mercredi 24 octobre 2012

Génération numérique !



Dans ma génération numérique 
Où nos secrets sont paramétrés
Avant on rêvait d’Amérique
Pas de rester chez soi cloîtrés

Et pourtant, dieu que c’est bon
De voir au fond de son écran
Des morceaux de l’horizon
Comme si on y était vraiment

J’ai jamais eu autant d’amis
Signe d’une grande vie sociale
J’ai jamais eu si peu d’amis
Pas présents quand ça fait mal

Dans ma génération numérique
Où nos secrets sont paramétrés
Avant, la liberté c’était l’Afrique
Et les sommets de l’éternité

Et pourtant, dieu que moi j’aime
M’enfermer dans ce monde
Où l’amour est moins poème
Et bien plus froid qu’une tombe

J’ai jamais eu autant d’amis
Signe de ma réussite sociale
J’ai jamais eu si peu d’amis
Pas présents quand ça fait mal

Dans ma génération numérique
Nous on joue avec les mots
On s’amuse des choses tragiques
Et nous on se marre de tous ces maux

Et pourtant, on sait que c’est mal
Mais ça fait aussi tellement de bien
De sortir de ce foutu banal 
Où on porte toujours notre chagrin

J’ai jamais eu autant d’amis
Que je ne connais même pas
J’ai jamais eu si peu d’amis
Pour m’ouvrir leurs bras

Dans ma génération numérique
On s’en fout bien des autres 
Qu’ils aillent faire des rêves d’Amérique
Et surtout qu’ils oublient les nôtres

Et pourtant, on sait que c’est triste
On est pas si ignorants
On sait très bien qu’en bout de piste
Y aura trop peu à nos enterrements

J’ai jamais eu autant d’amis
Qui ne se déplaceraient même pas
Au chevet de mon lit
Le jour de mon trépas…

vendredi 10 février 2012

Eteignez vos télés !



Des millions de forêts, et rien autour
Des gens à rechercher, par manque d’amour
Tout est si dépeuplé, tout tourne court
Et doit on oublier, ou se souvenir toujours
De ce temps trop passé, qui fini dans le rien
Qui fini par s’effacer, ce monde n’est pas le tien
Tu as tant du jouer, à briser de tes mains
Et la route sous tes pieds, et le bord des chemins
Des millions de perdus, et rien de retrouvé
Une terre qui ne tourne plus, plus que pour s’arrêter
On abandonne dans les rues, des enfants condamnés
A se sentir déçus, pour une éternité
Et on laisse à nos pieds, ce pauvre chien boiteux
Sans jamais s’retourner, moi je rêvais mieux
Et toi qu’est ce que t’as fait, pour ouvrir les yeux
Toi t’as juste patienter, qu’on s’enfonce tous les deux

Des millions de silences, que personne n’écoute
Ici règne l’absence, là bas règne le doute
Une vie d’abstinence, à ne pas retrouver sa route
Dis moi quand tu y penses, combien ça te coûte 
A espérer encore, alors que rien ne change
En nos cœurs tous ces morts, les vivants nous dérange
Tu la sens quand tu dors, cette envie de revanche
Dans l’esprit des plus forts, tu as l’image d’un ange
Des millions de certitudes, Et pas un doigt levé
Telle était l’habitude, avant de te réveiller
Pour mêler ta solitude, à d’autres isolés
Balayer l’incertitude, devenir indigné
Et changer en ton ventre, un peu de ce monde
Celui qu’on nous invente, pour masquer l’immonde
C’en est fini de l’attente, plus à perdre une seconde
Sors de ta haine latente, Et change là en bonnes ondes

Des millions d’ignorants, à qui tu devras apprendre
A vivre dès maintenant, pour demain mieux se comprendre
Mais écoute patiemment, ce qu’ils veulent te faire entendre
Car bien que différents, il y a toujours du bon à prendre
Passe par l’improbable respect, d’accepter d’autres convictions
Sans jamais en changer, c’est la force de l’union
Ou chacun peut apporter, un petit bout de fondation
ça donne des millions d’idées, et un début de solution
Des millions de combats, à se battre tous les jours
La violence ne change pas, alors parlons leur d’amour
Des libertés qu’on nous doit, faisons les faire demi tour
Pour leur dire qu’on n’en veut pas, de ces nuits sans voir le jour
Pour qu’enfin après tout, nous redevenions ce que nous sommes
Des humains non pas à genoux, mais des femmes et des hommes
Ou l’humanité bien en nous, fera que les animaux s’étonnent
D’avoir réussi à faire de nous, de biens meilleures personnes.

jeudi 9 février 2012

Héritage !



