mardi 6 août 2013

Porteurs De Croix !



Le temps s’écoule à chaque seconde
Et tu n’y peux rien mon vieux
T’y as pas pensé en créant le monde
Ni pour tes chrétiens, ni pour nous, bon Dieu.

Et si je me fous souvent de tes églises
Si je plains les maudits de ta religion
Je n’oublie pas pour autant la bêtise
Que tu as imposé à nos nations…

Tous ennemis, on se déteste
Impossible de vivre ensemble
C’est donc ça l’héritage de ta faiblesse
De ton courage réduit en cendres

J’aurais jamais cru te dire ça
Je pense même pas que tu écoutes
De ton ciel, tu nous vois pas
ça ne fait plus aucun doute…

Mais putain, dis moi quand même
Si elle est à tes côtés
Si tu prends le temps de prendre soin d’elle
Ou si tu es trop occupé

Allez vas y, réveille toi
Il est temps de reprendre la parole
Que tes milliers de porteurs de croix
Cessent de jouer ton rôle…

C’en est assez de toutes ces guerres
Et de ces villages qu’on détruit
Au lance roquettes contre des pierres
Qu’ils avaient eux mêmes construits

C’en est assez de tous ces tristes
De ces horreurs ici bas
C’en est assez de ces égoïstes
Qui pensent pour eux, plus que pour toi

Plus d’amitié, plus de plaisir
Plus rien que des bouts de ce malheur
Et si pour vivre, il faut souffrir
Alors va, reprends mon cœur

Plus de sourire, plus que des larmes
Plus de poésie, que des menteurs
Même si l’horreur a bien du charme
Sous l’objectif des manipulateurs

Mais putain, dis moi quand même
Si elle est à tes côtés
Si tu prends le temps de prendre soin d’elle
Ou si tu es trop occupé

Allez vas y, réveille toi
Il est temps de reprendre la parole
Que tes milliers de porteurs de croix
Cessent de jouer ton rôle…

C’est pas fini, jamais fini
On est tous infirmes du cœur
On laisse passer beaucoup de nos vies
En attendant un peu de meilleur

T’entends même pas les hurlements
De tous ces appels au secours
Qui me hantent par moment
Qui ont fini par tuer l’amour

Mais t’étais ou ce jour là
Et cette nuit au cœur du mal
C’est sur le diable qu’on comptera
Et toi tu trouves ça normal

Si on peut même plus faire confiance
A ton étrange divinité
Si on peut plus, quelle chance
D’être condamné à exister

Mais putain dis moi quand même
Si elle est à tes côtés
Si tu prends le temps de prendre soin d’elle
Ou si tu es trop occupé

Allez vas y réveille toi
Il est temps de reprendre la parole
Que tes milliers de porteurs de croix
Cessent de jouer ton rôle ...

Potence !



Potence, Ô ma potence
Qui me suis telle une amie
Tu partages mes souffrances
Quand je pleure dans la nuit

Tu t’amuses des combats
que l’on mène à tes côtés
Dis moi dans combien de bras
Es tu allée te planter ?

Potence, Ô ma potence
Il faut vivre avec toi
Pour se rendre à l’évidence
On n’est pas grand chose dans ce monde là

Tu me ramènes à des souvenirs
Que j’avais cru enterrés
Tu enlaidis mes soupirs
Le futur, j’veux pas en parler

Potence, Ô ma potence
Quand tu partages mes repas
Que tu soulages mes souffrances
Par ce qui coule en toi

Et si je meurs bien avant l’heure
Toi tu sais bien tout ça
C’est que dans ton dur labeur
Tu n’auras pas fait le poids

Potence, Ô ma potence
Que j’avais cru enfin oublier
Tu reviens telle une errance 
Seulement me posséder

Alors quitte enfin ma main
Et laisse moi ma liberté
Tu ressembles à un chagrin
Sans amour pour le précéder

Criminels !



