Si tu en attendais trop
Et que t’en as eu pas assez
Si tu voyais le monde beau
Alors qu’il n’était que laid
Si t’en as assez d’être personne
De te confiner dans le silence
Juste avant d’répondre au téléphone
Si tu fais taire tes souffrances
Si t’as pas su croire en l’amour
Ou si c’est lui qui t’a fui
Si t’attendais la nuit en plein jour
Et si le jour était l’ennui
Si tu pleurais à voix trop basse
Pour que personne ne t’écoute
Si tu ne ressens que de la glace
En pleine canicule du mois d’aout
Si tu dis que tout va bien
Et que t’as même perdu le sens
Si tes mots c’est plus du chagrin
Que de la vie, quand tu y penses
Si t’as cru souvent bien faire
Alors que t’étais dans l’erreur
Si t’as pas toujours d’quoi être fier
Si parfois tu comptes les heures
Et si tu cries un peu trop fort
Et que les autres tendent l’oreille
Ne seras tu pas déjà mort
D’avoir trop attendu l’éveil
Et si tu hurles ces mots en l’air
Qui va donc les rattraper
C’est pas sur ces morts foutus en l’air
Qu’il faudra pouvoir compter
Et si tu pleures sur son épaule
Es tu sure pour autant
Que si l’amitié vous frôle
Vous y serez encore dans 20 ans
Si soudain tu crois aux passions
Et que tu sens ton cœur s’épanouir
N’oublies jamais la trahison
Car ce qui nait devra mourir
Enfin si tu crois que jamais
Jamais on ne rend les armes
Crois tu vraiment que l’éternité
Bénéficie de tous les charmes
Et si tu crois qu’il faut sourire
Pour pouvoir comprendre l’existence
Qu’il faut maitriser le pire
Pour profiter de son aisance
Moi dans tout ça je dois bien dire
Que je ne crois pas en grand chose
Si le meilleur marie le pire
Si la douceur épouse les ecchymoses
Si le ciel tombe sur nos têtes
Chaque fois qu’il pleut en nous
Si même dans certains soirs de fêtes
On n’est plus sur de rien du tout

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