Si l'on regarde dans la foule
Dans leurs yeux comme les vôtres
On y voit que l'homme qui s'écroule
N'est qu'un animal comme les autres

Peut être d'autant plus laid
Qu'il n'a pas hérité de cet instinct
De savoir se retirer
Au moment le plus opportun

Mais regarde autour de toi
Ce qu'il reste de ces années
Où tu accordais à la joie
Le droit et l'honneur de s'exprimer

Aujourd'hui dans tes yeux vides
Retrouves tu un peu l'essence
Qui rendait ton âme lucide
A l'âge de ton innocence

Mais si tu pleures ce n'est rien
Les autres ne le verront pas
Ils n'ont pas connaissance du chagrin
Tant qu'on ne leur expose pas

Mais si tu cries à l'intérieur
Et que dehors tu restes sage
Il pourra se briser ton cœur
Oui mais pas ton image

Et si tu viens à dire tout haut
Ce que d'autres pensent tout bas
Tu ne seras plus que l'écho
De ces mots que l'on oubliera

Et regarde un peu au loin
Là ou dansent les grandes foules
Qui piétinent le chagrin
Camouflant ces larmes qui coulent

Si l'homme est un animal
Il n'a pas su hériter
De sa capacité normale
D'être sans le revendiquer

mardi 31 janvier 2012

Anonymous


Le monde devient totalement fou. Des lois incroyablement liberticides qui sortent, et la foule qui tente de les stopper. On pourrait presque s'imaginer qu'une troisième guerre mondiale s'apprête à voir le jour. A ceci près, elle ne passerait par l'habituelle symphonie des armes à feu. Non, cette fois ci, ce serait une guerre virtuelle. Un peu comme dans un jeu vidéo. En fait, si l'on y réfléchi bien, on s'aperçoit à quel point le monde à évolué. Les temps changent, et nous différencie du passé. Fut un temps ou le peuple n'aurait rien trouvé de mieux, pour s'opposer aux politiques, que de sortir dans les rues, matraquer les vitrines des commerçants qui n'y sont pour rien. Mettre le feu à des voitures de gens, comme vous et moi, qui font eux même de leur mieux pour s'en sortir, et qui à ce moment précis, serions en train de hurler un slogan tout fait, ou piller la voiture d'un autre. Ou peut être que nous n'aurions simplement pas été de la trempe des braves. Nous aurions alors attendu que cela se passe, et se termine.

Mais si nous arrivions dans une ère, ou la bataille ne faisait que commencer ? Il est essentiel de se poser la question. C'est vrai, et si tout ce qui nous attendait en cette année de soit disant fin du monde, nous faisait nous apercevoir que finalement, les mayas n'avaient peut être pas totalement tort sur certains points. Ce serait fou, j'imagine, d'oser croire ça. Pourtant, à la regarder de plus près, la terre ne fait que répondre à nos attaques incessantes. Et l'humain est à la terre, ce que les gouvernements sont au peuple.

Regardez les médias, si vous ne les regardez pas. Puis, allez jeter un œil sur l'Internet, libre de toutes les découvertes possibles, tant qu'il en est encore temps. Comparez les points de vu journalistique, entre les écrits de plusieurs, et les récits de tant d'autres. Prenez un instant, sans vous arrêtez à l'avis d'une seule chaine télévisée, d'un seul présentateur de journal télévisé, et ouvrez les yeux. Juste un moment. Regardez bien, écoutez mais surtout entendez. Et au loin, vous arriverez peut être à entendre, d'une voix solennelle. D'une voix multiple. D'un seul son, la voix de tous ces autres. De ces gens, que vous connaissez sans les connaitre. De ces âmes qui œuvrent pour que les changements de demain, ne soient pas en votre défaveur. Demandez vous, si vous faites parti de ces gens là, ou si, vous faites simplement parti de l'autre groupe. Celui qui, tout aussi anonymement, ne se prononcera sur aucune des tragédies plus de quelques jours.
Rappelez vous ces grèves, ces manifestations, auxquelles vous avez peut être un jour participé. Et demandez vous ce qui n'a pas fonctionné. Etait ce la faute à un mouvement trop faible ? Ou à un abandon au seul moment ou il fallait redoubler d'effort ? Etait ce un peu des deux ? Imaginez, et si demain la guerre était déclarée. Une guerre plus douce que violente, mais non moins importante. Et si, pour une fois, ce n'était pas une minorité d'un pays, mais un tel mouvement qu'il emporterait avec lui, des idées du monde entier. Des idées, oui, pas des hommes, seulement des idées partagées, que vous défendriez, sans jamais vous sentir seul dans ce combat. Et si, en écoutant un peu, vous entendiez au loin ces mots ...

