dit sans cesse, pour ne pas jeter l'éponge

C'est sûr que de tes idées, je ne peux pas tout comprendre
Mais il y a égalité lorsque tu ne veux plus m'entendre
Hier c'était hier, toi c'est demain que tu veux attendre
Mais demain c'est de la poussière, hier c'était l'âge tendre

On pourrait rentrer chez nous, et se saouler la gueule
Admettre pour le coup, que ça fait moins se sentir seul
Arrêter de mentir, et à dire vrai pour ceux qui veulent
Y a autant de plaisir dans mon verre, que dans son cercueil

Peut être que pour être, il faut savoir s'accepter
Peut être, je dis bien peut être, qu'un jour je saurais m'aimer
Mais avant de me le permettre, de me l'autoriser
Je tente le paraître, sans pour autant le maîtriser

Rester, pour toi rester, c'est plus facile que de partir
Mais rester juste pour rester, ça fausse les sourires
Tu sais ceux que tu me fais, juste avant de partir
Simplement parce que tu le sais, au soir tu vas revenir

Allez viens on rentre chez nous, et on va se saouler la gueule
Dans mes poches j'ai plus un sou, et tu sais je me sens si seul
J'voudrais pas leur mentir, et dire à ceux qui veulent
Qu'il y a autant de plaisir dans mon verre, que dans ton cercueil...

mardi 14 octobre 2014

Bruyants Fardeaux !



Je n'attends qu'une seule réponse
Mais dis le moi simplement
Si le mur dans lequel tu fonces
Résistera encore longtemps
Je veux bien, bien sûr t'attendre
Te dire que je serais toujours là
Mais il ne faudrait pas fendre
L'armure de mes trop de combats

Il y a en toi cette souffrance
Ces immenses "maux" que tu ne dis pas
Que tu gardes, précieux, en silence
Sans jamais crier plus fort que ça
Je veux bien, bien sûr te le dire
Que demain, tu verras, ça passera
Mais ce n'est pas un simple sourire
Qui peut faire s'élever tout ce poids

Tu t'étonnes et tu tapes dans ton cœur
Comme pour y briser sa folie
Si c'est de maladie que l'on meurt
Je t'accorde que la vie en est une aussi
Je veux bien, bien sûr t'écouter
Ne pas prononcer le moindre mot
Pour ne pas venir bouleverser
Le silence de tes bruyants fardeaux

Il est vrai que la route semble longue
Et pourtant Dieu qu'on manque de temps
On le sait quand arrivent les secondes
Où l'on oublie qu'on a été enfant
Je veux bien, bien sûr encore t'écrire
Te raconter que sous un autre ciel
On peut parfois se tuer à rire 
Et qu'il n'y a pas de mort plus belle

mardi 23 septembre 2014

Parce que !




Parce que ça fait dix ans, à peu près, que je me crois dans cet état
Que j'attends un geste, un regard, juste un "comment tu vas ?"
Un signe peut être, pas grand chose, c'est certain 
Mais y a rien qui vient, jamais personne qui revient
Des gens j'en ai vu partir, peut être même plus que toi
Tu crois peut être que souffrir n'est réservé qu'aux autres, c'est ça ?
Y a longtemps que j'ai perdu le sourire, mais surtout ne le dis pas
L'illusion, c'est mon domaine, je ne m'illustre qu'en ça...

Parce que derrière les façades, y a toujours un grand débat
Une pensée, une missive, un frisson, je ne sais quoi
T'as raison de dire que les autres sont tous des cons
De toute façon, y a pas de raison, on l'est tous un peu au fond
J'ai mal au bide le soir, quand je me couche sous mes draps
Mais c'est pas ce mal de bide que toi tu ressens parfois
ça te prend dans les tripes, ça se déloge même pas
Ni quand tu dors, ni quand tu vis, pas même dans ses bras

Parce que pour avoir un seul regard, d'elle, de lui, juste une fois
J'aurais pu sacrifier mon âme, mais je ne le ferais pas
C'est pas que j'ai perdu espoir, c'est juste qu'il n'y en a plus
Elle a beau me voir, elle se souvient à peine d'où on s'est vu
Pleurer les autres, soi, c'est jamais vraiment facile
On le sait bien, on est préparé, la vie c'est très fragile
Mais quand les autres sont là, encore et toujours vivants
Alors là, on ne peut pas, c'est pas dans nos gènes visiblement

Parce que des fois je me demande, s'il pense encore à moi
Si certains soirs, il regrette, qu'il s'en mord les doigts
C'est pas que ça me toucherait, mais je pourrais au moins sourire
Que ses actes soient payés, que je puisse enfin m'endormir
J'suis complètement seule, j'ai quelques potes, ici et là
Mais personne de confiance, pas au point que tu le crois
Je donnerais pas ma vie pour eux, ils la donneraient pas pour moi
On s'apprécie un peu, mais on s'oublie souvent tu vois...