samedi 24 novembre 2012

Pigalle !


J’arrivais toujours le samedi
Je partais après l’école, le midi
Je prenais pas le temps de manger
C’était toujours ça de gagné

Ma famille ne me manquait pas
J’en avais une autre là bas
J’avais pas besoin de mes parents
Qui me comprenait pas, si souvent

Parfois je ne voulais plus revenir
Alors je laissais là bas mes souvenirs
Pour revenir les chercher plus tard
Ma vie coincée entre deux gares

C’est ça alors qu’on appelle «Bon temps» 
Celui qui ne se vit qu’au présent
Et qui finit dans un tiroir
Un jour, quand il se fait tard

Et je me dis que c’était pas si mal
De passer sa vie à oublier
J’me souviens de ces soirées à Pigalle
Paris, j’paris que t’as oublié …

Tout l’espoir que tu donnais
Et toi tu trouvais ça normal
Tu disais qu’on ne pouvait que rêver
En passant ses nuits à Pigalle …

Je repartais toujours le dimanche soir
Je repoussais les heures au plus tard
Pour retrouver ma médiocre vie
Faire semblant d’aimer de faux amis

Mais Paris personne mieux que toi
Ne m’a fait me sentir autant moi
Errante et perdue dans ta ville
Tout semblait soudain plus facile

Une fois chez moi je t’ai jamais dit
Comment j’attendais samedi
Depuis Paris, toi tu dors
Alors que moi je te cherche encore

Et je me dis que c’était pas si mal
De passer sa vie à t’aimer
J’me souviens de ces soirées à Pigalle
Paris, j’paris, que t’as oublié …

Tout l’espoir que tu donnais
Et toi tu trouvais ça banal
Tu disais qu’on ne pouvait pas crever
En passant ses nuits à Pigalle …

Il est quand même vachement loin ce temps
Mais j’m’en souviens encore souvent
Parfois je croise un sourire
Et je me rappelle de ce plaisir

Je me souviens de tes cadeaux
Du jour qui lui, semblait plus beau
Quand il se levait dans tes bras
Paris tu ne te souviens pas ?

Dis moi ce que t’as fait de nos nuits
Paris, j’peux pas croire que tu m’as trahie
Que t’as pris ce que j’avais de meilleur
Que tu me l’as planté en plein cœur

Et je me dis que ça me fait du mal
De passer ma vie à y repenser
J’me souviens de ces soirées à Pigalle
Paris, j’paris que j’t’oublierai jamais …

Tout l’espoir que tu m’as repris
Et toi tu trouves ça normal
Tu disais qu’on serait toujours ami
Que fais tu de tes nuits à Pigalle ?

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