" Nous sommes Anonymous. Nous sommes Légion. Nous ne pardonnons pas. Nous n'oublions pas. Redoutez nous."



C'est au moment précis ou l'on entend ces mots, je crois, que l'on se retrouve dans un groupe, ou dans l'autre. Ce qui nous différencie probablement est l'interprétation de ces simples mots. Si d'un côté, notre conscience rebelle bien présente, ou légèrement enfuit dans les souvenirs du passé, nous donne envie de sauter le pas, d'être à son tour redouté, non pas pour ce que nous sommes individuellement non, mais pour tout ceux que nos idées rassemblent; d'un autre, on pourrait avoir ce sentiment d'appartenir à une sorte d'organisation secrète, sans leader, avec un but, une cause, pas toujours bien définie. Alors, serions nous des terroristes ? Des gens qui pensent œuvrer pour le bien, en ne faisant que le mal ?

Je ne sais pas pour vous, mais il me semblait important, de se poser la question. A l'aube d'une ère ou le combat se situe sans armes dans les rues, et sous forme de Cyber-guerre, il convient de se demander, à un moment ou à un autre, qui voulons nous soutenir. Non pas pour s'investir d'un côté ou d'un autre du combat. Mais parce que dans toute bataille, il nous faut, en tant qu'êtres humains, parié sur un vainqueur, et sur un perdant. Alors, je vous pose cette question, dans quel groupe vous situez vous vraiment ? Mais avant d'y répondre, il va falloir être sur. De ne pas se tromper de cheval. Non pas de choisir à coup sur le gagnant en suivant le sens du vent, mais de choisir celui avec qui vous n'auriez pas honte de perdre le combat. Parce que c'est là la vraie question de ce monde. Lorsqu'il faut se positionner, l'idée n'est pas de se mettre dans la file de celui qui nous assure la victoire, mais plutôt dans celle de celui qui nous assure que quoiqu'il se passe, en bout de course, on aura quand même essayé pour quelque chose qui en valait la peine. Et c'est cette union là, dont on nous parle depuis toujours. Celle la même qui, depuis notre plus petite enfance, nous est servi en nous rappelant la force que cela nous donne. Car l'union, c'est un regroupement d'idées avant tout, mais c'est surtout, un chemin vers la solution.

A.

dimanche 1 janvier 2012

Bonne Année !



Quelques petits mots sur téléphone portable
Qui viennent pour me rappeler
L’événement tellement inoubliable
Qui fait que l'on a changé d'année
Mais pourquoi donc se souhaiter ça
Du bonheur, de l'argent et de la santé
En sachant bien que dans un an de là
Aucun de ces vœux ne seront réalisés

Je te remercie d'y avoir pensé
Même si je ne suis pas vraiment sure
Que cela ne change le passé
Ni le présent, et ni le futur
Attends toi bien à repartir
Pour revivre encore une fois
Une année de tant de désirs
De frustration et de tracas

Mais tu ne vois même pas ta chance
Toi qui, ici bas, est encore là
Sans te rendre à cette évidence
Tu ne le sauras probablement pas
Et quand tu paries sur la légende
Ou stupidement, à la seconde
Tu verras en date 21 décembre
Croyant à la fin du monde

Mais tu ignores tout de tout ça
Car en fait ce qui est vrai
Ce que l'on ne se dit pas
C'est tout ce que l'on devrait
Promettons nous pour cette fois ci
De tenir jusqu'à celle d'après
Pour voir 2013 nous aussi
Et pouvoir se redire bonne année ...

samedi 24 décembre 2011

Décembre !



Ce soir, on sera tous ensemble
c'est le grand rendez vous
Veille d'un 25 Décembre
Qui n'a pas le même goût
Les sourires seront ils amères ?
Ou n'y verrons nous que du feu ?
Qu'en sera t il des yeux de ma mère
Quand ton absence les feront briller un peu
Qui sera assis à ta place ?
Laisserons nous ce vide
Ou quelqu'un aura t il l'audace
De mettre un couvert inutile
Aujourd'hui peut être que je pleure
Mais qu'en sera t il de ce soir
Quand je regarderai passer les heures
En espérant que tu puisses nous voir
Ce soir, il manquera quand même
Autant le son de ta voix
Que tes rires et ton envie soudaine
De nous dire n'importe quoi...

