Le monde devient totalement fou. Des lois incroyablement liberticides qui sortent, et la foule qui tente de les stopper. On pourrait presque s'imaginer qu'une troisième guerre mondiale s'apprête à voir le jour. A ceci près, elle ne passerait par l'habituelle symphonie des armes à feu. Non, cette fois ci, ce serait une guerre virtuelle. Un peu comme dans un jeu vidéo. En fait, si l'on y réfléchi bien, on s'aperçoit à quel point le monde à évolué. Les temps changent, et nous différencie du passé. Fut un temps ou le peuple n'aurait rien trouvé de mieux, pour s'opposer aux politiques, que de sortir dans les rues, matraquer les vitrines des commerçants qui n'y sont pour rien. Mettre le feu à des voitures de gens, comme vous et moi, qui font eux même de leur mieux pour s'en sortir, et qui à ce moment précis, serions en train de hurler un slogan tout fait, ou piller la voiture d'un autre. Ou peut être que nous n'aurions simplement pas été de la trempe des braves. Nous aurions alors attendu que cela se passe, et se termine.
Mais si nous arrivions dans une ère, ou la bataille ne faisait que commencer ? Il est essentiel de se poser la question. C'est vrai, et si tout ce qui nous attendait en cette année de soit disant fin du monde, nous faisait nous apercevoir que finalement, les mayas n'avaient peut être pas totalement tort sur certains points. Ce serait fou, j'imagine, d'oser croire ça. Pourtant, à la regarder de plus près, la terre ne fait que répondre à nos attaques incessantes. Et l'humain est à la terre, ce que les gouvernements sont au peuple.
Regardez les médias, si vous ne les regardez pas. Puis, allez jeter un œil sur l'Internet, libre de toutes les découvertes possibles, tant qu'il en est encore temps. Comparez les points de vu journalistique, entre les écrits de plusieurs, et les récits de tant d'autres. Prenez un instant, sans vous arrêtez à l'avis d'une seule chaine télévisée, d'un seul présentateur de journal télévisé, et ouvrez les yeux. Juste un moment. Regardez bien, écoutez mais surtout entendez. Et au loin, vous arriverez peut être à entendre, d'une voix solennelle. D'une voix multiple. D'un seul son, la voix de tous ces autres. De ces gens, que vous connaissez sans les connaitre. De ces âmes qui œuvrent pour que les changements de demain, ne soient pas en votre défaveur. Demandez vous, si vous faites parti de ces gens là, ou si, vous faites simplement parti de l'autre groupe. Celui qui, tout aussi anonymement, ne se prononcera sur aucune des tragédies plus de quelques jours.
Rappelez vous ces grèves, ces manifestations, auxquelles vous avez peut être un jour participé. Et demandez vous ce qui n'a pas fonctionné. Etait ce la faute à un mouvement trop faible ? Ou à un abandon au seul moment ou il fallait redoubler d'effort ? Etait ce un peu des deux ? Imaginez, et si demain la guerre était déclarée. Une guerre plus douce que violente, mais non moins importante. Et si, pour une fois, ce n'était pas une minorité d'un pays, mais un tel mouvement qu'il emporterait avec lui, des idées du monde entier. Des idées, oui, pas des hommes, seulement des idées partagées, que vous défendriez, sans jamais vous sentir seul dans ce combat. Et si, en écoutant un peu, vous entendiez au loin ces mots ...
" Nous sommes Anonymous. Nous sommes Légion. Nous ne pardonnons pas. Nous n'oublions pas. Redoutez nous."
C'est au moment précis ou l'on entend ces mots, je crois, que l'on se retrouve dans un groupe, ou dans l'autre. Ce qui nous différencie probablement est l'interprétation de ces simples mots. Si d'un côté, notre conscience rebelle bien présente, ou légèrement enfuit dans les souvenirs du passé, nous donne envie de sauter le pas, d'être à son tour redouté, non pas pour ce que nous sommes individuellement non, mais pour tout ceux que nos idées rassemblent; d'un autre, on pourrait avoir ce sentiment d'appartenir à une sorte d'organisation secrète, sans leader, avec un but, une cause, pas toujours bien définie. Alors, serions nous des terroristes ? Des gens qui pensent œuvrer pour le bien, en ne faisant que le mal ?
Je ne sais pas pour vous, mais il me semblait important, de se poser la question. A l'aube d'une ère ou le combat se situe sans armes dans les rues, et sous forme de Cyber-guerre, il convient de se demander, à un moment ou à un autre, qui voulons nous soutenir. Non pas pour s'investir d'un côté ou d'un autre du combat. Mais parce que dans toute bataille, il nous faut, en tant qu'êtres humains, parié sur un vainqueur, et sur un perdant. Alors, je vous pose cette question, dans quel groupe vous situez vous vraiment ? Mais avant d'y répondre, il va falloir être sur. De ne pas se tromper de cheval. Non pas de choisir à coup sur le gagnant en suivant le sens du vent, mais de choisir celui avec qui vous n'auriez pas honte de perdre le combat. Parce que c'est là la vraie question de ce monde. Lorsqu'il faut se positionner, l'idée n'est pas de se mettre dans la file de celui qui nous assure la victoire, mais plutôt dans celle de celui qui nous assure que quoiqu'il se passe, en bout de course, on aura quand même essayé pour quelque chose qui en valait la peine. Et c'est cette union là, dont on nous parle depuis toujours. Celle la même qui, depuis notre plus petite enfance, nous est servi en nous rappelant la force que cela nous donne. Car l'union, c'est un regroupement d'idées avant tout, mais c'est surtout, un chemin vers la solution.
A.

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