Et vous auriez raison, de dire que je suis folle
Folle de ma passion, envers ces bestioles
Mais vous ne savez pas, ce que c’est d’être seule
De n’avoir que pour soi, l’ombre de ces gueules
Y a tant de gens qui passent, sans même remarquer
Que le temps les effacent, comme il m’a effacé
Et à mon âge bientôt, quand ils arriveront
Ils verront le chaos, sans trouver de solution
Je lui dois au moins ça, quelques mots sur papier
Une tombe là bas, sous la terre creusée
L’épitaphe d’une vie, qu’il m’a accordé
Bon dieu auprès de qui, vais je bien pouvoir pleurer ?
Et voilà que demain, j’aurais soixante dix ans
Et j’ai eu aucun gamin, qui m’a fait grand maman
Alors maintenant j'erre, sans chaussures à mes pieds
Je traîne ma misère, sans ami pour la porter
Vous aurez beau me dire, que tout ça ne compte pas
Dans son dernier soupir, il a pris un peu de moi

Et vous auriez raison, de ne pas vous priver
De rire de ma prison, où je suis enfermée
Pour vous je ne suis que vieille, sans âme et sans avenir
Pour lui j’étais merveille, il était mon sourire
Car seule dans ma chambre, à me tourner les pouces
Il m’obligeait à descendre, pour lui faire la course
Le gronder parfois un peu, pour ne pas que soit détruit
Sous ses pattes de chartreux, mes bas de tapisserie
Aller rigolez donc, vous ne comprenez pas
Que sans perdre la raison, on ne rajeuni pas
Et aussi ridée que je sois, mon cœur lui reste enfant
Et comme vous il apprécie, d’être aimé de temps en temps
Mais bon sang oui pourquoi, est ce tombé sur lui 
Criminels que ceux là, qui l’ont tués aujourd’hui
Il ne viendra donc plus, se blottir dans mes bras
Frotter sa joue velue, sur le bord du meuble bas

Et vous auriez raison, de croire que je ne suis rien
Si dans chacune de mes saisons, il n’y avait que ce félin
Et pourtant c’est bien vrai, je n’avais personne d’autre
Jusqu’à ce qu’on me l’ai enlevé, sans en assumer la faute
De l’avoir pris à moi, de me l’avoir retiré
Mon ami, mon pauvre chat, qui s’en va se reposer
Me laissant à ma solitude, et l’horloge du salon
Me rappelle avec certitude, que le chemin est long
Quand on est abandonnée, quand on est comme moi
Une vieille affamée, qui ne se nourri pas
Moi j’aurais tant aimé, qu’ils connaissent ma vie
Des enfants adorés, et même quelques amis
Mais bon sang pourquoi, personne ne veut comprendre
Que moi dans mon chat, il y avait tout le tendre
Que je ne reçois pas, depuis une éternité
Criminels que ceux là, de l’avoir tué …

mercredi 20 mars 2013

Allez Souffre !



De mon corps à ma tête 
Il n'y a qu'un petit pas
Qui décide ? Qui me guette ? 
Je ne le sais même pas
Et quand mon corps fout le camp
Comme une punition
Ma vengeance est pour quand ?
Qu'on me donne ma mission

Allez souffre ma douleur
Et surtout ne te plains pas
C'est enfin pour moi l'heure
De m'appuyer sur toi
ça fait déjà longtemps
Que tu puises dans mes forces
Il serait peut être temps
Que toi et moi, on divorce

Je voudrais, moi, comme elle
Arriver dans son dos
En plein dans son sommeil
D'un silence de fardeau
L'attraper dans mes mains
Lui faire voir ce que ça fait
Quand on tient un destin
Sans rien avoir demandé

Allez souffre ma douleur
et surtout ne viens pas te plaindre
Car c'est enfin, pour moi l'heure
De venir délicatement te rejoindre
ça fait déjà bien trop longtemps
Que tu puises dans mon énergie
On arrête ou on va de l'avant
Soit tu me quittes, soit je me fuis

C'est souvent dans le soir
Que je me pose la question
Au milieu de mon brouillard
Elle répète mon nom
Que veut elle entendre ? 
Que pourrais je choisir ?
Pour la rendre plus tendre
Et ne plus l'entendre me dire

Allez souffle, ta douleur
Et surtout ne te plains pas 
Car c'est encore, pour moi l'heure
De venir vers toi
D'habiter en ton corps
De prendre de tes forces
Il n'y a aucun accord
Aucun contrat de divorce

Allez souffle, ta douleur
Et surtout ne vient pas te plaindre
Car c'est toujours, pour moi l'heure
De venir t'éteindre
ça fait déjà bien trop longtemps
Que tu n'as plus d'énergie
Mais j'en trouverais pourtant
Pour nos deux âmes unies

L'Absence !