N'importe quoi qui aurait fait
Que tu aurais envie de redescendre
Pour refermer toutes les plaies
Qui rendent laid, décembre ...

Ce soir, on sera tous là
A la mémoire de ceux qui sont
Partis vers l'au delà
Et pour eux nous trinquerons
Mais toi tu sais bien mieux que moi
De là ou tu vois le tout
Sans tricherie, et sans débat
La douleur qui sommeille en nous
Qu'en sera t il encore une fois
Ou sans toi nous ouvrirons
Ces cadeaux que tu n'offriras pas
Et que pourtant nous aimerons
Et sur le grand fauteuil en cuir
Ou ta silhouette se dessine encore
Il faudra, cela va sans dire
Faire un petit effort
Pour ne pas se laisser envahir
Par ton absence qui donne froid
Il faudra trouver, des choses à dire
Même si c'est n'importe quoi...

N'importe quoi qui aurait fait
Que tu aurais envie de redescendre
Pour refermer toutes les plaies
Qui rendent laid, décembre ...

Ce soir, c'est la première fois
Qu'autour de cette table ronde
Nous dinerons comme autrefois
Mais dans un tout autre monde
Qui ne connait ni ton rire
Ni la douceur de ta voix
Qui ne connait ni les souvenirs
Dont ne parlera probablement pas
Mais sans frémir je dois te dire
Que si l'on t'évoque parfois
C'est au delà de ces soupirs
Que tu existes au fond de moi
Et ce soir, quand ce sera fini
Je pourrais dire pour la première fois
Que c'est triste Noel en famille
Quand tu ne t'y trouves pas
Et ce soir, quand dans mon lit
Je penserais bien fort à toi
Et j'attendrais que dans la nuit
Tu viennes me dire n'importe quoi...

N'importe quoi qui aurait fait
Que tu aurais pu redescendre
Pour refermer toutes nos plaies
Que se termine, décembre ...

mardi 12 juillet 2011

Qui ne m'oublie pas ?



Coincée là juste ici, entre eux et tes bras 
Pour chacune des folies, un prix que l'on devra 
Et payer par l'épaule, tu sais ça ne sert pas 
On a jamais le beau rôle, jamais plus que soi 
Entre morte et sans vie, où je ère comme tu vois 
A faire semblant moi aussi, que ça ne me touche pas 
A rire en poésie, comme l'on attend de moi 
C'est ainsi qu'on oubli, mais qui ne m'oublie pas ? 
Sans réponse les questions, où l'on cherche tout bas 
Pour comprendre le frisson, ne me demande pas 
Si je cherche encore, ou si du bout de mes doigts 
J'ai frôlé sans effort, la vérité que l'on nous doit 

Coincée là juste ici, entre eux et ta voix 
Dans la vie tu choisis, quand tu hésites tout bas 
Et l'erreur à bon dos, elle nous excusera 
Jusqu'à celle de trop, qui ne pardonne pas 
Entre peur et conflit, ou je ère comme tu vois 
A faire semblant aussi, que ça ne me touche pas 
A dire en poésie, comme l'on attend de moi 
C'est ainsi qu'on oublie, mais qui ne m'oublie pas ? 
Des mystères toujours, dans le ton de leur voix 
Qu'on nous parle d'amour, d'amitié ou de soi 
Oui je cherche encore, mais ne le répète pas 
On sait quand on s'endort, pas quand on se réveillera 

Coincée là juste ici, entre eux et ma croix 
Tu sais le diable la nuit, n'a pas peur du froid 
Le temps nous guérit, on ne demande que ça 
Et à attendre ainsi, on ne s'en remet pas 
A faire semblant aussi, que ça ne me touche pas 
Entre peine et plaisir, ou je ère comme tu vois 
Le pire en poésie, c'est que l'on attend que ça 
C'est ainsi qu'on oublie, mais qui ne m'oublie pas ? 
Des cimetières partout, tous mes morts sans combat 
Quand je suis à genoux, qu'ils ne s'arrêtent pas 
Et je cherche à jamais, et ce malgré moi 
On sait quand on naît, pas quand on partira ...