L'absence ne me fait pas dire que des conneries
D'ailleurs elle me fait parfois parler de toi
De ma façon de détruire mon reste de vie
Mais jamais personne n'entends ça
Hier, tu étais le meilleur, ah ça oui, c'est sûr
Mais qu'en est il de cet inconnu lendemain
Ce salaud peut t'infliger mille blessures
Sans jamais se salir les mains

T'en dis quoi de tes drôles de silences
Que tu sèmes partout où tu vas
Que tu délaisses comme on laisse notre adolescence
Et plus tard tout ce qui fait que l'on est soi
Alors tu jettes à la gueule de ces lions
Des petits morceaux de ton âme
Jusqu'à ce que tu décrètes ton abandon
Epuisé par une collection de larmes

C'est d'accord si tu veux me laisser
Tu peux mourir et ne plus jamais renaître
Ne plus jamais simplement me regarder
Pour me faire comprendre ce que c'est d'être
L'absence a ceci de précieux en elle
Qu'elle laisse toujours les gens au fond de soi
Avec elle, des conneries, j'en dis de belles
Mais jamais personne n'entend ca

lundi 28 janvier 2013

A l'aube !



A l'aube mon amour
Où le soleil n'est pas jour
Où la lune n'est pas nuit
Où les horreurs sont en sursis

Moi Je voudrais dormir encore
Ne pas quitter le monde des morts
Où endormi, j'ai cru renaître 
Où endormi, j'ai cru peut être ...

La lumière s'élève doucement
Elle nous offre ce présent
Mais c'est pas plus joli qu'hier
C'est toujours le même enfer

L'obscurité s'en va un peu
Emportant ce qu'on a de mieux
Sans jamais regarder derrière
C'est toujours le même enfer

A l'aube mon amour
Où la vie se remet à jour
Où la nuit s'évanouie
Et nous laisse un goût d'infini

Moi je voudrais rester juste là
Ne pas sortir de mes draps
M'enfermer dans ce silence
Sans tous ces cris de souffrance

Mais le soleil est déjà là
Et couvre de jour ce lit trop froid
Où je vois bien que t'es partie
Ce que cache, toujours, la nuit

Et à l'aube mon amour
J'ignore pourquoi le jour
Me ramène à ton absence 
Quand la lune m'explique ton silence...

samedi 24 novembre 2012

Pigalle !


J’arrivais toujours le samedi
Je partais après l’école, le midi
Je prenais pas le temps de manger
C’était toujours ça de gagné

Ma famille ne me manquait pas
J’en avais une autre là bas
J’avais pas besoin de mes parents
Qui me comprenait pas, si souvent

Parfois je ne voulais plus revenir
Alors je laissais là bas mes souvenirs
Pour revenir les chercher plus tard
Ma vie coincée entre deux gares

C’est ça alors qu’on appelle «Bon temps» 
Celui qui ne se vit qu’au présent
Et qui finit dans un tiroir
Un jour, quand il se fait tard

Et je me dis que c’était pas si mal
De passer sa vie à oublier
J’me souviens de ces soirées à Pigalle
Paris, j’paris que t’as oublié …

Tout l’espoir que tu donnais
Et toi tu trouvais ça normal
Tu disais qu’on ne pouvait que rêver
En passant ses nuits à Pigalle …

Je repartais toujours le dimanche soir
Je repoussais les heures au plus tard
Pour retrouver ma médiocre vie
Faire semblant d’aimer de faux amis

Mais Paris personne mieux que toi
Ne m’a fait me sentir autant moi
Errante et perdue dans ta ville
Tout semblait soudain plus facile

Une fois chez moi je t’ai jamais dit
Comment j’attendais samedi
Depuis Paris, toi tu dors
Alors que moi je te cherche encore

Et je me dis que c’était pas si mal
De passer sa vie à t’aimer
J’me souviens de ces soirées à Pigalle
Paris, j’paris, que t’as oublié …

Tout l’espoir que tu donnais
Et toi tu trouvais ça banal
Tu disais qu’on ne pouvait pas crever
En passant ses nuits à Pigalle …

Il est quand même vachement loin ce temps
Mais j’m’en souviens encore souvent
Parfois je croise un sourire
Et je me rappelle de ce plaisir

Je me souviens de tes cadeaux
Du jour qui lui, semblait plus beau
Quand il se levait dans tes bras
Paris tu ne te souviens pas ?

Dis moi ce que t’as fait de nos nuits
Paris, j’peux pas croire que tu m’as trahie
Que t’as pris ce que j’avais de meilleur
Que tu me l’as planté en plein cœur

Et je me dis que ça me fait du mal
De passer ma vie à y repenser
J’me souviens de ces soirées à Pigalle
Paris, j’paris que j’t’oublierai jamais …

Tout l’espoir que tu m’as repris
Et toi tu trouves ça normal
Tu disais qu’on serait toujours ami
Que fais tu de tes nuits à Pigalle ?